L’étude sur la toxicité des OGM fait bouger les lignes. Descartes enfin écouté?

Posté le novembre 26th, 2012

Malgré l ‘avalanche de critiques qu ‘elle a subies l’étude Seralini suscite des prises de position des autorités  sanitaires comme celle-ci :

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« Bioveiligheidsraad – Conseil de Biosécurité

Advice of the Belgian Biosafety Advisory Council on the article by Séralini et al., 2012 on toxicity of GM maize NK603.

- It seems reasonable to assume that the publication of Prof. Séraline, without providing définitive conclusion as to carcinogenicity in rats and even less about the underlying mechanisms, provides a reasonable and sufficient doubt to promote research on the impact of GMOs and pesticides associated with this type of culture, on the fauna and flora as well as mammals exposed. Rather than rejecting these results, should we not, according to the scientific approach, encourage new experiments to verify the reproducibility of the results by correcting any shortcomings of the current publication. All this calls for extreme caution and to discuss these issues with great care.

- Results of the Séralini study can not be regarded as results to take decisions. They must be accompanied by other studies that confirm (or not) the results of this exploratory study.

- This study is not really convincing and a lot of question marks remain.

- The results are rather suggestive than scientifically well-backed and additional/new experiments are needed in order to invalidate former tests performed on GMO and that did not reveal an increased toxicity / risk.

- Challenging existing knowledge and paradigms is of course the basis of scientific progress, and revisiting those current views could be appropriate and welcome. It would need, however, to apply solid scientific standards; the paper by Séralini et al. fails largely in this respect. The work is scientifically very weak, with flaws in the experimental design, in the interpretation  of the results as well as their (over)interpretation and reporting. It should never have been accepted for publication in a scientific journal. The process of peer review which is usual before acceptance for publication in scientific journals has clearly failed here.

 

Conclusion of the Biosafety Advisory Council

 

1 : Given the shortcomings identified by the experts regarding the experimental design, the statistical analysis, the interpretation of the results, the redaction of the article and the presentation of the results, the Biosafety Advisory Council concludes that this study does not contain new scientifically relevant elements that may lead to reconsider immediately the current authorisation for food and feed use of GM maize NK603.

2 : Considering the issues raised by the study (i.e. long term assessment), the Biosafety Advisory Council propose EFSA urgently to study in depth the relevance of the actual guidelines and procedures. It can find inspiration in the GRACE project to find useful inormation and new concerted ideads.

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Face aux affirmations péremptoires sur ce dossier complexe, la raison, dont la vertu cardinale si l’on suit vraiment Descartes est le doute, est-elle en train de retrouver ses droits?

2 Responses to 'L’étude sur la toxicité des OGM fait bouger les lignes. Descartes enfin écouté?'

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  1. R. Zaharia said,

    on novembre 26th, 2012 at 21 h 53 min

    Dommage que ces braves gens si « préoccupés »… par le « manque de rigueur »… de l’étude de Seralini, n’aient pas fait preuve de la même vigilance lorsqu’il s’agissait d’évaluer celles des industriels pour « démontrer » … l’absence de toxicité de leurs produits !
    C’est le grand mérite de Seralini, il me semble, d’avoir ainsi mis en évidence le « 2 poids, 2 mesures… », selon qu’il s’agit de juger un article « anti OGM » ou « pro OGM »!

  2. selles andre said,

    on décembre 13th, 2012 at 22 h 14 min

    pour le citoyen honnête qui à la volonté de ne pas se départir d’ un zeste de rationalité dans cette  » affaire » , le paysage est en effet un peu chaotique ! Du côte des comités des experts réputés indépendants et désormais contraints dans leur publication – mais auprès de la presse- à notifier leur conflit d’ intérêts, on assiste à une belle « unanimité » autoproclamée . Au nom des critères scientifiques que ces messieurs ( allez il doit bien y avoir quelques dames ?non ? ) défendent avec la rigueur qui s’ impose à leur professionnalisme d’ experts patentés , l’ étude de Seralini ne tiendrait pas la route … si l on essaie d’ y regarder de près il s’ agit d’ un bataille sur la significativité des résultats sur de petites séries dont ils se gardent bien de publier nulle part les détails … pour se contenter de laisser entendre au public via les médias qu’ i l s’ agit d’ un travail bâclé sans avoir à en fournir d’ autre preuve que leur , justement , unanimité : Anses, HCB en France , BAC en Belgique … parlent d’ une même voie autorisée par … son autorité ! qui doit suffire au petit peuple qui lui n’ est pas apte à penser la science . Pourtant les voilà qui , contre toute logique , concluent à la nécessité de réaliser des études long terme  » indépendantes » ( de qui ou de quoi ? ) ,les mêmes qui avaient enteriné les conclusions définitives et pleinelment satisfaisante de court terme produites ( de manière évidemment non indépendantes ) par les firmes productrices du mais BT NK 603 ( NK comme Natural Killer?) . Etant d’ un naturel simple voire simplet , j’ appelle ce comportement social un grand écart , quand on affirme à distance et sur une même base proclamée rationnelle et scientifique , deux assertions contradictoires . On peut dire que ç’ est un exercice de diplomatie scientifique ( curieuse expression n’ est-ce pas ) qui consiste à admettre la validité d’ une critique par un pair – quoique cordialement détesté en tant que marginal qui ose se mettre président d’ un mouvement de vigilance citoyenne au sien même de l’ activité scientifique , énorme scandale impardonnable ….- tout ne déclarant que cette critique  » originale » et « nouvelle » ne vaut pas un pet de lapin au regard de la raison .Chacun siat que dans notre monde il est impossible d’ être simultanément un personnage important parce qu’ expert ( ou l’ inverse ? ) et glisser dans la rue ( sur la place publique des revues non estampillées scientifiques à comité de lecture ) sur une peau de banane ( ici une peau de rat bourre de tumeur .
    J’ aimerai avoir le temps de me prononcer ne connaissance de cause sur la validité statistique des conclusions de G.S. En attendant et pour en terminer il est croustillant de dire ce que les experts n’ont pas dit : Seralini a calqué – quelle malice ! – le nombre des rats de ses lots et la race choisie sur … les études produites par Monsanto : deux points majeurs des critiques largement médiatisées par nos amis experts !!
    Ah ! mon Dieu , il est loin de bon temps de Pasteur Calmette et Hansen où il suffisait de  » se pencher sur un microscope pour donner son nom à un microbe « ! Aujourd hui non seulement les gueux et les ignares veulent se même de science , mais il se trouve des scientifiques pour prétendre à leur prêter main forte ! Quelle décadence!

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