Empreinte carbone

Petit sommaire :
Introduction
L’empreinte carbone
L’empreinte carbone selon TF1 : l’indicateur ECO2 Climat
L’empreinte écologique
Mesure de la Performance Économique et du Progrès Social


Introduction

Nous nous sommes laissés aveugler par un indicateur, le PIB, dont la recherche de la croissance ne permet plus l’amélioration de la satisfaction ou du bonheur et dont la croissance illimitée est impossible dans une planète finie. Du moins tant que notre modèle de développement est tel que la croissance du PIB s’accompagne d’une croissance corrélative de la consommation de ressources naturelles ou d’une pression excessive sur les capacités de régulation de notre planète.

Il est temps de remplacer le PIB ou au moins de lui substituer des indicateurs du développement durable. De très nombreux travaux se font dans le monde entier pour trouver ce Graal.

Cette page a pour but de faire le point sur cette question, en lien avec les travaux en question, que ce soit ceux de la commission européenne, de la commission Stiglitz, les travaux de préparation de la conférence nationale qui va se tenir en fin d’année…

Pour une explication détaillée des limites du PIB comme indicateur, voir :

- Livre « Le plein s’il vous plaît », chapitre 5 : « La croissance, une planche de salut…qui glisse »

- Livre « C’est maintenant, 3 ans pour changer le monde », chapitre 3 : « Les deux énarques de l’île de Pâques »

- Livre « Nauru, l’île dévastée » de Luc Folliet, éditions la Découverte.

L’empreinte carbone évalue les émissions de gaz à effet de serre (le CO2, le méthane, le N20, et d’autres gaz) qui contribuent au réchauffement de la planète et au déréglement climatique.

L’empreinte carbone de la consommation d’un individu se calcule en partant de l’ensemble de ses actes (manger, boire , se loger, se déplacer, se soigner, se distraire, se cultiver…) qui engendrent directement ou indirectement des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Exemples : si je me déplace en voiture avec une voiture qui émet 100 grammes de CO2 au kilomètre j’émets 1 tonne de CO2 pour 10 000 kilomètres. La fabrication d’un livre contribue en moyenne à l’émission d’un kilo de CO2 .

L’empreinte carbone individuelle est très impactée par les voyages d’avion, la consommation de viandes rouges. Mais pour la connaître il faut faire un petit effort et remplir quelques tableaux de calcul comme celui-ci :

http://www.calculateurcarbone.org/

L’empreinte carbone est ce qui me semble à ce jour le meilleur des indicateurs du développement durable. TF1 a décidé de faire faire connaître cet indicateur et a choisi le nom de ECO2Climat. Et il sera commenté tous les mois. Lancement prévu au JT de 20 heures le 7 décembre, au moment du démarrage de Copenhague.


Voir le communiqué de presse

Vous saurez alors l’empreinte d’un « français moyen »Petits rappels des ordres de grandeur :

Aujourd’hui l’humanité émet environ 50 milliards de tonnes de « CO2 équivalent » (on sait convertir une tonne d’un GES quelconque en CO2 équivalent, en tenant compte de son pouvoir de réchauffement global sur 100 ans, une tonne de méthane réchauffe sur 100 temps 25 fois plus que le CO2, elle vaut 25 tonnes de CO2eq).

La biosphère (les océans et la biomasse) peut absorber aujourd’hui environ 10 milliards de tonnes de C02 équivalent. Tout excédent conduit au réchauffement de l’atmosphère. C’est l’augmentation de l’effet de serre due à l’activité humaine.

SI on veut stabiliser la température il faut donc réduire de manière considérable nos émissions. Les climatologues pensent qu’il est nécessaire de les réduire à un niveau d’environ 20 milliards de tonnes en 2050 (faire la moitié du chemin , car il faudra descendre à 10)…. Et ils nous disent qu’elles doivent plafonner en 2015 .

On sera alors 9 milliards sur cette planète, l’empreinte individuelle ne devrait donc pas dépasser à ce moment-là les 2 tonnes par personne. Aujourd’hui le terrien moyen est donc à plus de 7 tonnes …alors qu’il y a quelques milliards d’entre nous (en Afrique subsaharienne notamment) qui émettent beaucoup moins d’une tonne. Cela veut dire que beaucoup d’autres en émettent beaucoup plus.

Pour que notre modèle économique devienne vraiment durable, c’est bien une vraie révolution à accomplir de nos modes de production et de consommation !

L’empreinte écologique du Global Footprint Network (GFN) est un indicateur synthétique quantitatif relatif aux surfaces biologiquement productives requises pour soutenir un niveau de consommation donné. L’empreinte s’est progressivement imposée sur la scène médiatique, notamment parce qu’elle évalue et compare les différents niveaux de consommation des individus ; et elle est notamment utilisée au plan régional dans le cadre d’évaluations environnementales. Mais si l’empreinte écologique est un outil employé pour évaluer des filières ou l’activité d’une région, et qu’elle fournit des résultats satisfaisants aux chercheurs l’ayant employée , elle n’est pas la seule approche qui œuvre dans ce domaine. L’avis de la FNH à télécharger ci-dessous a pour but d’exposer de manière synthétique les limites et les insuffisances de l’empreinte écologique, dans les conditions actuelles de sa conception et de sa production, qui le disqualifient pour être adopté aujourd’hui comme indicateur de durabilité.

Télécharger le rapport de la FNH sur l’empreinte écologique.

La Commission sur la Mesure de la Performance Economique et du Progrès Social a été créée au début de 2008 sur l’initiative du gouvernement français.

Son but est d’identifier les limites du PIB comme indicateur de performance économique et de progrès social, d’examiner quel supplément d’information est nécessaire pour produire une image plus pertinente, de discuter quelle en serait la présentation la plus appropriée, et de vérifier la faisabilité des instruments de mesure proposés. Le travail de la commission ne se limite pas à la France, ni aux pays développés. Le résultat des travaux de la commission sera rendu public, pour que tous les pays ou groupes de pays intéressés puissent s’en inspirer.

La commission est présidée par le professeur Joseph E. Stiglitz, de l’université de Columbia.

Accéder au site de la Commission.

Pour en savoir plus :

Sur le site de Jean-Marc Jancovici : http://www.manicore.com/documentation/serre/gaz.html

Livre : « Nouveau climat sur la Terre – Comprendre, prédire, réagir », Hervé Le Treut , Flammarion 2009, un livre très pédagogique de bon niveau, écrit par l’un des meilleurs spécialistes français de la modélisation climatique, membre du GIEC. Il fait aussi le point de manière rigoureuse sur les incertitudes scientifiques.

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