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	<title>Le site d'Alain Grandjean</title>
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	<description>Faire le lien entre économie et écologie</description>
	<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 08:28:52 +0000</pubDate>
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		<title>Terre ! Des menaces globales à l’espoir planétaire  Peter Westbroek, Le Seuil, 2009</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 08:28:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Voici l’un de ces  rares livres qui peuvent bouleverser notre vision du monde. 
Livre lumineux. Qui nous fait voir comment la vie et la physique du globe interagissent sans cesse. Pour être plus précis, comment des processus  de natures différentes  interagissent pour produire des systèmes de plus en plus complexes. Comment, par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Voici l’un de ces  rares livres qui peuvent bouleverser notre vision du monde. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Livre lumineux. Qui nous fait voir comment la vie et la physique du globe interagissent sans cesse. Pour être plus précis, comment des processus  de natures différentes  interagissent pour produire des systèmes de plus en plus complexes. Comment, par exemple, la tectonique des plaques, les éruptions de grandes quantités de fer à la surface de la planète, l’apparition de formes vivantes nouvelles, etc…interagissent pour faire évoluer la concentration en oxygène de l’atmosphère qui est elle-même un déterminant majeur du vivant.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;"><a href="http://www.decitre.fr/livres/Terre-Des-menaces-globales-a-l-espoir-planetaire.aspx/9782020980647"><img class="alignleft" src="http://www.decitre.fr/images/genere-miniature.aspx?ndispo=/gi/grande-image-non-disponible.jpg&amp;img=/gi/47/9782020980647FS.gif&amp;wmax=155&amp;hmax=239&amp;loupe=true" alt="" width="155" height="229" /></a><br />
</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Se  gardant soigneusement de tout finalisme notre auteur montre que la Terre poursuit une route ascendante. Elle est à ses yeux  une entité organisée et soumise à un « développement cumulatif à cliquet ». Cette expression métaphorique est employée par Peter Westbroek pour désigner tous les processus à mémoire et asymétrie temporelle. La science, par exemple, où toute nouvelle découverte s’introduit dans un ensemble de connaissances et vient l’enrichir. Ce processus opère également à l’échelle de l’univers «Nul doute (…) qu’un accroissement global , au fil du temps, de sophistication et de liberté conduit à des niveaux d’organisation de plus en plus élevés.»</span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a><span style="font-family: Arial,serif;"> Il conduit à l’émergence de la conscience : « on peut difficilement ne pas conclure que l’émergence de l’humanité, via l’évolution portait en germe une nouvelle conscience planétaire. (…) Lorsque les astronautes assistèrent au lever de Terre la Terre se vit elle-même de l’espace, à travers notre regard et pour la première fois depuis son existence »</span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a><span style="font-family: Arial,serif;">.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Livre courageux qui allie rigueur scientifique (l’auteur est professeur à l’université de Leyde, et spécialiste de  géophysiologie </span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote3anc" href="#sdfootnote3sym"><sup>3</sup></a><span style="font-family: Arial,serif;">)  et vision d’ensemble de l’odyssée terrestre. Qui ose plaider pour un « couplage prudent » entre mythe et science, en en finissant avec le fossé entre la science froide et objective et les questions relatives au sens de la vie, les  plus importantes pour chacun d’entre nous.  Il reconnaît le fait que la découverte des temps géologiques (due à Hutton) eut des effets profondément perturbateurs. « La vie humaine devint dépourvue d’intérêt et le cosmos dénué de sens ? Le premier effet de la révolution huttonienne fut de désorienter »</span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote4anc" href="#sdfootnote4sym"><sup>4</sup></a><span style="font-family: Arial,serif;">.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Livre profondément humain. Le scientifique qu’est Peter Westbroek fait part de son émerveillement éprouvé au contact de la réalité. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">« Ce dont nous avons besoin (…) c’est d ‘une certaine forme d’orientation - une lumière intérieure, une attitude fondamentalement lucide, émerveillée et distanciée. (…) Je propose en toute humilité d’essayer de rechercher cette orientation dans la réalité. »</span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote5anc" href="#sdfootnote5sym"><sup>5</sup></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Il ne se prend pas pour autant les pieds dans le plat et distingue clairement l’activité scientifique et le sentiment que le contact avec la réalité  peut susciter : « Si vous voulez établir un lien avec la réalité, la première chose à faire est de vous taire. Vous devez à tout prix ravaler vos émotions et vos commentaires ».</span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote6anc" href="#sdfootnote6sym"><sup>6</sup></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Le rapport avec les thèmes abordés dans ce blog ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">D’une part une hypothèse sociologique, défendue par Richard Tarnas</span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote7anc" href="#sdfootnote7sym"><sup>7</sup></a><span style="font-family: Arial,serif;"> : l’aliénation inhérente à la « vision moderne du monde » favorise un esprit utilitaire. La soif spirituelle s’étanche dans le cannibalisme consumériste et le pillage planétaire.  Revisiter cette vision c’est peut-être participer à l’inversion de ce délire.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">D’autre part, comprendre que tout se passe comme si notre univers était doté  d’un champ de force temporel « ascensionnel » est utile pour prendre du recul par rapport au maelstrom</span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote8anc" href="#sdfootnote8sym"><sup>8</sup></a><span style="font-family: Arial,serif;"> dans lequel nous semblons nous engloutir et échapper à la tentation du pessimisme, « sentiment logique » pourtant quand on examine la frénésie avec laquelle nous détruisons les conditions de notre propre survie.  Ce n’est pas sombrer dans l’irresponsabilité qui consisterait à croire que les choses vont bien se passer au motif qu’une force supérieure pousserait l’histoire dans la bonne direction ;  c’est situer sa propre action et son propre engagement dans un mouvement plus profond. C’est ce qui conduit à l’expérience de « flow » décrite par Mihaly </span><span style="font-family: Arial,serif;">Csikszentmihalyi</span><span style="font-family: Arial,serif;"> </span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote9anc" href="#sdfootnote9sym"><sup>9</sup></a><span style="font-family: Arial,serif;">.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Par les temps qui courent, on va avoir besoin d’énergie de ce type !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Alain Grandjean</span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Page 26.</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Page 144</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc">3</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> En résumé, c’est la science de la Terre, vue comme un organisme 	vivant.</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote4sym" href="#sdfootnote4anc">4</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Page 133</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote5sym" href="#sdfootnote5anc">5</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Pages 18 et 19</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
<div id="sdfootnote6">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote6sym" href="#sdfootnote6anc">6</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Pages 23 et 24</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
<div id="sdfootnote7">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote7sym" href="#sdfootnote7anc">7</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> The passion of the Western Mind : understanding the ideas that 	have shaped our world view, New York, random House, 1991</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
<div id="sdfootnote8">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote8sym" href="#sdfootnote8anc">8</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Le fil conducteur du livre est un conte d’Edgar Poe, « Une 	descente dans le Maelstrom » qui illustre aux yeux de 	Westbroek l’intérêt de prendre de la distance par rapport à la 	crise actuelle par une vision de long terme.</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
<div id="sdfootnote9">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote9sym" href="#sdfootnote9anc">9</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"><em>Vivre : 	la psychologie du bonheur</em></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;">; 	Robert Laffont, 2004</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
]]></content:encoded>
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		<title>Prospérité sans croissance : La transition vers une économie durable</title>
		<link>http://alaingrandjean.fr/2010/07/09/prosperite-sans-croissance-la-transition-vers-une-economie-durable/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 08:27:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Tim Jackson signe là un livre remarquable, qui affronte les enjeux les plus lourds du développement durable en sortant des schémas idéologiques. Il le fait dans une démarche interdisciplinaire  (pychologie sociale,  physique, économie) bien documentée. Il propose  des axes de solution tant en termes de gouvernance que plan d’investissement que de réforme fiscale. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial,serif;"><a href="http://www.cdurable.info/Prosperite-sans-croissance-la-transition-vers-une-economie-durable,2549.html"><img class="alignleft" src="http://www.cdurable.info/local/cache-vignettes/L127xH190/arton2549-ad294.jpg" alt="" width="127" height="190" /></a>Tim Jackson signe là un livre remarquable, qui affronte les enjeux les plus lourds du développement durable en sortant des schémas idéologiques. Il le fait dans une démarche interdisciplinaire  (pychologie sociale,  physique, économie) bien documentée. Il propose  des axes de solution tant en termes de gouvernance que plan d’investissement que de réforme fiscale. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Sa question centrale est portée dans le titre : les données physiques montrent que la croissance des flux de matière et d’énergie n’est pas durable. Or notre modèle repose sur la croissance de la consommation matérielle (le consumérisme) encouragée tant au niveau des entreprises que des gouvernements par des sollicitations de toutes sortes : publicité, incitation à l’endettement voire au surendettement. Cette frénésie conduit à une véritable razzia</span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a><span style="font-family: Arial,serif;"> planétaire.  Et maintenant à l’éclatement de la bulle financière qu’elle a engendrée. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Au sein des pays « développés » il est cependant démontré que le « plus de revenu » (déclinaison individuelle du plus de PIB) n’entraîne pas de « plus de satisfaction».  Cette décorrélation commence à partir de 15 000 dollars de revenu par habitant</span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a><span style="font-family: Arial,serif;">. Ceci est contraire à l’hypothèse centrale des économistes « néoclassiques » selon laquelle les augmentations de revenu sont souhaitées (donc souhaitables) parce qu’elles permettent d’acheter plus de biens et de services auxquels nous accordons de la valeur, et qui sont donc source de satisfaction … On voit dans le livre se dessiner une voie qui sort de cette contradiction et recommande aux Etats d’abandonner les politiques consuméristes suicidaires au plan écologique, si ce n’est éthique et social, les inégalités s’étant accrues considérablement dans les 30 dernières années.</span></p>
<p><span style="color: #800000;">EDIT : </span>Voici le diagramme de corrélation entre bonheur et PIB. Merci à La Revue Durable de nous l&#8217;avoir communiqué.<br />
<a style="margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block; text-decoration: underline;" title="View Graphique Bonheur Revenus par Prosperity without growth on Scribd" href="http://www.scribd.com/doc/34111102/Graphique-Bonheur-Revenus-par-Prosperity-without-growth">Graphique Bonheur Revenus par Prosperity without growth</a> <object width="100%" height="500" data="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" type="application/x-shockwave-flash"><param name="id" value="doc_816974398611001" /><param name="name" value="doc_816974398611001" /><param name="wmode" value="opaque" /><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="FlashVars" value="document_id=34111102&amp;access_key=key-1gexkom2bicskklt32aj&amp;page=1&amp;viewMode=slideshow" /><param name="src" value="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;"><br />
</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Si la croissance du  PIB est encore l’alpha et l’omega de la politique économique c’est aussi pour des raisons macroéconomiques : plus de croissance c’est plus de chômage, moins de recettes publiques et le risque de voir les Etats sombrer de leur dette colossale. En un mot c’est la croissance ou le chaos</span><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote3anc" href="#sdfootnote3sym"><sup>3</sup></a><span style="font-family: Arial,serif;">. Un peu de lucidité montre donc que le chaos serait inévitable ; soit par la croissance qui détruit les conditions de sa propre réalisation, soit par la décroissance qui conduit au chaos politique, social puis démocratique…Pour sortir de cette impasse Tim Jackson recommande une politique d’investissements écologiques, du temps de travail, et de sortie du productivisme (la croissance de la  productivité du travail détruit des emplois).</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Enfin il aborde –certes rapidement- la question des modèles macroéconomiques (comment leur faire intégrer des stocks de ressources naturelles ?), des politiques monétaires (ne faut-il pas limiter les excès des marchés en limitant la « planche à billets privée » et celle de la stabilisation des marchés financiers (taxe Tobin, réserves prudentielles). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Mon seul regret : si  l’ approche est globale, il lui manque une dimension. La remise en cause de la compétition économique et financière internationale comme premier pilier de notre système économique.  Or, sans la remise en cause du libre-échangisme, qui pousse à l’absence de coordination internationale, j’ai bien peur que les meilleures intentions du monde restent lettre morte. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Mais cela n’enlève rien de ses mérites à ce livre qui est à mes yeux une  excellente lecture, recommandée chaudement (c’est le moment !) par la Revue Durable il y a quelques mois, à sa sortie. Espérons que ce livre inspire également la réflexion de nos partis politiques et imprègne leurs programmes politiques pour 2012…</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Alain Grandjean</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<div id="sdfootnote1">
<p style="margin-bottom: 0.32cm; widows: 2; orphans: 2; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Voir </span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;">Fiscalité 	écologique et razzia planétaire </span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;">Article 	publié le 06 Avril 2010, par Dominique Bourg et Nicolas Hulot dans 	le journal le monde</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Ce qui pose quand même un vrai problème :  à 7 milliards 	d’habitants un PIB à 15 000 dollars par habitant est forcément 	supérieur à 105 000 milliards de dollars soit en gros le double de 	l’actuel. Toutes choses égales par ailleurs cela conduit à 	doubler les émissions de GES….Ce n’est donc pas possible avec 	les modes de production et de consommation actuels.</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc">3</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Titre d’un livre de Christian Blanc</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
]]></content:encoded>
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		<title>Le climat sauvé par la pénurie des énergies fossiles ?</title>
		<link>http://alaingrandjean.fr/2010/07/02/le-climat-sauve-par-la-penurie-des-energies-fossiles/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 11:50:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La dérive climatique est liée, comme on le sait, aux émissions de gaz à effet de serre (environ 50GTCO2 eq par an en ce moment) dont 60 % en gros sont dues à la combustion d’énergie fossile. A-t-on assez d’énergie fossile pour déstabiliser le climat ? La réponse est malheureusement très claire : on a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">La dérive climatique est liée, comme on le sait, aux émissions de gaz à effet de serre (environ 50GTCO2 eq par an en ce moment) dont 60 % en gros sont dues à la combustion d’énergie fossile. <strong>A-t-on assez d’énergie fossile pour déstabiliser le climat ?</strong> La réponse est malheureusement très claire : on a beaucoup trop d’énergies fossiles. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> </span></p>
<p><a title="Pelle" href="http://www.flickr.com/photos/25618421@N08/3395002176/" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none;" src="http://farm4.static.flickr.com/3618/3395002176_eec7797eae_m.jpg" border="0" alt="Pelle" width="240" height="167" /></a><br />
<small><a title="Attribution-ShareAlike License" href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/" target="_blank"><img src="http://alaingrandjean.fr/wp-content/plugins/photo-dropper/images/cc.png" border="0" alt="Creative Commons License" width="16" height="16" align="absmiddle" /></a> <a href="http://www.photodropper.com/photos/" target="_blank">photo</a> credit: <a title="Grégory Tonon" href="http://www.flickr.com/photos/25618421@N08/3395002176/" target="_blank">Grégory Tonon</a></small></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Quelques chiffres simples permettent de le montrer. Dans un papier publié dans Nature en 2009<a name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">[1]</span></span><!--[endif]--></span></a> Meinshausen et al. évaluent à 1000 GTCO2 notre « budget cumulé d’émissions «sur la période 2000-2050 si nous voulons ne pas dépasser une augmentation de 2°C de la température moyenne planétaire, avec une probabilité de 75%. En 2008, nous avons déjà consommé le tiers de ce budget. Il nous en reste donc en gros 650 GTCO2. <span style="color: #800000;">[precision  3 juil 2010 ] </span>Une tonne de CO2 étant générée par la combustion de 0,27 tonne de carbone, il ne nous faut donc pas bruler plus de 180 GTC sur la période 2010-2050. Il s’agit là d’une surestimation puisque la déforestation est également  à l’origine d’émissions importantes de CO2<a name="_ftnref2" href="#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">[2]</span></span><!--[endif]--></span></a>.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><br />
Du coté des ressources les estimations de réserves prouvées de BP 2009<a name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">[3]</span></span><!--[endif]--></span></a> sont les suivantes (exprimées en G tonnes de carbone):</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> </span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">pétrole :<strong> 150</strong></span></li>
<li><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">gaz : <strong>220</strong></span></li>
<li><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">charbon :<strong> 715</strong></span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><br />
<strong>Total : </strong>1085 GTC, soit<strong> 6 fois</strong> notre « budget » d’ici 2050.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Les estimations de ressources résiduelles (les réserves prouvées augmentées des ressources probables) varient fortement notamment pour le charbon. Un ordre de grandeur de 2000 GTC pour le total des fossiles encore sous terre  n’est probablement pas sur estimé<a name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">[4]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Il est donc bien évident que nous avons beaucoup trop de fossiles par rapport à ce qu’il est suffisant de déstocker pour déstabiliser le climat. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Allons-nous assez vite ? Actuellement nous « tournons » pour le déstockage des fossiles à environ 8 GTC par an. A ce rythme,  nous aurons donc dépassé les 180 résiduels dans un peu plus de <span style="color: #800000;">20 ans. [correction du 3 juil 2010, merci aux commentateurs pour leur attention]</span><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Bref la messe est plus que dite. Aucun espoir n’est permis du côté du stock physique des énergies fossiles pour limiter la dérive climatique. Il va nous falloir ralentir très vite leur combustion et /ou les émissions dans l’air liées à cette combustion. Cela ne peut que nécessiter une véritable révolution énergétique et des moyens considérables qui lui soient  affectés, maintenant !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> <strong>Alain Grandjean</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> </span></p>
<p><!--[if !supportFootnotes]--></p>
<hr size="1" /><!--[endif]--></p>
<div id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 9pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> Meinshausen Malte, Nicolai Meinshausen, William Hare, Sarah Raper, Katja Frieler, reto Knutti, david Frame, et Myles allen (é009) . « Greenhouse-gas émission targets for limiting global warming to 2°C ». Nature 458, 1158-1162. <a href="http://www.nature.com/nature/journal/v458/n7242/full/nature08017.html" target="_blank">http://www.nature.com/nature/journal/v458/n7242/full/nature08017.html</a></span></p>
</div>
<div id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> A un rythme d’environ 5  GTCO2 en ordre de grandeur par an…avec un stock important de l’ordre de 2000 GTC. </span></p>
</div>
<div id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">[3]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> Voir <a href="http://www.bp.com/productlanding.do?categoryId=6929&amp;contentId=7044622" target="_blank">http://www.bp.com/productlanding.do?categoryId=6929&amp;contentId=7044622</a></span></p>
</div>
<div id="ftn4">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">[4]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"> Le GIEC  a évalué, dans son rapport 2007,  à 3700 GTC le stock de l’ensemble des fossiles sous terre avant leur exploitation industrielle et à 244 GTC le déstockage de 1750 à 1994. On peut donc évaluer le déstockage industriel à ce jour, à environ 600GTC. Il resterait donc 3100 GTC. </span></p>
</div>
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		<title>&#8220;Les habits verts de la croissance&#8221; publié dans Sciences Humaines</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 16:11:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un de mes articles publié dans &#8220;Sciences humaines&#8221;. En voici le début, vous pouvez lire la suite sur le site de Sciences Humaines

La période de transition économique que nous traversons aboutira-t-elle à l’émergence d’un capitalisme vert ? À la condition que des incitations fiscales et réglementaires promeuvent l’environnement, le respect des ressources et le long terme.
S’il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un de mes articles publié dans &#8220;Sciences humaines&#8221;. En voici le début, vous pouvez lire la suite sur le <a href="http://www.scienceshumaines.com/les-habits-verts-de-la-croissance_fr_25644.html">site de Sciences Humaines</a></p>
<p><a href="http://www.scienceshumaines.com/les-habits-verts-de-la-croissance_fr_25644.html"><img alt="" src="http://www.scienceshumaines.com/pics_bdd/images/12744329450_GDSH_19_176.jpg" class="alignleft" width="124" height="176" /></a></p>
<p>La période de transition économique que nous traversons aboutira-t-elle à l’émergence d’un capitalisme vert ? À la condition que des incitations fiscales et réglementaires promeuvent l’environnement, le respect des ressources et le long terme.</p>
<p>S’il est facile de constater que la généralisation de notre modèle de développement est impossible, tant la pression sur les ressources naturelles est élevée, il est évidemment bien plus difficile de dire ce que pourrait être une croissance durable ou « verte ».</p>
<p>Mais qu’est-ce que la « croissance » et quelle est sa relation avec la gestion des ressources et l’environnement ? Dans une première phase, la croissance du PIB s’accompagne en général de progrès social et de détérioration de l’environnement. Dans une deuxième phase, les sociétés, plus développées, réussissent à contenir les nuisances environnementales locales. Mais aujourd’hui, nous entrons dans une troisième phase, celle des nuisances globales, comme le dérèglement climatique, fortement corrélées à la croissance du PIB, du moins dans le modèle économique actuel. La légitimité de cette croissance est alors &#8230;<br />
<a href="http://www.scienceshumaines.com/les-habits-verts-de-la-croissance_fr_25644.html">Lire la suite</a></p>
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		<title>Financement du long terme (Billet invité : Nicolas Bouleau)</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 12:58:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le cours de Nicholas Stern au Collège de France &#8220;Gérer les changements climatiques, promouvoir la croissance, le développement et l’équité&#8221; a été clôturé les 7 et 8 juin derniers par une conférence internationale co-organisée par Roger Guesnerie focalisant la réflexion sur deux points cruciaux du changement climatique : l’économie du long terme et la promotion de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Le cours de Nicholas Stern au Collège de France &#8220;Gérer les changements climatiques, promouvoir la croissance, le développement et l’équité&#8221; a été clôturé les 7 et 8 juin derniers par une conférence internationale co-organisée par Roger Guesnerie focalisant la réflexion sur deux points cruciaux du changement climatique : l’économie du long terme et la promotion de l’innovation.</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Cette initiative heureuse était le débouché naturel et attendu de l’enseignement de Nicholas Stern où celui-ci avait présenté une vision panoramique et pragmatique de ces problèmes dans leur configuration physique, économique et politique. Ces leçons, au nombre de six, n’ont pas fait appel à des modèles économiques sophistiqués où les phénomènes sociaux sont &#8221;expliqués&#8221; par des boîtes noires mathématiques. Il s’agissait au contraire d’une présentation géopolitique des divers points de vue et arguments en présence dans les discussions entre les acteurs Etats, experts, public. Dans cette synthèse aux assises nécessairement incertaines et contestées, le rôle accordé par Stern à l’économie était minimal. On peut dire que c’est l’art de retenir les faits simples, quantifiés, importants qui structurent le paysage décisionnel.</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Pour autant l’auteur de la </span><span style="font-size: medium;"><em>Stern review</em></span><span style="font-size: medium;"> n’en est pas resté à des généralités. Son analyse, précautionneuse, conduisit progressivement l’auditoire devant des thèses claires et fortes. Un de leurs points saillants est que pour penser l’avenir et sortir de l’impasse des intérêts divergents il convient que les pays riches régulent leurs émissions et en outre participent au financement d’une réorientation moins polluante de l’économie des pays en développement, position proche de celle à laquelle arrivait la Banque Mondiale dans son rapport diffusé avant Copenhague, et qui semble, en effet, la seule réaliste devant cet immense problème dont la caractéristique principale actuelle est l’immobilisme</span><sup><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></span></sup><span style="font-size: medium;">.</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Cette lecture de la problématique pose immédiatement la question du financement à long terme, car pendant que les uns et les autres, Européens, Américains, Chinois, Brésiliens, etc., se querellent pour esquiver les efforts, c’est l’équité intergénérationnelle qui bascule : l’ordre économique contemporain confond avantage compétitif et avantage immédiat, pour des raisons profondes qui tiennent au fonctionnement même du système libéral fondées non seulement sur une certaine confiance dans le progrès technique qui fait penser que les entreprises actuellement les plus performantes seront aussi celles les mieux à même de profiter des innovations mais aussi de plus en plus sur l’idée inverse qu’en situation de difficulté elles seront celles qui résisteront le mieux. Cette myopie se traduit par des taux d’actualisation trop élevés pour que les choix de &#8220;gestion rationnelle&#8221; prennent en compte le long terme et engagent des investissements nécessaires à un cadre de vie acceptable pour les générations futures. Beaucoup d’économistes sont conscients de cette situation et un courant se dégage parmi eux qui réclame à être mieux entendu des pouvoirs publics et des dirigeants afin de quitter la passivité irresponsable du </span><span style="font-size: medium;"><em>business as usual</em></span><span style="font-size: medium;">. Au demeurant l’actualité ne porte pas à l’optimisme en la matière puisque les ministres des finances du G20 réunis à Busan en Corée du Sud la semaine dernière ne sont pas parvenus à s’entendre sur le principe d’une taxe bancaire internationale, échec qui, après Copenhague, porte un coup sérieux à la recherche de &#8220;financements innovants&#8221; (préconisés notamment par Jean-Louis Borloo) dont l’idée semblait faire consensus en France, avec cette réserve évidente qu’elle ne pouvait être décidée unilatéralement.</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Dans ce contexte, les attentes de ce colloque au Collège de France dépassaient les enjeux habituels des rencontres académiques. Le projecteur était mis sur un sujet crucial autour duquel s’entremêlent les contradictions où se débat notre époque que les économistes allaient s’efforcer d’élucider raisonnablement pour qu’on y voie plus clair.</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">La première surprise fut pour moi le choix des intervenants où figure bon nombre de ténors de l’économie néoclassique, ainsi appelée pour qualifier l’orientation prise par le libéralisme dans les années 1980 marquée par une dominance et une complexification des marchés financiers. Je ne discuterai ici que certains points d’intervenants très célèbres, parce qu’ils marquent, par leur notoriété même, plus typiquement les préoccupations de la communauté économique. L’exposé de M. L. Weitzman (Harvard) a essentiellement porté sur les incertitudes, en insistant sur le fait que la mauvaise connaissance des probabilités des événements rares  phénomène désigné sous le terme de « queues de lois épaisses »  joint au fait que les dommages correspondants peuvent être extrêmes font que &#8220;l’exposition&#8221; au risque peut être illimitée. Il en déduit que l’analyse coût bénéfice appliquée au changement climatique peut être largement dominée par un facteur de crainte qui est au-delà des modélisations robustes. Au premier degré on ne peut que souscrire aux observations de Weitzman d’ailleurs connues depuis longtemps. Seulement ce qui laisse perplexe c’est pourquoi au point où nous en sommes de la négociation climatique ce professeur de Harvard tient-il ce type de discours ? Pourquoi insiste-t-il sur le doute et plaide-t-il ainsi, qu’on le veuille ou non, pour le </span><span style="font-size: medium;"><em>business as usual </em></span><span style="font-size: medium;">? (cf. à ce propos le remarquable ouvrage </span><span style="font-size: medium;"><em>Doubt is their product</em></span><span style="font-size: medium;"> de David Michaels). W. Nordhaus (Yale) va dans le même sens en poussant plus loin le propos grâce à de véritables statistiques sur les événements graves, tremblements de terre, désastres dus aux guerres, aux inondations, famines, etc. Le problème est que les statisticiens savent bien qu’il n’est pas raisonnable d’évaluer les queues de probabilités sur des événements mesurés avec des échelles qui ne sont pas des grandeurs additives. On ne peut additionner les points de l’échelle de Richter, cela n’a aucun sens. Les extrapolations qu’on ferait ainsi seraient aussi arbitraires que le repérage utilisé. De sorte que la seule grandeur additive qui est derrière tout ça c’est l’argent. Autrement dit une inondation au Bengladesh comptera pour peu de chose. Les économistes ne peuvent réfréner leur propension à tout évaluer en argent, tout ce qui se vend et tout ce qui ne se vend pas. Ce faisant évidemment ils n’obtiennent d’information que sur le passé ou le présent et la question du taux d’actualisation et de l’équité intergénérationnelle reste entière.</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Pour résumer sur les queues de lois avant de passer à d’autres orateurs, soulignons que non seulement les queues de lois sont mal connues mais elles sont largement de nature interprétative relevant de lectures diverses de la réalité économique et politique. Cournot au 19</span><sup><span style="font-size: medium;">ème</span></sup><span style="font-size: medium;"> siècle, en introduisant la notion de &#8220;probabilités philosophiques&#8221; avait déjà insisté sur le fait que la force des interprétations n’était pas quantifiable et ne relevait pas du calcul mathématique des probabilités. Il s’agit donc d’une limitation intrinsèque du langage économique lui-même. Il serait plus sage que les économistes le reconnaissent et laissent une vraie place à la décision politique.</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Je citerai encore R. Guesnerie qui a présenté un travail conjoint sur le thème du taux d’actualisation au titre prometteur </span><span style="font-size: medium;"><em>Intuition écologique versus &#8220;raison&#8221; économique</em></span><span style="font-size: medium;">. Mais hélas, la façon d’aborder cette intéressante question relève d’un véritable </span><span style="font-size: medium;"><em>rituel</em></span><span style="font-size: medium;"> à mon avis de moins en moins convaincant. Il s’agit d’un raisonnement à partir d’un modèle mathématique soi-disant simple mais couvrant néanmoins plusieurs pages de calculs dont le cœur est une fonction d’utilité entre un bien privé et un bien représentant l’environnement fonction dite CES (constant elasticity substitution) de sorte que les conclusions de la réflexion sur la pertinence de l’intuition écologique repose sur la valeur d’un exposant dans une formule et de la concavité ou convexité d’une fonction. Cette argumentation n&#8217;est-elle pas dérisoire devant le champ de bataille désolé que l’on risque de laisser à nos petits enfants. Quelle est cette &#8220;raison&#8221; économique mise ici à l’épreuve ? On nous ressert toujours ces petits modèles mathématiques pour aborder les questions du comportement des humains et de l’organisation sociale. Quelle est la relation véritable de ce type de discours avec la réalité ?</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Passons sur plusieurs autres exposés encore fondés sur ces petits diagrammes faits de droites décalées ou de courbes concaves ou convexes censées expliquer les lois ou les tendances qui sont des raisonnements locaux où l’on raisonne en faisant varier infinitésimalement des grandeurs très abstraites et mal mesurées. Est-ce avec ça que l’on va éclairer le long terme ?</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Finalement les économistes n’ont guère apporté de réponse à cette grande question qu’est le financement du long terme et le choix d’un taux d’actualisation. Ce dont ils ont fourni la preuve en revanche, c’est que les conventions du langage économique (disons : petits schémas mathématisés fondés sur la quête d’équilibres tels qu’en a décrit la littérature théorique) obèrent sérieusement une pensée pertinente sur une telle question. La conclusion raisonnable devrait être dès lors que l’économie ne doit pas à toute force chercher à étendre son royaume mais laisser la place à la négociation politique pluraliste au sein d’instance internationales renforcées.</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Mais la conclusion de fait n’est pas celle-là. C’est que le taux d’actualisation en tant qu’outil pour la décision publique et la politique incitative est une vue de l’esprit : les taux sont donnés par les marchés financiers et s’imposent aussi bien aux entreprises qu’aux Etats. Ne pas en tenir compte en proposant des obligations peu rémunérées est irréaliste. Les marchés à terme et les dérivés de crédit annihilent la position particulière qu’avait l’Etat vis-à-vis de ses administrés dans le passé.</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Je dois signaler cependant l’intervention de C. Hepburn (Oxford) qui sortait de ces byzantinismes et pointait lucidement les limites de la modélisation économique. Il m’a semblé au cours de ses interventions que Nicholas Stern n’était pas loin de souscrire à cette analyse mais comme il l’a dit, il considère indispensable de garder le langage économique pour se faire comprendre. Il y a sans doute une part de sagesse dans cette affirmation, à condition que le langage économique ne défende pas toujours les mêmes thèses.</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><span style="font-size: medium;">Nicolas Bouleau</span></p>
<p style="text-indent: 0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><span style="font-size: medium;">Chercheur au CIRED</span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a> Immobilisme qui signifie toujours autant de carbone rejeté dans 	l’atmosphère donc par effet de stock aggravation.</p>
</div>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Dette publique, inflation et l&#8217;évolution du PIB : un  échange avec François Carlier.</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 13:25:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Crise financière]]></category>

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		<description><![CDATA[François Carlier :
Je te signale l’article 2010 de Kenneth Rogoff 1dans l&#8217;AER : approche historico-économique des agrégats dette/pib, évolution du PIB et de l&#8217;inflation sur une très longue période dans tous les pays mesurables. Ce papier est assez discuté en ce moment sur le web.
http://www.economics.harvard.edu/faculty/rogoff/files/Growth_in_Time_Debt.pdf
J’en tire deux enseignements pour  les pays développés (c&#8217;est différent pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>François Carlier :</strong><br />
Je te signale l’article 2010 de Kenneth Rogoff 1dans l&#8217;AER : approche historico-économique des agrégats dette/pib, évolution du PIB et de l&#8217;inflation sur une très longue période dans tous les pays mesurables. Ce papier est assez discuté en ce moment sur le web.<br />
<a href="http://www.economics.harvard.edu/faculty/rogoff/files/Growth_in_Time_Debt.pdf" target="_blank">http://www.economics.harvard.edu/faculty/rogoff/files/Growth_in_Time_Debt.pdf</a></p>
<p>J’en tire deux enseignements pour  les pays développés (c&#8217;est différent pour les pays émergents) :</p>
<p>1- Le ratio Dette/PIB et l&#8217;évolution du PIB sont décorrélés SAUF quand le ratio dette/PIB dépasse 90 % et là ça plombe. C&#8217;est la vérification sérieuse que dans notre situation, la dette va réellement nous plomber.</p>
<p>2- Le ratio dette/PIB et l&#8217;inflation sont assez décorrélés (sauf aux USA)</p>
<p>On a donc vérifié que l&#8217;heure est non conventionnelle et qu’une dette supérieure à 90 % pose avant tout un problème de croissance.</p>
<p>Concernant  l’inflation  le même  Rogoff  dit &#8220;tablons sur 6 % d&#8217;inflation par  an pendant deux ans car sinon c&#8217;est la catastrophe déflationniste&#8221;. D&#8217;autres économistes vont dans le même sens. (<a href="http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601109&amp;sid=auyuQlA1lRV8" target="_blank">http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601109&amp;sid=auyuQlA1lRV8</a>)</p>
<p>Dean Baker va un peu plus loin. <a href="http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=3049" target="_blank">http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=3049</a><br />
Il s&#8217;agit tout simplement de revendiquer un taux d&#8217;inflation supérieur aux normes maastrichiennes (et non plus seulement de dire &#8220;ce n&#8217;est pas grave si l&#8217;inflation décolle un peu&#8221; là l&#8217;inflation devient transitoirement une chose utile).<br />
Au dela du gain global positif j&#8217;ai commencé à lister les gagnants perdants sur l&#8217;ensemble de la société et ca me parait pas mal en fait.</p>
<p>Conclusions :</p>
<p>La monétisation ne va pas forcément créer inflation forte.<br />
Il est nécessaire en plus  de remettre en cause l’objectif d’inflation faible.</p>
<p>Je finis par un contre point qui me fait rire dans le buttonwood de The Economist : la ketchup theory, tu tappes sur la bouteille de ketchup rien ne sort, tu tappes encore rien ne sort, tu tappes encore et la moitié de la bouteille est dans l&#8217;assiette. C&#8217;est pareil pour la monétisation : tu monétises, pas d&#8217;inflation etc puis à un moment à force de monétiser c&#8217;est l&#8217;hyperinflation.<br />
<a href="http://www.economist.com/blogs/buttonwood/2010/05/inflation_and_sovereign_debt" target="_blank">http://www.economist.com/blogs/buttonwood/2010/05/inflation_and_sovereign_debt</a></p>
<p><strong>Alain Grandjean :</strong></p>
<p>Merci François de signaler ces travaux  qui montrent que l&#8217;idée que la dette publique est inflationniste est juste fausse (puisque non constatée dans de nombreux pays); ils montrent également que le risque actuel est bien un risque de récession et qu&#8217;il est donc idiot de lancer des politiques de rigueur budgétaire, qui vont aggraver le mal à combattre. Pour la faire facile ça rappelle les saignées du bon docteur Diafoirus (dans la Malade Imaginaire de Molière, pour nos jeunes ).</p>
<p>Excellente idée également que de viser un taux d&#8217;inflation plus élevé que le 2% doctrinal de Maastricht.<br />
Une bonne vieille idée keynésienne c&#8217;est qu&#8217;il faut &#8220;euthanasier&#8221; les rentiers (Il s&#8217;agit de quelques phrases dans le Livre VI de sa Théorie générale -voir<a href="http://books.google.co.in/books?id=dQD9o31F1N4C&amp;printsec=frontcover&amp;dq=book+general+theory+keynes&amp;source=bl&amp;ots=l_nzzmHG0u&amp;sig=hVgPbWWfhlQ91RnJDoXbfKqxF8w&amp;hl=en&amp;ei=YO4PTPfZAcS1rAeD3YWWCQ&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=6&amp;ved=0CDoQ6AEwBQ#v=onepage&amp;q=book%20general%20theory%20keynes&amp;f=false" target="_blank"> ici</a>, page 344- dans lesquels Keynes explique pourquoi l&#8217;inflation est l&#8217;euthanasie des rentiers)<br />
Il est clair à mes yeux que les 30 glorieuses sont une période de taux d&#8217;intérêt réels négatifs qui profite aux jeunes et aux entrepreneurs qui s&#8217;endettent et défavorables aux vieux et aux rentiers qui sont assis sur un capital ou une rente (immobilière ou autre).<br />
Le primat de l&#8217;inflation basse n&#8217;est pas qu&#8217;une vieille lune idéologique, c&#8217;est aussi l&#8217;un des leviers de la domination économique de certains acteurs. Certains disent que le vieillissement européen explique qu&#8217;on accepte sans broncher ce primat.<br />
Reprenons le débat à zéro comme tu le suggères en cartographiant les gagnants et les perdants  et  les comportements gagnants et les comportements perdants.</p>
<p>Cela me rappelle un livre de Fitoussi (le débat interdit, de mémoire) qui montrait comment les taux d&#8217;intérêt réels (= taux d&#8217;intérêt déflatés) positifs (qui ont été d&#8217;ailleurs élevés dans la décennie 90, toujours de mémoire, il faudrait vérifier) tuaient l&#8217;avenir ; avec des taux d&#8217;intérêt réels positifs l&#8217;avenir ne compte pas dans les calculs économiques. C&#8217;est évidemment très mauvais pour les enjeux du développement durable qui sont de moyen ou de long terme. C&#8217;est aussi loin d&#8217;être neutre au niveau social.</p>
<p>Pour terminer, elle est marrante l’image du ketch-up, merci à nouveau ; juste une remarque,  quand nous avions regardé avec Gabriel Galand l&#8217;histoire chiffrée de l&#8217;hyper inflation de Weimar, nous avons acquis la conviction que le facteur déclenchant de cet épisode douloureux n&#8217;était pas la planche à billets qui a plutôt accompagné le mouvement. Je vous renvoie au chapitre correspondant de la <a href="http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=7440" target="_blank">Monnaie Dévoilée</a> qui raconte cela.</p>
<p>Pour aller au fond de ma pensée, la théorie monétariste selon laquelle l&#8217;inflation est toujours d&#8217;origine monétaire (la hausse des prix est toujours provoquée par un excès de monnaie en circulation) est pour moi fausse et invalidée par les faits.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas une raison pour croire qu&#8217;on peut financer tout et le reste par le financement direct de la Banque Centrale. C&#8217;est une raison pour ne pas avoir peur d&#8217;une chimère.</p>
<p>Alain Grandjean</p>
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		<title>Reconstruire l’Europe sur 3 piliers</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 04:40:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[
Le fardeau de la dette publique engendre un risque de récession et de crise sociale, voire d’effondrement de l’Euro. La contraction budgétaire annoncée va en outre à l’encontre des impératifs de résolution de la crise écologique qui demande d’importants financements structurants qui ne sont pas apportés par les marchés financiers du fait d’une rentabilité financière à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A.sdfootnoteanc { font-size: 57% } 	  	 --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Le fardeau de la dette publique engendre un risque de récession et de crise sociale, voire d’effondrement de l’Euro. La contraction budgétaire annoncée va en outre à l’encontre des impératifs de résolution de la crise écologique qui demande d’importants financements structurants qui ne sont pas apportés par les marchés financiers du fait d’une rentabilité financière à court terme insuffisante. La puissance publique doit encore investir dans le logement, le transport, l’énergie, l’agriculture alors que les marchés financiers nous imposent une contraction de la dépense publique, tout en sanctionnant le risque de récession qui peut en résulter ! Le seul moyen de résoudre cette équation est d’autoriser des dépenses d’investissement dans le développement durable en les faisant financer, dans des limites rigoureusement définies, par la Banque Centrale Européenne. C’est ce qui permettra de redonner aux Etats européens les moyens de financer l’économie et de les mettre à l’abri des humeurs des marchés financiers. C’est la seule réponse à l’incompréhension des citoyens qui pensent qu’on sauve les banques avec l’argent des contribuables, sans effet tangible sur l’emploi.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">La BCE, conformément aux traités de l’union monétaire européen, ne peut intervenir de la sorte qu’en cas de circonstances exceptionnelles et, à l’évidence, s’il ne s’agit pas juste d’un raccommodage ou d’une opération visant à favoriser l’absence de rigueur de certains Etats Membres. C’est ce qu’elle vient de faire face au risque de défaut de paiement en cascade sur les dettes souveraines et de pertes bancaires massives en résultant. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">C’est ce qu’elle pourrait faire face au risque bien plus important encore d’une crise pétrolière et de la dépendance mortelle de l’Europe en la matière. La France dépense par exemple 55 milliards d’euros par an en gaz et pétrole, au cours actuel. Les ménages et les entreprises consacrent donc une partie importante de leur richesse à acheter de l’énergie aux pays producteurs, au lieu de générer des dynamiques vertueuses pour l’emploi et la compétitivité. Que se passerait-il avec un baril à 150 dollars, valeur qui ne peut être exclue du fait de la reprise économique dans les pays émergents ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Il est possible de construire une solution qui réponde aux divers enjeux actuels : besoin de relance de l’emploi et de l’activité économique, investissement dans les technologies de demain et assainissement de la situation budgétaire des Etats, des entreprises et des ménages. Cela passe par la création au niveau européen d’une ligne budgétaire dédié à l’investissement dans la décarbonisation de l’économie. </span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Arial,serif;">mettre en place une ligne de financement européenne dédiée au défi de la décarbonisation nécessaire de l’économie (rénovation thermique des logements, infrastructures ferroviaires et électriques (compteurs intelligents), nouvelle impulsion aux énergies décarbonées</span><span style="font-family: Arial,serif;"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></span><span style="font-family: Arial,serif;">…). L’enjeu est de réussir, en situation de crise, à créer une Politique Energétique Commune. Une économie bas carbone c’est une économie qui réduit ses importations et sa dépendance aux hydrocarbures et une Europe capable de négocier avec les pays producteurs. La France dispose de champions mondiaux sur ces sujets et des structures pour gérer ces financements suite au travail sur les investissements d’avenir. </span></li>
</ul>
<ul>
<li><span style="font-family: Arial,serif;">accompagner ce financement de mesures strictes et crédibles tant en termes budgétaires que réglementaires pour que l’opinion comprenne que les Etats sont bien en train de reprendre la main sur les deux domaines de perception de dérive : les finances publiques, et les excès bancaires. Ces mesures seront nécessaires pour obtenir l’accord de l’Allemagne. Il s’agit d’inventer un nouveau pacte, de développement durable,  se substituant au pacte de stabilité et de croissance. </span></li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<ul>
<li><span style="font-family: Arial,serif;">mettre en place un signal-prix carbone,  tel que la relance économique ainsi provoquée ne conduise pas, paradoxalement, à aggraver le problème climatique ; plus généralement,  il s’agit d’accoucher à marche forcée d’une fiscalité écologique qui  transfert  l’assiette des prélèvements du travail vers la consommation de ressources naturelles.</span></li>
</ul>
<ul>
<li><span style="font-family: Arial,serif;">créer au niveau européen des mécanismes d’ajustement aux frontières permettant aux entreprises européennes  de ne pas être pénalisées par cette révolution fiscale et de renforcer leur compétitivité.</span></li>
</ul>
<ul>
<li><span style="font-family: Arial,serif;">renégocier une politique agricole commune régulant les prix à un niveau rémunérateur et stable, réduisant nos importations et notre dépendance aux hydrocarbures et aux protéagineux et valorisant la contribution de l’agriculture aux enjeux environnementaux.</span></li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">La crise actuelle crée une nouvelle donne. Il nous faut partir sur de nouvelles bases avec une nouvelle stratégie, par la mise en place au niveau européen de trois piliers : un pacte de développement durable et deux grandes politiques communes modernes, la PAC et la PEC, génératrices d’emplois et d’innovation, améliorant notre balance commerciale et économisant les ressources naturelles. Elle signera les retrouvailles de l’écologie et de l’économie.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Seule, cette nouvelle dynamique européenne permettra à l’Europe de se reconstruire et de peser au G20+ et dans la négociation climatique. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Alain Grandjean </span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Les technologies permettant de réduire par 2 les émissions de GES 	à horizon 2050 sont disponibles ou le seront d’ici 2015 (Rapport 	de l’Imperial College , Alain Bucaille, mai 2010)</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
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		<title>Monétiser la dette : la BCE vient de faire un premier pas. Quel sera le second ?</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 10:40:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Comme nous l’avions prévu (voir « Monétiser la dette publique, pour mettre fin à la spéculation et redresser l’Europe, tout en évitant la crise énergétique (joli programme !)… ») Jean-Claude Trichet a franchi le Rubicon le 9 mai en acceptant de déclarer que la Banque Centrale Européenne allait racheter les titres publics détenus par les banques. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Comme nous l’avions prévu (voir</span><span style="font-family: Arial,serif;"> «<a href="http://alaingrandjean.fr/2010/05/08/monetiser-la-dette-publique-pour-mettre-fin-a-la-speculation-et-redresser-l%E2%80%99europe-tout-en-evitant-la-crise-energetique-joli-programme/" target="_blank"> Monétiser la dette publique, pour mettre fin à la spéculation et redresser l’Europe, tout en évitant la crise énergétique (joli programme !)</a></span><span style="font-family: Arial,serif;">… ») Jean-Claude Trichet a franchi le Rubicon le 9 mai en acceptant de déclarer que la Banque Centrale Européenne allait racheter les titres publics détenus par les banques. C’est cette déclaration qui a rassuré les marchés et les banquiers plus que les 750 milliards européens. Pourquoi ? Parce que cela met un terme au risque que les banques, dont les comptes sont toujours discutables</span><span style="font-family: Arial,serif;"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></span><span style="font-family: Arial,serif;"> et qui ont des gros engagements sur les pays d’Europe du Sud soient obligées de provisionner les risques de défaut sur les dettes souveraines. Et c’est ce risque (le fameux risque systémique) qui a motivé la BCE à prendre cette décision, considérée il y a peu comme impensable, notamment  parce que l’Allemagne était supposée ne pouvoir jamais l’accepter. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Soulignons aussi que la BCE  a annoncé simultanément qu’elle lancerait des opérations d’absorption des liquidités, pour éviter tout risque inflationniste. La Fed a déjà mis en place ce type de dispositif. Ceci montre que l’épouvantail inflationniste est terrassable quand on le veut…et qu’il s’agit bien d’un mythe.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;"><a href="http://img.ffffound.com/static-data/assets/6/e14a68eb69a0b60c5be100db82e432e57205d8fa_m.jpg"><img class="alignnone" title="Crise financière" src="http://img.ffffound.com/static-data/assets/6/e14a68eb69a0b60c5be100db82e432e57205d8fa_m.jpg" alt="" width="187" height="186" /></a><br />
</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Pourquoi cette mesure est considérée comme un « virage sans précédent » ? Techniquement la BCE peut en effet racheter des titres publics aux banques, dans le cadre des opérations quotidiennes de « refinancement ». Mais cette possibilité n’avait jamais été utilisée pour racheter des titres publics de manière durable car c’est complètement contraire à l’esprit du traité de l’Union Européenne qui interdit le financement des dettes publiques par la Banque Centrale. Or à l’évidence si les banques secondaires cèdent leurs titres publics contre de la monnaie centrale sur une période indéterminée, cela revient à  ouvrir la boite de Pandore : tout Etat de la zone Euro pourrait émettre un nouveau titre de dette qui pourrait être achetée par toute  banque puisqu’elle  sait que la banque centrale l’acceptera sans condition, donc que c’est absolument sans risque.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Ce n’est néanmoins pas encore du « quantitative easing » nom technique politiquement correct pour « monétisation de la dette publique par achat direct de la Banque Centrale aux Etats émetteurs » ou encore « création monétaire par les Etats » ou encore « planche à billets ». Impossibilité juridique en Europe dans le traité de Lisbonne par son article 123 qui reprend l’article 104 du Traité de Maastricht. Mais opérations courantes pour les banques anglaise, américaine et japonaise.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Quelle est la différence ?  Sur le plan juridique, il faut modifier le traité de Maastricht pour le faire. Sur le plan économique c’est différent car les banques achètent les dettes publiques avec un taux d’intérêt et se refinancent en partie à un autre taux (moins élevé) ; elles se font du gras au passage, ce qui est d’ailleurs bien connu et accepté car il s’agit de redresser les comptes de ces acteurs</span><span style="font-family: Arial,serif;"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a></span><span style="font-family: Arial,serif;">. Et le « service de la dette », à savoir les intérêts payés chaque année pour son financement vient aggraver les déficits publics et sont comme on l’a vu (voir</span><span style="font-family: Arial,serif;"> « <a href="http://alaingrandjean.fr/2010/04/30/le-financement-des-retraites-la-dette-publique-et-la-dette-ecologique/" target="_blank">Le financement des retraites, la dette publique et la dette écologique</a></span><span style="font-family: Arial,serif;"><a href="http://alaingrandjean.fr/2010/04/30/le-financement-des-retraites-la-dette-publique-et-la-dette-ecologique/" target="_blank"> </a>»…)  à l’origine de l’effet boule de neige et de l’explosion de la dette publique.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Le Rubicon a été franchi certes pour des circonstances exceptionnelles mais il a été franchi. Réaffirmons que  ce franchissement contrairement à l’analyse qui était répandue n’est pas défavorable à l’Euro mais bien contraire, comme on l’avait dit ici, le sauve. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">L’Euro est sauvé… pour longtemps ? Rien n’est moins sûr. Comme le soulignent nombre d’observateurs les problèmes structurels de « gouvernance » de l’économie européenne ne sont pas résolus. Il n’y a rien à attendre des politiques de restriction budgétaire qui vont  évidemment aggraver la situation économique européenne sans pouvoir permettre aux entreprises européennes d’être compétitives  et durablement exportatrices  vers les pays émergents, qui se passent de plus en plus de nous.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">Il faut maintenant aller au bout de la logique et sortir de ce carcan invraisemblable qui condamne l’Europe au déclin. Tournons une page et changeons de modèle. Le redressement économique et financier de l’Europe est à notre portée si nous avons la lucidité, l’intelligence et le courage de remettre en cause nos dogmes. Je vous proposerai quelques pistes de ce changement de modèle <span style="text-decoration: line-through;">et vous invite à lire ce remarquable papier de Gaël Giraud (économiste de l’Ecole d’économie de Paris)</span>. EDIT : nous avons retiré l&#8217;article, pour conserver réserver l&#8217;exclusivité de sa publication à l&#8217;auteur. Désolé et merci à lui.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,serif;">EDIT 2 : Une version courte du papier de Gaël Giraud vient de paraître dans les Echos, vous pouvez la <a href="http://www.lesechos.fr/info/analyses/020536479961-monetiser-les-dettes-publiques-c-est-bien-augmenter-le-pouvoir-d-achat-c-est-mieux.htm" target="_blank">consulter ici.</a><br />
</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Alain Grandjean</p>
<div id="sdfootnote1">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Rappelons que les actifs « pourris » ne sont pas 	valorisés- de manière dérogatoire aux règles de comptabilité 	actuelles- à leur valeur de marché (qui est en gros nulle). Qui 	peut dire quelle est la juste valeur de ces actifs ?</span></span></p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"></span></span><span style="font-family: Arial,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Il n’est pas sûr néanmoins que l’opinion publique continue à 	accepter ses renflouements permanents, dont elle sent bien que c’est le contribuable qui va l’assumer, ce qui est vrai via le service de la dette publique…</span></span></p>
<p class="sdfootnote">
</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Dette publique : quelques leçons des 30 glorieuses</title>
		<link>http://alaingrandjean.fr/2010/05/09/dette-publique-quelques-lecons-des-30-glorieuses/</link>
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		<pubDate>Sun, 09 May 2010 12:52:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Crise financière]]></category>

		<category><![CDATA[Dette publique]]></category>

		<category><![CDATA[Finance]]></category>

		<category><![CDATA[Monétisation de la dette]]></category>

		<category><![CDATA[Régulation financière]]></category>

		<category><![CDATA[Économie]]></category>

		<category><![CDATA[création monétaire]]></category>

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		<description><![CDATA[ Pour analyser les effets de la monétisation de la dette publique, il est intéressant de se pencher sur une période de l’histoire française où cette pratique était monnaie courante, (qu’on me pardonne ce jeu de mot trop facile).
 
Rappelons tout d’abord que l’économie française s’est plutôt bien portée pendant cette période. La croissance du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[if gte mso 9]><xml> <o:OfficeDocumentSettings> <o:AllowPNG /> </o:OfficeDocumentSettings> </xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <w:WordDocument> <w:Zoom>0</w:Zoom> <w:TrackMoves>false</w:TrackMoves> <w:TrackFormatting /> <w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone> <w:PunctuationKerning /> <w:DrawingGridHorizontalSpacing>18 pt</w:DrawingGridHorizontalSpacing> <w:DrawingGridVerticalSpacing>18 pt</w:DrawingGridVerticalSpacing> <w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery>0</w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery> <w:DisplayVerticalDrawingGridEvery>0</w:DisplayVerticalDrawingGridEvery> <w:ValidateAgainstSchemas /> <w:SaveIfXMLInvalid>false</w:SaveIfXMLInvalid> <w:IgnoreMixedContent>false</w:IgnoreMixedContent> <w:AlwaysShowPlaceholderText>false</w:AlwaysShowPlaceholderText> <w:Compatibility> <w:BreakWrappedTables /> <w:DontGrowAutofit /> <w:DontAutofitConstrainedTables /> <w:DontVertAlignInTxbx /> </w:Compatibility> </w:WordDocument> </xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <w:LatentStyles DefLockedState="false" LatentStyleCount="276"> </w:LatentStyles> </xml><![endif]--> <span style="font-family: Arial;">Pour analyser les effets de la monétisation de la dette publique, il est intéressant de se pencher sur une période de l’histoire française où cette pratique était monnaie courante, (qu’on me pardonne ce jeu de mot trop facile).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Rappelons tout d’abord que l’économie française s’est plutôt<span> </span>bien portée pendant cette période. La croissance du PIB en volume par habitant est en moyenne de 4,1 % sur la période 1950-1973 ; le taux de chômage sur la même période est de 1,8 %. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Les inégalités sociales se sont réduites, des dispositifs sociaux efficaces ont été mis en place. Les crises<a name="_ftnref" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--></span></span></a> monétaires et<span> </span>financières étaient absentes du paysage. Il n’est pas question ici<span> </span>de tenter de faire de cette période un modèle à copier, juste de remettre en cause une idée reçue den matière monétaire, avec quelques données simples.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Regardons du côté de la<span> </span>planche à billets. Le <span> </span>compte du Trésor Public à la Banque de France pouvait jusqu’en 1973 être <span> </span>débiteur : <span> </span>la Banque France  pouvait donc faire des avances à l’Etat. Par ailleurs,<span> </span>dans cette période, <span> </span>le poids des billets (crées par la Banque de France) dans la masse<span> </span>monétaire<a name="_ftnref" href="#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[2]<!--[endif]--></span></span></a> était beaucoup plus important qu’aujourd’hui : 46% en 1950 contre un peu plus de 15% aujourd’hui. Quant aux dépôts à vue, une partie était issue en direct de la Banque de France par les comptes du Trésor : un fonctionnaire était payé par un chèque tiré sur le compte du Trésor à la Banque Centrale. D’autres acteurs privés avaient leur compte à la Banque de France, ce qui à ma connaissance ne se pratique plus. Bref la monnaie était créée de fait de manière significative<a name="_ftnref" href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[3]<!--[endif]--></span></span></a> par l’Etat et pour son compte. La monnaie centrale s’introduisait directement dans l’économie , ce qui n’est plus le cas aujourd’hui que pour la croissance de la masse des billets en circulation.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Cette « facilité » a-t-elle conduit à une dérive de l’inflation et à celle de la dette publique ? La réponse tient en deux séries statistiques et un petit rappel historique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<table class="MsoTableGrid" style="margin-left: 70pt; border-collapse: collapse; border: medium none;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 92.05pt; border: 1pt none; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">décennie</span></p>
</td>
<td style="width: 92.05pt; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">1950-</span></p>
</td>
<td style="width: 92.05pt; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">1960- </span></p>
</td>
<td style="width: 92.05pt; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">1970-</span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 92.05pt; border-right: 1pt none; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
</td>
<td style="width: 92.05pt; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
</td>
<td style="width: 92.05pt; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
</td>
<td style="width: 92.05pt; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 92.05pt; border-right: 1pt none; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">inflation</span></p>
</td>
<td style="width: 92.05pt; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">6,5%</span></p>
</td>
<td style="width: 92.05pt; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">3,9%</span></p>
</td>
<td style="width: 92.05pt; padding: 0cm 5.4pt;" width="92" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">8,9%</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">Une inflation de 4 %<span> </span>ce qui est la moyenne de la période 1953 à 1973 (il<span> </span>a quand même fallu quelques années pour purger les dépenses de guerre) est-ce vraiment intolérable ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">Les prix ont <span> </span>en revanche connu une vraie poussée au moment du choc pétrolier  :</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">1972 : 6,2%</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">1973 : 7,3%</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">1974 : 13,7% </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">Pour ceux qui ne se le rappellent pas, le prix du pétrole a connu une poussée vertigineuse dans la décennie 70 (il a été multiplié par 8 en dollars constants de 1973 à 1980). On peut comprendre que les prix à la consommation aient un peu suivis… On comprend mal en revanche l’obsession dogmatique qui veut faire croire que c’est la planche à billets qui est à l’origine de cette <span> </span>hausse des prix. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">Quant à la dette publique voilà son évolution de 1950 à 2000<span> </span>en pourcentage du PIB </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<table class="MsoNormalTable" style="width: 484pt; margin-left: 3.5pt; border-collapse: collapse;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="484">
<tbody>
<tr style="height: 23pt;">
<td style="width: 55pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 23pt;" width="55" valign="bottom">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 23pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 23pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 23pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
</td>
<td style="width: 234pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 23pt;" colspan="6" width="234">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Dette publique française de 1950 à 2000</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 23pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 23pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
</td>
</tr>
<tr style="height: 12pt;">
<td style="width: 55pt; border: 1pt solid windowtext; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="55" valign="bottom">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">année</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">1950</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">1955</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">1960</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">1965</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">1970</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">1975</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">1980</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">1985</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">1990</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">1995</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">2000</span></strong></p>
</td>
</tr>
<tr style="height: 12pt;">
<td style="width: 55pt; border-right: 1pt solid windowtext; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="55" valign="bottom">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">dette/PIB</span></strong></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">41%</span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">34%</span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">28%</span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">18%</span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">20%</span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">16%</span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">15%</span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">20%</span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">25%</span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">42%</span></p>
</td>
<td style="width: 39pt; padding: 0cm 3.5pt; height: 12pt;" width="39" valign="bottom">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">58%</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">A l’évidence jusqu’au choc pétrolier l’Etat français s’est donc désendetté tout en ayant la main sur la planche à billets. Et l’inflation a été maîtrisé à un niveau acceptable ( le chef économiste du FMI Olivier Blanchard a proposé récemment que le taux de 4% soit la nouvelle cible visé par la Banque Centrale, en lieu et place du 2% fétiche, cela me semble assez raisonnable).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">Pour nous résumer, les 30 glorieuses démontrent qu’il n’est pas nécessaire de mettre l’Etat sous tutelle des marchés pour qu’il maîtrise sa dette publique, tout en limitant l’inflation à<span> </span>un niveau raisonnable.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">Bref si les 30 glorieuses ont pêché ce n’est pas par la monnaie… Les points aveugles de cette période sont maintenant bien connus : une croissance qui se fait sur le dos des producteurs d’énergie et de matières premières (d’où la sidération quand l’OPEP a compris son pouvoir de marché) , une indifférence aux impacts écologiques du modèle de développement, un projet de reconstruction qui n’a pas vraiment embrayé sur un nouvel horizon.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">`</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">Mais, surtout la sortie de la crise pétrolière s’est accompagnée de la domination d’une nouveau modèle économique et financier, ultralibéral<a name="_ftnref" href="#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[4]<!--[endif]--></span></span></a>. Espérons que la crise actuelle va nous permettre de tourner une page plutôt sombre de notre histoire. On a opposé aux 30 glorieuses les 30 piteuses. Elles sont maintenant quadragénaires et c’est vraiment trop.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<div><!--[if !supportFootnotes]--></p>
<hr size="1" /><!--[endif]--></p>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn1" href="#_ftnref"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"> On s’habitue presque maintenant à la fatalité des crises monétaires et financières qui sont en fait apparues après la fin des accords de Bretton-Woods et le début des changes flottants et de la dérégulation financière.</span></p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn2" href="#_ftnref"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[2]<!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"> Masse monétaire M1 qui est le total des moyens de paiement (pièces de monnaie, billets, et comptes courants). Nous avons expliqué ave Gabriel Galand dans<span> </span>la Monnaie dévoilée pourquoi M1 était un meilleur indicateur de la masse monétaire que M3. </span></p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn3" href="#_ftnref"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[3]<!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"> Il faudrait prendre un peu de temps pour calculer cette part. Ce n’est pas indispensable à ma démonstration, car ce qui compte essentiellement<span> </span>c’est que l’Etat ait eu le droit de faire « tourner la planche à billets »</span></p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn4" href="#_ftnref"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[4]<!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"> Gaël Giraud (voir 20 propositions pour réformer le capitalisme) dirait, sans doute plus justement, libertarien. En un mot ce sont les idées défendues par F.Hayek et poussées par de nombreux think tanks issus de l’association du Mont-Pèlerin, et qui vont réussir à mettre au pouvoir Thatcher et Reagan. </span></p>
</div>
</div>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Monétiser la dette publique, pour mettre fin à la spéculation et redresser l’Europe, tout en évitant la crise énergétique (joli programme !)</title>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 19:43:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Crise financière]]></category>

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		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>

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		<description><![CDATA[ La crise actuelle a quelque chose d’hallucinant. Le système financier sauvé à grands renforts de mesures « non conventionnelles » (des aides publiques massives) vient attaquer les Etats affaiblis par ces mesures. Il faudrait maintenant que les Etats se disciplinent et fassent avaler aux citoyens qui n’en demandaient pas tant la pilule d’une rigueur incompréhensible, injuste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[if gte mso 9]><xml> <o:OfficeDocumentSettings> <o:AllowPNG /> </o:OfficeDocumentSettings> </xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <w:WordDocument> <w:Zoom>0</w:Zoom> <w:TrackMoves>false</w:TrackMoves> <w:TrackFormatting /> <w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone> <w:PunctuationKerning /> <w:DrawingGridHorizontalSpacing>18 pt</w:DrawingGridHorizontalSpacing> <w:DrawingGridVerticalSpacing>18 pt</w:DrawingGridVerticalSpacing> <w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery>0</w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery> <w:DisplayVerticalDrawingGridEvery>0</w:DisplayVerticalDrawingGridEvery> <w:ValidateAgainstSchemas /> <w:SaveIfXMLInvalid>false</w:SaveIfXMLInvalid> <w:IgnoreMixedContent>false</w:IgnoreMixedContent> <w:AlwaysShowPlaceholderText>false</w:AlwaysShowPlaceholderText> <w:Compatibility> <w:BreakWrappedTables /> <w:DontGrowAutofit /> <w:DontAutofitConstrainedTables /> <w:DontVertAlignInTxbx /> </w:Compatibility> </w:WordDocument> </xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <w:LatentStyles DefLockedState="false" LatentStyleCount="276"> </w:LatentStyles> </xml><![endif]--> <span style="font-family: Arial;">La crise actuelle a quelque chose d’hallucinant. Le système financier sauvé à grands renforts de mesures « non conventionnelles » (des aides publiques massives) vient attaquer les Etats affaiblis par ces mesures. Il faudrait maintenant que les Etats se disciplinent et fassent avaler aux citoyens qui n’en demandaient pas tant la pilule d’une rigueur incompréhensible, injuste <span> </span>et anti-économique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">La situation me fait penser à l’histoire de cette grenouille qui accepte de porter un scorpion sur son dos pour lui faire traverser une rivière. La grenouille refuse au début en disant au scorpion « tu vas me piquer ».<span> </span>Le scorpion répond : « ce serait contraire à mes intérêts ; si je te pique je me noie avec toi ». La grenouille, rassurée par ce raisonnement, accepte de porter le scorpion qui la pique au<span> </span>beau milieu de la rivière. Alors qu’elle ouvre des yeux désespérés et effarés, le scorpion, avant de mourir, <span> </span>lui dit : « que veux-tu, je suis un scorpion. »</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Les Etats n’ont pas su imposer à temps les mesures lourdes, en terme de régulation, <span> </span>qu’ils devaient obtenir en contrepartie des aides massives qu’ils ont accordées. Si l’Europe continue dans la voie complètement autiste qu’elle prend sous la direction de Trichet, le pire est probable. Des tensions sociales contagieuses,<span> </span>une dépression économique croissante, le retour du populisme et pour finir le chaos. Toute politique déflationniste comporte ces risques. C’est le chancelier Bruning qui a fait le lit d’Hitler.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Monétiser la dette publique, dans des proportions à bien évaluer (j’y reviendrai dans un prochain post) a au contraire les avantages considérables suivants :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoFootnoteText"><span style="font-family: Arial;">- mettre fin à la spéculation. C’est ainsi que pratique la FED. La FED, qui n’a jamais eu de pudeur de jeune fille, sait intervenir quand il faut<a name="_ftnref" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--></span></span></a>. Or dès que les<span> </span>marchés savent qu’il est dangereux de jouer, ils arrêtent. Le rachat des bons du Trésor directement par la FED est une pratique courante dont je n’ai jamais observé qu’elle était inflationniste. Comme déjà dit, elle est créatrice de bulles spéculatives, de hausse des prix de certains actifs, pas de hausse des prix généralisés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">- détendre immédiatement la pression exercée par les services de la dette sur les déficits publics et permet de retarder les mesures d’austérité qui vont ralentir l’économie, aggraver le chômage, aggraver les déficits et créer des tensions sociales insupportables</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">-permettre le financement d’un plan climat-énergie ambitieux qui permette de réduire rapidement notre<span> </span>dépendance et notre facture pétrolière et gazière, tout en réenclenchant la création d’emplois dans des secteurs d’avenir et en relançant la dynamique de négociation internationale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">-redonner un projet et de l’espoir dans une période dépressive.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Paradoxalement c’est certainement la seule manière de sauver l’Euro. Personne ne voit comment les Etats surendettés qui viennent de sauver la Grèce après avoir sauvé les banques pourraient résister aux attaques qui vont s’enchaîner de l’Espagne à l’Angleterre en passant par le Portugal et l’Italie, pour finir par l’Allemagne et la France. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"><br />
Je pense que la BCE va être obligée de céder à cette évidence et de franchir alors la ligne rouge de l’article 123 du traité de Lisbonne. Il sera alors évident qu’il s’agissait d’un dogme insensé. Et il pourra être possible de rebâtir un traité intelligent, parce que ce sera nécessaire. Ceux qui disent aujourd’hui qu’il ne faut pas franchir cette ligne rouge au motif que l’Euro pourrait en mourir font une erreur radicale. C’est l’inverse exact qui est vrai.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"><br />
Evidemment cette mesure ne peut suffire à elle seule. Comme je l’ai dit précédemment il ne s’agit pas de laisser filer les déficits publics primaires. Il ne faut  pas non plus se laisser écraser par la  puissance économique des pays émergents. Au fond n&#8217;allons-nous pas accoucher dans la douleur d&#8217;un nouveau modèle?<br />
</span></p>
<div><!--[if !supportFootnotes]--></p>
<hr size="1" /><!--[endif]--></p>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn1" href="#_ftnref"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"> <span> </span>Parfois bien trop, c’est un autre et important problème, la FED n’est pas un modèle à suivre sur tous les plans.</span></p>
</div>
</div>
<p><!--EndFragment--></p>
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