Le financement des retraites, la dette publique et la dette écologique

30 avril 2010 - Posté par Alain Grandjean - ( 9 ) Commentaires

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Le parallèle est souvent fait entre dette publique et dette écologique. La question du financement des retraites redonne de la vigueur à cette comparaison qui me semble pourtant dénuée de fondement. Particulièrement parce que la dette publique est un faux problème, dont la solution est simple comme de l’eau de source.

Dans le domaine comptable toute dette est contrepartie d’une créance, les deux s’annulant. C’est d’ailleurs en gros ce qui se passe quand la monnaie s’effondre, comme au temps de la république de Weimar. Les débiteurs se sont enrichis de la somme perdue par les créanciers. L’économie allemande dans son ensemble ne s’est pourtant pas effondrée à l’époque1. Au contraire, quand les ressources physiques viennent à manquer, comme sur notre bonne île de Pâques (Lire notre livre « C’est maintenant« . Ou en lire quelques critiques.), l’économie s’effondre. Un proverbe attribué2 à un sage indien le dit de belle manière : « Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché, alors on saura que l’argent ne se mange pas. »

La dette publique c’est une dette des administrations envers ses créanciers. Le passif des uns est égal à l’actif des autres. Supposons que cette dette soit tout simplement annulée. Les créanciers verraient une partie de leur épargne annulée. Cela leur serait déplaisant3, mais au même moment l’état de l’économie serait inchangé : il y aurait toujours des entreprises, des travailleurs, des machines, des savoir-faire, des ressources etc. Supposons plus modestement que l’inflation soit de 5 % ; cette épargne perdrait chaque année de la valeur, sans impact direct sur la capacité de l’économie à faire face aux besoins des français.

Plus précisément, il est intéressant de comprendre le mécanisme de formation de la dette publique française. Fin 1980 la dette publique était en gros de 500 milliards de francs, soit 75 milliards d’euros (et 20% du PIB). Fin 1990 , elle était de 275 milliards d’euros; le déficit public total primaire (c’est-à-dire le déficit avant paiement des intérêts) de la décennie 80 s’est élevé à environ 50 milliards d’euros. La croissance de la dette sur cette décennie, environ 200 milliards d’euros, est donc due pour 75% aux intérêts de cette dette.

Le même raisonnement s’applique sur la période 1980-2010 qui conduit à une dette de 1500 milliards d’euros, soit 80 % du PIB. Un petit tableau permet de voir d’où vient la situation de la dette publique actuelle.

Dette 1980Dette 2010Variation de la dette de 1980 à 2010

Total des soldes primaires

sur la période 1980-2010

Intérêts
75 Milliards d’euros1500 Milliards d’euros1425 Milliards d’euros250 Milliards d’euros1175 Milliards d’euros
   18%82%

Sur cette période on voit que la dette est principalement constituée à 80 % du paiement des intérêts et de leur capitalisation sur la période4. C’est l’effet boule de neige bien connu. Si les intérêts avaient été nuls sur la période la dette publique serait aujourd’hui de 325 milliards d’euros (75+250) soit moins de 20 % du PIB, comme en 1980.

Ces intérêts il faut bien les payer ?

C’est là que les choses se discutent vraiment. On sait que les banques centrales « refinancent » aujourd’hui les banques à des taux proches de zéro et qu’elles pourraient leur prêter à taux nul. Le cas actuel de la Grèce est assez frappant pour marquer les esprits : les banques prêtent à l’Etat grec à 9 % ce qu’elles empruntent à la banque centrale à 0. Il serait économiquement tout-à-fait possible (et il l’aurait été sur la période analysée) que la banque centrale prête à l’Etat français à taux nul. C’est juridiquement interdit en France depuis 1973 et contraire à l’article 104 du traité de Maastricht (article 123 du traité de Lisbonne). On y reviendra plus loin. Si la banque centrale avait prêté à taux nul à l’Etat français, et plus généralement aux administrations publiques, la dette publique serait aujourd’hui un sujet complètement marginal…

On ne peut refaire le passé ?

On ne peut refaire le passé mais on peut en tirer les leçons. Et proposer une solution qui résoud le problème de la dette publique. A chaque échéance de remboursement d’un instrument de dette (que ce soit un bon du trésor ou obligation) la dette est aujourd’hui renouvelée, reconduite (puisque les administrations voient leur endettement augmenter, elles ne peuvent faire autre chose que renouveler leurs dettes quand elles tombent à échéance et en souscrire de nouvelles). Il suffit que la banque centrale prête à l’Etat à taux nul le montant de ce renouvellement et le montant de l’endettement nouveau. On appelle cela « monétiser la dette ». Très rapidement5 les intérêts de la dette publique vont se réduire et la dette retrouver un niveau soutenable.

Cela change-t-il quelque chose dans le débat sur les retraites ?

Oui et c’est fondamental. Quand on réfléchit comme l’énarque qui ne sait pas compter de notre Ile de Pâques, on se dit que le paiement des retraites à un instant donné c’est un transfert de richesses réelles des actifs qui se privent de biens et de services pour les retraités.

En économie fermée il ne se pose que deux vraies questions :

1-A-t-on les richesses matérielles pour réaliser ce transfert (y a-t-il de l’eau et de la nourriture pour tous ? y a-t-il de l’énergie et des matières premières pour faire tourner les machines qui produisent les biens demandés pour tous, y a-t-il les entreprises pour réaliser la production et les services demandés, et de la main d’œuvre pour réaliser le travail manuel ?).

2-Les actifs sont-ils prêts à faire ce transfert vers les retraités, ou bien le gouvernement est-il prêt à les y obliger ?

Il ne saurait être question dans cette affaire de manque d’argent ou d’excès de dette, sauf, et c’est notre cas, si nous avons inventé les mécanismes assez tordus pour que ces questions se posent.

En économie ouverte, se posent deux autres questions :

1-A-t-on les moyens (en termes de production réelle à échanger) d’acheter à l’extérieur ce que nous voulons consommer ? Ce qui est la même question que la première ci-dessus dans un contexte qui n’est pas celui de l’autarcie.

2-Les mécanismes financiers de transfert sont-ils des obstacles à la compétitivité de nos entreprises exportatrices

(oui si on fait porter sur le prix de revient le poids des charges de retraite…).

Ces questions ne sont évidemment pas simples. Mais ce sont les vraies questions qui seraient débattues si la situation des finances publiques avaient été assainies comme nous le proposons ici.

Pourquoi cette solution ne se met pas en place ?

Parce qu’elle est contraire au traité de Maastricht et au traité de Lisbonne. Le traité de Maastricht est fondé sur le dogme selon lequel l’avance de la banque centrale à l’Etat (qui conduit à une création de monnaie) est inflationniste et doit être évitée. Instituer dans un traité un dogme infondé a été une grave erreur que nous paierons malheureusement très cher. Soit par l’explosion de l’Euro, ce qui n’est plus exclu, au vu de ce qui se passe en ce moment , soit par des tensions sociales et une augmentation de la misère totalement injustifiée.

Il faut donc étudier cette solution, voir quelles modalités elle peut prendre pour limiter les inconvénients qu’elle pourrait avoir, si elle n’était pas correctement encadrée. C’est à cette discussion que je vous invite maintenant.

A suivre.

Alain Grandjean

1 C’est d’abord les réparations de guerre puis la crise de 1929 qui a créé le chômage en Allemagne et l’ a conduite dans les bras d’Hitler.

2 C’est sans doute une attribution apocryphe.

3 On se rappelle que Keynes souhaitait l’euthanasie des rentiers, ce n’est pas ce que je propose ici !

4 Les calculs seraient à affiner, ils sont faits ici en ordre de grandeur.

5 Pour calculer cette durée il faut connaître la composition de la dette publique par durée.

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9 Responses to “Le financement des retraites, la dette publique et la dette écologique”

  1.   Agequodagix   3 mai 2010 à 8 h 59 min

    Donnez aux Etats la possibilité d’emprunter à taux normaux et la plupart se gaveront d’emprunts jusqu’à la limite imposée par leurs autorités de tutelle, pour relancer l’économie, payer les retraites, augmenter les répartitions de richesses, créer plus de justice sociale, et autres bienfaits dont un Etat ne peut se permettre de priver ses ouailles électrices.
    Alors, donnez aux Etats de l’argent gratuit…

  2. […] Le financement des retraites, la dette publique et la dette écologique […]

  3.   SolarJonathan   4 mai 2010 à 20 h 32 min

    Merci beaucoup pour cet article. C’est très intéressant.

  4. Oui je suis d’accord, le problème c’est le sens de la mesure. Si en payant un Etat n’arrive pas à se discipliner, qu’est-ce que ça serait avec une création monétaire ?

    Enfin, la création monétaire qui n’engendre pas de l’inflation, c’est une blague ? Voir la situation au Zimbabwe, une bonne inflation de 10000% par mois !

    Allez un peu de lecture :

    « Dix joueurs se réunissaient dans un salon. Pour plus de facilité, ils avaient coutume de prendre chacun dix jetons contre lesquels ils déposaient cent francs sous le chandelier, de manière à ce que chaque jeton correspondît à dix francs. Après la partie on réglait les comptes, et les joueurs retiraient du chandelier autant de fois dix francs qu’ils pouvaient représenter de jetons. Ce que voyant, l’un d’eux, grand arithméticien peut-être, mais pauvre raisonneur, dit: Messieurs, une expérience invariable m’apprend qu’à la fin de la partie je me trouve d’autant plus riche que j’ai plus de jetons. N’avez-vous pas fait la même observation sur vous-mêmes? Ainsi ce qui est vrai de moi est successivement vrai de chacun de vous, et ce qui est vrai de chacun l’est de tous. Donc nous serions tous plus riches, en fin de jeu, si tous nous avions plus de jetons. Or, rien n’est plus aisé; il suffit d’en distribuer le double. C’est ce qui fut fait. Mais quand la partie terminée, on en vint au règlement, on s’aperçut que les mille francs du chandelier ne s’étaient pas miraculeusement multipliés, suivant l’attente générale. Il fallut les partager, comme on dit, au prorata, et le seul résultat (bien chimérique!) obtenu, fut celui-ci: chacun avait bien le double de jetons, mais chaque jeton, au lieu de correspondre à dix francs, n’en représentait plus que cinq. Il fut alors parfaitement constaté que ce qui est vrai de chacun ne l’est pas toujours de tous.  »

    http://bastiat.org/fr/maudit_argent.html

    • Bonjour
      Le cas du Zimbabwe que vous citez fait partie des situations exceptionnelles dont je parle et qui ne peuvent servir de preuves. Il faut évidemment pour que la monétisation des dettes publiques ne soient pas inflationnistes un cadre démocratique et institutionnel qui fonctionne. D’autre part j’ai dit clairement qu’il fallait limiter le recours à cette mesure.
      L’apologue que vous citez me fait penser à celui-là : la coopérative de baby sitting de capitol hill, qui montre l’inverse… (voir http://www.chomage-et-monnaie.org/2003/10/la-theorie-monetaire-et-la-cooperative-de-baby-sitting-de-capitol-hill/). Il est issu d’un livre de Paul Krugman (« pourquoi les crises financières reviennent toujours? »).
      L’exemple de ce jeu concerne d’une part une situation où les jeux sont à somme nulle (pas d’activité nouvelle pouvant être générée par le supplément de monnaie) et d’autre part ne correspond pas vraiment à ma suggestion qui est un transfert de la création monétaire privée vers la monnaie publique à masse monétaire constante.
      Pour moi le problème n’est pas de « se discipliner » c’est d’orienter les acteurs économiques au mieux des intérêts généraux et particuliers, de court et de long terme.

  5.   surmely alain   8 mai 2010 à 20 h 42 min

    « Les caisses de l’Etat sont vides » : voyons d’un peu plus près ce qui signifie (et cache) cette affirmation.

    I) Le coût de la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers + l’injustice fiscale = 190 Milliards d’euros de manque à gagner par an

    -Le montant de la dette publique publique était,suivant des sources fiables,à la fin de l’année 2009 de 1489 milliards d’euros,soit 77,6 % du PIB(soit les 3 /4 des richesses produites annuellement par la France).Depuis 1980 l’Etat français a versé aux marchés financiers plus de 1150 milliards d’euros d’intérêts et continue à verser annuellement à ces organismes financiers 50 milliards d’euros au titre des intérêts de la dette.Ces 50 milliards correspondent à ce que l’on appelle la charge de la dette(intérêts seuls)tandis que 30 milliards sont versés au titre du capital remboursé.La charge de la dette est le 2 ème poste budgétaire de l’Etat.

    -L’Etat n’étant plus autorisé depuis 1973 à emprunter auprès de la banque de France,bien qu’elle soit propriété de l’Etat,et ne pouvant pas davantage emprunter à la Banque Centrale Européenne(depuis les accords de Maastricht de 1992)doit recourir également à des institutions privées,aux marchés financiers afin de financer ses besoins(investissements,frais de fonctionnement..etc).Ces établissements financiers-banques,organismes de crédit-créent ou émettent alors de la monnaie et demandent à leur créancier-à savoir l’Etat français-de leur verser,en sus du capital remboursé,des intérêts qui s’élèvent annuellement à 40 milliards d’euros(300 milliards d’intérêts annuels versés aux banques privées dans la zone euro),selon les calculs et chiffres avancés par la très sérieuse étude dûe à André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder(La dette publique,une affaire rentable.A qui profite le système ? Ed. Yves Michel, 2008).

    -C’est donc toute la collectivité domiciliée en France qui est contrainte de supporter le poids de plus en plus lourd de cette dette,à payer les frais liés à la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers.Le coût de cette dépendance s’élève annuellement à 90 milliards d’euros,l’Etat français ayant perdu le monopole(droit régalien par excellence)de l’émission monétaire,ce rôle étant dévolu à des institutions privées(pour l’essentiel)et l’Etat ne pouvant emprunter ni auprès de la banque de France ni auprès de la BCE les traités européens l’interdisant expressément.

    -A cette dépendance vis-à-vis des marchés financiers il faut ajouter un ensemble de mesures ou pratiques dûes à des particuliers ou sociétés privées qui relèvent de l’injustice fiscale.Ainsi,on estime(là encore nous en sommes réduits à des estimations mais les ordres de grandeur restent tout-à-fait significatifs)à 50 milliards d’euros le manque à gagner dû à l’évasion fiscale(pour échapper au fisc,à l’impôt)chaque année.Les niches fiscales(un ensemble de dispositions qui relèvent presque toutes de l’inéquité quand ce n’est pas l’injustice la plus inadmissible)représentent,à ce jour,un manque à gagner,pour l’Etat,de 50 milliards d’euros par an.Le « bouclier fiscal »,contrairement à certaines idées reçues,ne fait perdre à l’Etat, « que » 600 millions d’euros par an.Mais la symbolique dont il est porteur est très significative :l’Etat envoie des chèques aux montants non dérisoires,au nom du Trésor Public,à des gens déjà très riches.

    II) Mettre fin à la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers + mettre fin aux privilèges fiscaux = dette publique réglée en un peu plus de 5 ans malgré une conjoncture économique défavorable

    L’ensemble des dispositions-datant pour certaines des années 1970-et contraintes détaillées ci-dessus permettent d’estimer à 190 milliards annuels le manque à gagner,pour les finances publiques :dépendance vis-à-vis des marchés financiers pour moitié,l’autre moitié étant imputable à l’inégalité des Français devant l’impôt ou,si l’on préfère,à l’injustice fiscale.On peut pourtant estimer à environ cinq ans le temps nécessaire à l’Etat français pour régler la question de la dette publique.Pour ce faire,l’Etat doit tout d’abord reprendre le contrôle de l’émission monétaire-via la nationalisation des banques/organismes de crédit et la remise en cause des traités européens-afin de s’affranchir des marchés financiers.Les marchés financiers sont en train d’étrangler l’Etat français(ainsi que d’autres Etats)au moyen de l’explosion de la dette publique.Ensuite,il convient que l’Etat français mette un terme à ce que l’on peut appeler des privilèges fiscaux.Ces privilèges fiscaux sont,certes,un forme efficace de clientélisme électoral et une excellente méthode pédagogique inculquant l’incivisme comme la haine de l’intérêt général et de la patrie mais ils font désormais courir à la France des risques qu’il conviendrait de ne plus dissimuler à la population.En effet,le manque à gagner,que l’on peut estimer globalement à 200 milliards par an,actuellement supporté par l’ensemble de la population(sans-papiers compris)a fait exploser la dette publique et sa croissance est continue.Les efforts demandés à la population,encore récemment,ne suffiront pas à enrayer la croissance de cette dette.Il n’y aura pas le compte.Donc,il est prévu d’allonger la durée du travail,c’est-à-dire la durée des cotisations retraite,en repoussant l’âge de départ à la retraite,les salaires des fonctionnaires resteront bloqués,l’emploi sera davantage précarisé afin de satisfaire les exigences des entreprises elles-mêmes dépendant des établissements financiers auxquels elles versent des intérêts,l’ensemble des dépenses publiques seront encore diminuées(baisse des crédits pour l’éducation,la recherche,vente du patrimoine de l’Etat ..etc) car rendues responsables de la dette publique.Les dépenses publiques viennent d’ailleurs d’être gelées jusqu’en 2013.Il n’y aura toujours pas le compte étant entendu que la croissance,suivant les anticipations/estimations produites par des organismes tels que l’OCDE,sera presque nulle.Ansi,il sera nécessaire de faire appel au Dr Strauss-Khan qui,comme chacun sait désormais,est un expert pour appliquer la méthode du garrot.

    Un citoyen français qui a pris quelques heures pour voir d’un peu plus près ce que l’on entendait par « dette publique » et les moyens permettant de la régler à moins que la disparition de l’Etat ne soit déjà programmée.

  6. […] pour son financement vient aggraver les déficits publics et sont comme on l’a vu (voir « Le financement des retraites, la dette publique et la dette écologique »…) à l’origine de l’effet boule de neige et de l’explosion de la dette […]

  7. pour les échéances de la dette des PIGS? voir
    http://www.spiegel.de/fotostrecke/fotostrecke-54629-4.html

    Pour la FRANCE, il me semble avoir lu que le parlement limite l’échéance à un an

    ROBERT

  8. Ne faut-il pas combiner toute réforme territoriale avec le non cumul des mandats? Si chaque élu cumule deux postes, on peut alors diviser par deux le nombre de postes, sans trop pénaliser les élus. N’avez-vous pas l’impression que Nicolas Sarkozy, en réformant peu ou pas la fiscalité, la protection sociale, l’éducation et la structure territoriale, a abdiqué son mandat « la France d’après »?

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