Steve Keen un évènement à ne pas rater

13 août 2014 - Posté par Alain Grandjean - ( 6 ) Commentaires

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Un événement à ne pas rater. La venue de Steve Keen en France, à l’occasion du lancement de son livre « L’imposture économique »[1] publié par les Editions de l’Atelier.

L’imposture économique est la traduction du livre « coup de poing » de l’économiste australien Steve Keen paru en Australie et en Angleterre sous le titre Debunking Economics. Il déconstruit avec rigueur les idées répandues par la théorie dominante, et qui malheureusement sont la source principale d’inspiration des conseillers des gouvernements, de gauche ou de droite.

Il présente la théorie néoclassique, la remet en perspective historique et démonte une à une les grandes pièces de l’édifice dogmatique, démolissant des concepts qui font encore autorité alors qu’ils ont montré leur limite : la théorie de la demande, celle de l’offre, le concept même de capital, la concurrence parfaite, les rendements décroissants, la prétendue neutralité de la monnaie, le chômage « naturel », la prospérité qu’engendreraient les vices, etc.

Couverture de l'édition française du livre "L'imposture économique" par Steeve Keen

Couverture de l’édition française du livre « L’imposture économique » par Steeve Keen

 La force subversive du livre de Steve Keen repose sur le travail critique interne qu’il engage de façon inédite, sans jamais recourir à la critique externe. Pour chaque question traitée, il s’efforce de montrer que même des économistes dits « orthodoxes » sont d’accord avec lui. Si bien qu’on arrive en effet à trouver dans son livre tel ou tel spécialiste qui, un jour, a été suffisamment honnête pour « avouer » que tel aspect de la théorie ne tenait absolument pas la route.

Cet ouvrage « fondateur » pour l’économiste Gaël Giraud (qui signe la préface et assure la direction scientifique de la traduction), jette surtout les bases solides d’une « autre économie ». L’imposture économique invite à engager une réforme profonde de l’enseignement de l’économie. La traduction de ce livre s’inscrit dans l’actualité : en effet, des mouvements de contestations étudiants grandissent dans les universités qui dénoncent la domination d’un enseignement orthodoxe de l’économie de marché, et l’obstruction de débats sur les causes de la crise financière de 2007 et sur les raisons pour lesquels les économistes ne l’ont pas vu venir (en Grande Bretagne, à Cambridge, Manchester et Londres, en France, avec le collectif étudiants PEPS économie, par le Rethinking Economics, réseau de membres en Angleterre, USA, Inde, Italie, Israël, Brésil, et Chili).

Debunking Economics a reçu des critiques très élogieuses et a suscité de nombreux débats académiques lors de sa publication en anglais, mais reste méconnu en France. Destiné à un large public préoccupé par l’économie contemporaine, ce livre est un véritable antimanuel face au courant économique mainstream. Il fournira des éléments essentiels à tous ceux qui, contre la pensée unique, veulent faire évoluer (l’enseignement de) l’économie et cherchent d’autres directions que le simple commentaire de la doxa. Dans le contexte prévisible d’une autre dépression, ce livre est la gageure qu’un avenir meilleur est possible.

CONFÉRENCE-DÉBAT PUBLIC avec Steve KEEN et Gaël Giraud

Mercredi 08 Octobre – 19H00-21H30

Centre Sèvres, 35 bis rue de Sèvres 75006 PARIS 
Salle de l’auditorium et salle 4

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SÉMINAIRE DE RECHERCHE avec Steve KEEN et Gaël Giraud


Vendredi 10 Octobre de 19H à 21H30

Maison des Sciences Economiques de Paris, 106 – 112 Boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris

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TABLE RONDE « Les rebelles de la théorie économique » avec Steve KEEN, Gaël Giraud et deux autres intervenants. Débat organisé par Le Monde


Samedi 11 Octobre 2014 à 18h. 


L’économie aux Rendez-vous de l’histoire à BLOIS (Maison de la magie)

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[1] En librairie à partir du 9 octobre 2014 publié par Les Éditions de l’Atelier

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6 Responses to “Steve Keen un évènement à ne pas rater”

  1. Jeudi 14 août 2014 :

    Evolution du PIB au deuxième trimestre 2014 :

    France : 0 %.

    Italie : baisse de 0,2 %.

    Allemagne : baisse de 0,2 %.

    Allemagne : brutal coup de frein à la croissance au 2e trimestre.

    Le produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne a subi un brutal coup de frein au deuxième trimestre. Il a reculé de 0,2%, encore plus que prévu, selon un chiffre provisoire de l’Office fédéral des statistiques, Destatis.

    http://www.romandie.com/news/Allemagne-brutal-coup-de-frein-a-la-croissance-au-2e-trimestre/507448.rom

    François Hollande disait en 2012 : « En Europe, la crise est derrière nous. »

    Pauvre clown.

    En Europe, la crise est devant nous.

  2. En 2012, le candidat François Hollande avait envoyé son programme à tous les électeurs français.

    Je recopie un passage hilarant du programme de François Hollande :

    « Mon projet se fonde sur des hypothèses de croissance de notre économie, à la fois prudentes et réalistes.

    2012 : croissance de 0,5 %
    2013 : croissance de 1,7 %
    2014 : croissance de 2 %
    2015 : croissance de 2 – 2,5 %
    2016 : croissance de 2 – 2,5 %
    2017 : croissance de 2 – 2,5 %

    C’est la page 40 :

    http://www.scribd.com/fullscreen/79434607?access_key=key-1xhnedbgqcnq3j582g32&allow_share=true&escape=false&view_mode=scroll

    J’éclate de rire !

    Bien entendu, la France n’atteindra jamais ces chiffres pendant le quinquennat de François Hollande.

    Le plus rigolo, c’est que les ministres font encore semblant d’y croire.

    A la télévision, les ministres jouent la comédie, mais au fond d’eux-mêmes ils ne croient plus à toutes ces belles promesses de croissance entre 2 et 2,5 %.

    Et pendant cette comédie, le naufrage de la France continue.

    La France coule.

  3. Quel modèle?
    Basé sur la croissance des richesses produites?
    A quoi ça sert de faire un PIB mondial plus élevé, si ~1/8 des Hommes ont toujours faim?
    A quoi sert la croissance de la prédation naturelle?
    + de confort à l’occidentale? A quel prix?
    juste à rembourser les dettes? (qu’on a les moyens de régler…)
    + de guerres de maitrises des ressources? (IRAK, Libye, Afrique, gaz russo-iranien…) pour maintenir des PIB sur-naturels, par peur d’instabilités sociales?

    Le seul modèle éco de demain valable sera celui qui saura:
    -faire de l’emploi en décroissance du PIB (techniquement facile, sociétalement dur à vendre)
    -prendre en compte la ressource naturelle dans l’économie, car là est LE problème de sa gestion (on ne veut faire de fiscalité punitive alors qu’elle l’est déjà actuellement pour toute l’économie écologique!)

    Reste à conjuguer cela à la sauce Keynesienne et cie; sauce productiviste qui mérite donc un sérieux verdissement.
    Espérons que Steeve Keen s’attaque à cela.

    En attendant, la croissance permet la hausse d’embauche d’automatismes en usine. Tout va bien sur le front de l’emploi.

  4. Jeudi 21 août 2014 :

    Changement climatique : il faut se préparer au pire, selon les météorologues.

    Les spécialistes mondiaux du climat ont brossé un tableau apocalyptique de la météo des prochaines décennies lors d’un congrès international, qui s’est conclu jeudi à Montréal. Au programme : sécheresses, inondations et élévations du niveau des océans.

    Turbulences aériennes accrues, épisodes polaires et caniculaires toujours plus extrêmes, vagues géantes dans les océans : les spécialistes mondiaux du climat ont brossé un tableau apocalyptique de la météorologie des prochaines décennies lors d’un congrès international qui s’est conclu jeudi 21 août à Montréal (Canada).

    A l’initiative de l’Organisation météorologique mondiale, agence des Nations unies, un millier de scientifiques ont débattu autour du thème « la météo, quel avenir ? » à l’occasion de cette première conférence mondiale sur la météorologie. Près de dix ans après l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto qui visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre, la question n’est plus de savoir si le réchauffement de la Terre va avoir lieu. « Il est irréversible et la population mondiale continue d’augmenter, il faut que l’on s’adapte », observe Jennifer Vanos, de l’université Texas Tech.

    Davantage d’épisodes climatiques extrêmes.

    La première décennie du XXIe siècle a vu la température moyenne de la surface de la planète augmenter de 0,47 °C. Or une hausse de 1 °C génère 7% de vapeur d’eau en plus dans l’atmosphère, et comme l’évaporation est le moteur de la circulation des flux, une accélération des phénomènes météorologiques extrêmes est à prévoir. D’autant que les scénarios retenus par la communauté scientifique privilégient une hausse de 2 °C de la température moyenne à la surface de la Terre d’ici 2050.

    « Les nuages vont se former plus facilement, plus rapidement et les pluies vont être plus fortes », engendrant notamment davantage d’inondations soudaines, note Simon Wang, de l’université Utah State. D’une manière générale, relève ce chercheur américain, la hausse des températures va avoir « un effet d’amplification sur le climat tel qu’on le connaît actuellement ». Les épisodes de grand froid, tel le vortex polaire qui s’est abattu cet hiver sur une grande partie de l’Amérique du Nord, seront plus marqués, plus extrêmes, tout comme les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse, ajoute-t-il.

    « D’ici 2050, deux fois plus de temps en vol dans des turbulences »

    Le défi pour les météorologues est donc désormais d’inclure la « force additionnelle » créée par le réchauffement climatique dans des modèles de prévision toujours plus complexes, explique Simon Wang. Pour ce faire, les météorologues des prochaines décennies auront besoin d’ordinateurs surpuissants, actuellement extrêmement peu nombreux.

    Météorologue à l’université britannique de Reading, Paul Williams a par exemple dû recourir au superordinateur de l’université américaine de Princeton, l’un des plus puissants au monde, pour étudier les impacts du réchauffement climatique sur les jet streams, ces courants d’airs rapides situés à une dizaine de kilomètres d’altitude, où les avions de ligne évoluent.

    Après des semaines de calculs, son verdict est sans appel : « Le changement climatique donne plus de force à ces courants. (…) D’ici 2050, vous passerez deux fois plus de temps en vol dans des turbulences. » Tout en notant qu’actuellement, en moyenne, seulement 1% du temps de vol des avions commerciaux subit des turbulences, Paul Williams souligne que si la concentration de dioxyde de carbone augmente de façon exponentielle dans les prochaines années, « on ne sait pas comment les avions vont réagir » à ces masses d’air très agitées.

    L’élévation du niveau des mers pourrait atteindre 6 mètres.

    Et pas question de se rabattre sur le transport maritime pour voyager en toute quiétude: il faut en effet s’attendre à des vagues monstrueuses dans les océans. « Les compagnies de transport maritime rencontrent toujours plus de vagues énormes », dont certaines font 40 mètres de hauteur, alors qu’auparavant une hauteur de 20 mètres était exceptionnelle, dit Simon Wang, de l’université Utah State. « Ce n’est que le début du changement climatique, car les océans auront beaucoup plus d’impact en libérant davantage de chaleur et davantage de vapeur », avertit-il.

    D’autant que l’épaisse calotte glaciaire du Groenland a commencé à fondre et pourrait à terme – « pas avant le siècle prochain » – engendrer une hausse moyenne de six mètres du niveau des océans, rappelle Eric Brun, chercheur chez Météo France et auteur d’une récente étude sur le sujet. Face à tant de bouleversements, Jennifer Vanos, biométéorologue à l’université Texas Tech, estime qu’il y a urgence à modifier l’urbanisme des villes et les modes de vie en fonction de cette nouvelle réalité, afin de tenter de protéger les populations.

    http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/changement-climatique-il-faut-se-preparer-au-pire-selon-les-meteorologues_674829.html

  5. bonjour . si quelqu’un peut m’indiquer une adresse , une page ou je peux lire d’autres avis sur ce livre et son prix de vente . merci .

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