Le pic pétrolier dans 10 ans selon l’ancien président de Total
Vues divergentes sur le pic pétrolier : Le peak oil est un fait acquis pour l’ancien président de Total.
Extrait d’un article de RTE (Via Energy Bulletin) :
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Conflicting views over ‘peak oil’
RTE Business
The head of Saudi oil giant Aramco has tried to ease international concerns over dwindling stocks of oil.
Khalid al Falih, Aramco’s chairman and chief executive, hit out at ‘misleading’ rhetoric that the world was weaning itself off fossil fuels, saying this did not give producers confidence to keep investing in production.
The head of the world’s biggest producer company was speaking at a World Economic Forum session on the global energy outlook in Davos. ‘We don’t believe in peak oil,’ he told reporters later.
But other petrol bosses remained unconvinced. ‘The problem of peak oil remains,’ said Thierry Desmarest, chairman of French giant Total. Mr Desmarest said it would be very difficult to raise oil production worldwide above 95 million barrels a day, which is 10% more than today’s level.
The problem is not one of insufficient reserves, but that ‘a lot of it is difficult to be produced,’ he said. Mr Desmarest told the AFP news agency that world oil production could peak in about 10 years…
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on février 2nd, 2010 at 16 h 44 min
Bonjour
Un pic pétrolier plus rapide que celui généralement annoncé n’est il pas synonyme de crise / récession longue ninon définitive / explosion du système économique mondial.
N’est-il pas non plus synonyme de finalement avec tout ça de moins de CO2 que prévu ? et limitant de fait l’émission de CO2.
Mais quand bien même : le pic pétrolier n’est-il pas infiniment plus dangereux pour les homme (surtout nous occidentaux) que le réchauffement climatique (sans vouloir pour autant le remettre en cause …) ?
on février 5th, 2010 at 7 h 42 min
Bonjour,
Nos économies sont encore très dépendantes du pétrole et il est très probable que le “pic” (c’est plutôt un plateau en tôle ondulée qui est imaginé) pétrolier (et surtout la partie descendante après ce plateau) soit à l’origine d’une crise économique très désagréable. En revanche il n’y a rien à attendre de ce côté-là pour limiter le changement climatique : il reste encore énormément de carbone sous terre dans les réserves et ressources de gaz et charbon. Sans changement de “modèle” passée la crise qui pourrait ralentir un peu les émissions de CO2 nous accélérerons ce qui est une réalité d’aujourd’hui : le passage au charbon pour produire de l’électricité.
Limiter les émissions de CO2 ne se fera pas sans prix de plus en plus élevé au “carbone”.
Cordialement,
Alain Grandjean
on février 7th, 2010 at 22 h 12 min
Les grandes entreprises pétrolières ont-ils un intérêt à annoncer de façon imminente le pic du pétrole ? Car en se faisant, ils peuvent exacerber les tensions sur son prix et espérer ainsi obtenir des profits plus importants.
Le pétrole qui reste encore à l’état brut et sera exploité dans le futur sera plus dur à extraire et demande dès lors des financements très importants. Comment les entreprises pétrolières envisagent le futur (la conversion à d’autres énergies, Total s’intéressant au nucléaire) en comparant les investissements dans les énergies fossiles et celles moins carbonées ?
Car ces entreprises sont ici juges et parties…
on février 20th, 2010 at 18 h 54 min
Pas de réponse ? Des arguments trop percutants ?
on février 22nd, 2010 at 11 h 16 min
\Les grandes entreprises pétrolières ont-ils un intérêt à annoncer de façon imminente le pic du pétrole ? Car en se faisant, ils peuvent exacerber les tensions sur son prix et espérer ainsi obtenir des profits plus importants.\
On pourrait le penser si on ne réalisait pas qu’un prix trop élevé de l’énergie tue l’économie. Le message de pic pétrolier ne me parrait pas si clair dans les médias dominants. Une fois compris que le pic pétrolier signifie fin de la croissance globale, le système économique et financier risque de paniquer vraiment. Plus de croissance de l’économie réelle, c’est un déséquilibre permanent entre la masse monétaire et la production, c’est la fin annoncée de la rente par l’intérêt qui n’a plus de sens dans un monde ou l’avenir est moins productif de gré ou de force.
Pas certain que les grands capitalistes aient hâte d’annoncer la fin du revenu du capital…
\Le pétrole qui reste encore à l’état brut et sera exploité dans le futur sera plus dur à extraire et demande dès lors des financements très importants. Comment les entreprises pétrolières envisagent le futur (la conversion à d’autres énergies, Total s’intéressant au nucléaire) en comparant les investissements dans les énergies fossiles et celles moins carbonées ?\
Si le vrai problème n’est pas comment produire de l’énergie, mais comment produire de l’énergie suffisement ‘pas chère’ pour permettre une continuation de la croissance de l’économie, la/les crises économiques successivent freineront le développement à la fois des pétroles ‘dur à extraire’ et donc chers, mais aussi des énergies alternatives, moins concentrées, plus complexes et plus chères.
Economiquement parlant, remplacer du pétrole pas cher par autre chose de cher ne résoudra rien. Que ce soit du pétrole de sables bitumineux, de l’éolien ou du photovoltaique ou du charbon transformé en liquide…
C’est pour cela que les compagnies pétrolières et les pays producteurs se sont historiquement souvent méfié d’un prix trop élevé de l’énergie qui risquait de casser le système économique qui derrière faisait inéluctablement chuter le prix.
on février 22nd, 2010 at 11 h 38 min
Au final, si je comprends bien, un prix élevé du pétrole n’arrange personne.
Alors à qui sont dues les fluctuations importantes à la hausse du prix du pétrole (notamment pendant l’été 2008) ? Au seul marché préférant un bénéfice à court terme ?