La chasse aux Dogmes

Posté le 2/12/2013

Avant de proposer des réformes de l’Euro et de sa gouvernance, il importe de bien identifier les erreurs doctrinales qui ont présidé à sa construction et plus généralement à la construction économique européenne actuelle. Cette analyse peut paraître ambitieuse, tant ces dogmes semblent incontournables car acceptés comme vérités révélées par la majorité des dirigeants de gauche ou de droite. Elle est essentielle pour éviter les risques de retomber dans les mêmes errements. Quant à la toute-puissance des dogmes, l’histoire nous montre qu’elle est heureusement toute-relative.

1 L’efficience des marchés, en particulier des marchés financiers

Toute une branche de l’économie théorique des travaux fondateurs de Léon Walras à ceux de Gérard Debreu vise à modéliser l’économie de marché et à identifier les conditions de son « optimalité » au sens de Pareto : une situation est optimale au sens de Pareto, quand il n’est pas possible d’améliorer la situation d’un des acteurs sans en défavoriser un autre. De cette abondante littérature, il ressort clairement que les marchés « réels » ne sont pas efficients parce qu’ils ne remplissent pas les conditions qui les rendraient tels. Pour autant l’Europe, dès le traité de Rome, s’est construite autour de l’idée centrale d’un marché intérieur, et du primat de la libre circulation des personnes, marchandises et capitaux. Elle a donné un pouvoir considérable à la direction de la concurrence, et contribué à la libéralisation progressive des services publics. Comme pour tous les dogmes que nous allons évoquer ici, tout est une question de mesure et d’ampleur : que l’économie de marché « fonctionne » globalement mieux qu’une économie où les prix sont déterminés de manière centralisée, il est peu de personnes pour contester ce fait. Mais faut-il faire de la concurrence un saint graal ? Ne voit-on pas les effets délétères pour l’Europe[i] de la concurrence de tous contre tous ?

Quant aux marchés financiers, leur efficience, au sens actuel,  a été modélisée par Eugène Fama[ii],  qui tente de relier la notion économique d’efficience[iii] au sens courant  de « bonne » allocation des ressources (capitaux, investissements) de sorte qu’on évite les gaspillages à celle d’information. Un marché est efficient au sens où les prix qu’il fournit aux intervenants sur ce marché révèlent toute l’information pertinente.

« A market in which prices always ‘fully reflect’ available information is called ‘efficient’ ». [iv]Sur un marché efficient, les actifs ne sont jamais sous-évalués ou surévalués. Si Eugène Fama a cru démontrer que les marchés financiers l’étaient,  c’est au prix d’hypothèses peu réalistes, non rencontrées dans la pratique. C’est surtout au prix d’une conception très abstraite de l’efficience.

Pour une critique détaillée de ce concept et de cette hypothèse, je renvoie au livre de Gaël Giraud[v] et à l’analyse très profonde de Nicolas Bouleau[vi] qui en présente un résumé dans son  blog. Je rappelle également les travaux de Benoît Mandelbrot, mathématicien inventeur des fractales. Il a  montré que les crises financières proviennent plus souvent et sont d’une plus grande ampleur que ce que prévoient les théories de l’efficience. Celles-ci supposent en général que les mouvements sur les marchés financiers obéissent à des lois de probabilité dites « normales » ; l’observation des faits montrent qu’il n’en est rien[vii].

Il n’est cependant pas nécessaire de lire ces travaux techniques pour constater l’inefficacité des dits marchés. Vu de haut, il est évident que les marchés financiers « n’allouent pas les capitaux » sur les opérations les plus utiles socialement et ne sont pas capables de fournir un cadre stable permettant à l’économie de fonctionner correctement.

C’est ce que montrent l’ampleur et la répétition des crises financières, depuis qu’ont été libérés, décloisonnés et déréglementés les marchés (le top départ ayant été donné par Richard Nixon, qui ouvrit le bal en décrochant le dollar de l’or et en ouvrant la porte aux changes flottants, souhaités par les libéraux, Milton Friedman en tête).

On comprend assez facilement que les conséquences et l’échec du communisme réel aient ôté l’envie de retourner dans un système où les prix seraient déterminés par une autorité centrale. Qu‘il faille recourir pour ce faire à des mécanismes de marché, pour toute une série de biens, cela semble acquis. Mais croire en l’infaillibilité des dits mécanismes, c’est précisément tomber dans le dogme. Les marchés ont des défaillances, de mieux en mieux répertoriées tant par la pratique que par la théorie. Dont acte ! Et bienvenu donc aux mécanismes de régulation publique.

2 La supériorité du libre-échangisme

Le débat entre libre-échange et protectionnisme est multi-séculaire. Il est à l’origine d’une littérature économique abondante qui montre là-aussi que la liberté des échanges ne peut être optimale dans la « vraie vie ». Peu importe, disent les libéraux : faisons tendre la vraie vie vers l’idéal des modèles. Exemple : si les « rigidités »  du marché du travail nuisent à l’efficacité supposée du libre-échange, ce qu’il faut c’est les supprimer. Ben voyons ! Je ne reprendrai pas ici les termes du débat mais vous propose plutôt quelques bonnes références[viii]. L’essentiel me semble être de réfuter l’idée selon laquelle les économistes seraient favorables au libre-échange et les citoyens plutôt contre, par manque de culture ou de capacité d’abstraction. La littérature théorique montre au contraire que les vertus du libre-échange sont plus que discutables et conditionnées à des hypothèses non vérifiées en réalité. La supériorité du libre-échange est donc un simple dogme. On peut (et on doit) imaginer des solutions qui permettent de protéger les pays d’une concurrence biaisée, par des conditions sociales ou environnementales indécentes, ou par une monnaie sous-évaluée[ix].

3 La nécessaire liberté des échanges de capitaux ou le dogme de l’interdiction du contrôle des capitaux

Depuis les années 70, la liberté des échanges de capitaux s’est transformée en dogme. L’Acte Unique européen  l’a actée en février 1986, comme l’une des libertés fondamentales, intangibles de l’Union Européenne. Toute restriction aux mouvements de capitaux est strictement interdite, aussi bien entre Etats membres qu’entre l’Union et les pays tiers. Le contrôle des changes apparaît maintenant comme une relique barbare.

C’est pour le moins curieux, quand on regarde les faits. Le pays qui a le moins mal résisté à la crise financière asiatique de 1998 n’est-ce pas la Malaisie qui a rétabli le contrôle des changes ? Dans des pays qui sont financés par des prêts internationaux à court terme, susceptibles de se déplacer à la moindre rumeur,  il est parfois nécessaire de recourir à cette pratique ? Ne fallait-il pas empêcher la fuite de 70 milliards d’euros au moment de l ‘attaque spéculative contre la Grèce ? Ne fallait-il pas y recourir à Chypre, quand l’Europe a lancé l’idée de saisir une partie des dépôts bancaires ?

Sur un plan plus général, n’est-il pas évident que le libre-échange des capitaux permet :

- le blanchiment d’argent dans des paradis fiscaux

- aux hedge funds de spéculer sans limite et de déstabiliser l’économie mondiale

- des attaques spéculatives contre les monnaies des pays, contraires à leur intérêt

Le FMI semble cependant amorcer un virage : « Il n’y a pas d’obligation de libéraliser les mouvements de capitaux dans les dispositifs réglementaires du FMI »[x].

En bref, la libre circulation des capitaux n’est pas un idéal économique. Recourir à des restrictions dans cette circulation n’a rien d’un crime, ni d’une faiblesse, mais s’impose dans de nombreuses situations.

4 La neutralité de la monnaie et l’origine exclusivement monétaire de l’inflation

Passons au dogme suivant selon lequel la monnaie serait neutre. Une émission monétaire « excessive » ne pourrait se traduire in fine qu’en hausse des prix et non en augmentation de l’activité économique. Inversement, l’inflation (au sens de hausse générale des prix des biens et services) ne serait que d’origine monétaire.

Ce dogme est lui aussi contraire aux faits les plus saillants. Si l’on considère l’émission de monnaie centrale, qui, dans les dernières années, a cru aux USA et en Europe de façon colossale, on ne voit pas de corrélation avec la hausse des prix (des biens et services) qui est restée bien sage depuis des décennies. Si l’on considère la monnaie endogène (créée par les banques commerciales, et représentée par M1 ou M2) ou si on prend un autre indicateur comme M3, on ne voit pas non plus le moindre lien avec la hausse des prix. Les graphiques suivants, même s’ils ne couvrent pas les mêmes périodes sont très illustratifs de cette absence de liens entre création monétaire et hausse du prix des biens et services.

Evolution de l’indice des prix à la consommation dans la zone euro 1961 – 2009 (source BCE)

Evolution de l’indice des prix à la consommation dans la zone euro 1961 – 2009 (source BCE)

 massemonétaire

m3

zoneeuro-basemonétaire

Cette théorie est tout bonnement fausse. Nous l’avons démontré, théoriquement et pratiquement il y a déjà quelques années, dans notre ouvrage « La monnaie dévoilée »[xi] . Non ! La monnaie n’est pas un voile sur les échanges : elle joue un rôle dans l’économie et, en particulier, ses conditions de création (en contreparties de dettes ou au contraires d’actifs permanents) ont un effet économique déterminant[xii]. Elle peut stimuler l’économie. Symétriquement,  l’idée propagée par le Prix Nobel Milton Friedman que « L’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu’elle est et qu’elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production » est tout simplement fausse. La hausse des prix des années 70 en Occident est clairement due au choc pétrolier, et n’a pas de rapport avec l’évolution de la masse monétaire…

5  L’interdiction faite aux Etats de bénéficier de la création monétaire

Dans la vision monétariste (à l’origine du dogme 4), si l’on veut éviter l’inflation, source (dans cette optique) de tous les drames économiques[xiii], il faudrait ôter cet instrument aux Etats, nécessairement (selon cette vision) prodigues et peu rigoureux dans le maniement de la « planche à billets ». Faute de quoi l’inflation serait fatale. Et elle dégénèrerait en hyper-inflation comme en Allemagne en 1923, en Amérique du Sud dans les années 80, en RDC dans les années 90 ou au Zimbabwé dans les années 2000. Si ces exemples montrent la nécessité d’un contrôle solide des émissions monétaires, il ne prouve en rien la thèse monétariste. L’inflation n’est pas toujours un mal absolu, si elle est contenue et elle n’est pas toujours d’origine monétaire. Elle ne dégénère pas toujours en hyperinflation.

En revanche priver l’Etat du pouvoir de création monétaire c’est l’obliger à se financer auprès des banques et marchés financiers. C’est lui imposer des charges d’intérêt qui, capitalisées, finissent par représenter une part significative du poids de la dette publique.  Sur la période 1979-2009, si l’Etat et les administrations publiques n’avaient pas eu à payer d’intérêts, la dette publique recalculée  comme (Dette observée en fin de période – Somme des intérêts sur la période, courbe grasse sur le graphique) se serait maintenue à environ 20% du PIB. Le cumul des déficits primaires additionné à la dette de début de période conduit à une dette de fin de période qui a cru en ordre de grandeur sur la période comme le PIB. Ce calcul montre que la croissance de la dette publique est donc due, au premier ordre, à la capitalisation des intérêts sur la période !

Au total, priver l’Etat du bénéfice de la création monétaire, est une assez mauvaise idée[xiv]

interets-endettement 

6 La nécessaire indépendance de la Banque Centrale ; son rôle limité à la maîtrise de l’inflation du prix des biens et services

Dès lors qu’on  refuse le dogme 4, on refuse aussi celui de l’indépendance de la Banque Centrale et de la limitation de son rôle. Preuve en est, pour les monétaristes, la longue période de « grande modération »[xv]. A l’évidence cette modération a plus été due au contre-choc pétrolier et à la montée de la concurrence internationale qu’à la politique monétaire occidentale, qui a au contraire préparé les conditions des crises financières en 2001 puis en 2008. S’il est nécessaire  pour de simples questions de gestion d’isoler clairement l’institut monétaire, il n’est pas du tout utile de le rendre indépendant du pouvoir politique et encore moins de limiter son action à la lutte contre la hausse des prix des biens et services. Politiques monétaires et budgétaires doivent être coordonnées (la réforme budgétaire suédoise des années 90, tant vantée, n’a été possible que par une action de la banque centrale visant à dévaluer la Couronne suédoise, pour atténuer le choc de la rigueur budgétaire). La banque centrale doit intégrer, dans ses choix,  l’activité économique, la parité monétaire, la variation des prix des actifs et enfin la parité extérieure de la monnaie…

En résumé, le dogme qui a été intégré dans le Traité de Maastricht doit être complètement abandonné.

Conclusion

Nous venons de passer en revue quelques-uns des dogmes les plus lourds qui ont présidé à l’élaboration du traité de Maastricht à l’origine de la gestion actuelle de la monnaie unique. Leur remise en cause nous permet de concevoir de nouvelles propositions ou mettre en lumière celles qui sont faites aujourd’hui pour sortir de l’impasse…

Alain Grandjean


[i] Voir le livre de Robert Salais qui montre comment s’est construite et structurée l’Europe autour de ces mythes. Le Viol d’Europe. Enquête sur la disparition d’une idée, de Robert Salais. PUF, 432 pages, 20 euros. Et voir la recension de sont livrehttp://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/21/comptes-et-legendes-de-l-union-economique-et-monetaire_3464251_3234.html
[ii] Ce qui lui a valu le prix Nobel en 2013. Il a lui-même reconnu par écrit que son modèle était  violemment contredit par les faits, avant de se raviser et de continuer, après 2008, comme si de rien n’était, à défendre ses idées.
[iii] Voir également l’analyse de Bernard Guerrien, www.bernardguerrien.com/Marcheefficient.doc
[iv] Fama E., « Efficient Capital Markets : A Review of Theory and Empirical Work » J. of Finance, Vol. 25, No. 2, May 1970, pp. 383-417.
[v] Illusion financière, Editions de l’atelier, 2012
[vi] http://nicolasbouleau.eu/critique-de-lefficience-des-marches-financiers/
[vii] Voir http://www.communication-sensible.com/articles/article0111.php et Une approche fractale des marchés, Benoît Mandelbrot, et les livres de Christian Walter, dont le plus accessible a été rédigé avec Michel de Pracontal, Le virus B, crise financière et mathématique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Walter)
[viii] Vingt propositions pour réformer le capitalisme, Par Gaël Giraud et Cécile Renouard, Flammarion, 2012, et les vidéos associées : http://www.20propositions.com/ L’article de Gaël Giraud : http://www.revue-projet.com/articles/plaidoyer-pour-un-protectionnisme-europeen/; Le livre Inévitable protectionnisme, Franck Dedieu, Benjamin Masse-Stamberger, Adrien de Tricornot, Gallimard. 2012 (voir sur notre blog http://alaingrandjean.fr/2012/01/23/inevitable-protectionnisme%E2%80%A6/…)
[ix] Voir par exemple http://www.chomage-et-monnaie.org/2011/12/05/entre-libre-echange-et-protectionnisme-classique-quelle-bonne-mesure/
[x] IMF Staff paper : « The liberalization and management of capital flows- An institutional view, le 14 novembre 2012
[xi] Gabriel Galand et Alain Grandjean, L’harmattan, 1997
[xii] Voir également 20 propositions pour réformer le capitalisme op. cité et illusion financière, op. cité
[xiii] Certes les épargnants sont les perdants d’une période inflationniste. Mais les jeunes souvent endettés ou susceptibles de l’être en sont les gagnants. Le bilan des avantages et  inconvénients de l’inflation, quand elle reste limitée et qu’elle ne dégénère pas en hyperinflation se discute.
[xiv] Voir http://fr.scribd.com/doc/85967566/Alain-Grandjean-Transfe%CC%81rer-le-be%CC%81ne%CC%81fice-de-la-cre%CC%81ation-mone%CC%81taire-a%CC%80-la-puissance-publique
[xv] Voir http://en.wikipedia.org/wiki/Great_Moderation

29 Responses to 'La chasse aux Dogmes'

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  1. Secka said,

    on décembre 4th, 2013 at 15 h 02 min

    Bonjour,
    J’aimerai avoir un éclaircissement sur le dogme de la neutralité de la monnaie plus précisément durant la période QE.
    Est ce que ce n’est le fait que les banques commerciales n’ont pas injecté de la liquidité suffisante dans l’économie réelle suite au renflouement par le fed qui a contribué à atténuer l’inflation des prix des biens réels? Si non est ce que le renflouement n’est pas totalement financier ce qui peut expliquer l’augmentation du chômage a un moment donné et la monté actuelle des prix des actifs? La banque centrale ne devrait pas imposer le taux de liquidité après renflouement à injecter dans l’économie réelle?
    Cordialement
    SL

  2. SELLES ANDRE said,

    on décembre 7th, 2013 at 21 h 34 min

    En lisant ce texte d’ Alain Grandjean, j’en ressors comme souvent effaré !
    Comment ? Même si je ne suis pas un spécialiste, pas même un amateur de considérations économiques, je ne peux pas ne pas voir :
    - Que les économistes sont des bâtisseurs de théories, qui contrairement aux physiciens par exemple, sont totalement irresponsables de la pertinence de leurs travaux, n’ayant à en assumer aucune conséquences. Que leurs théories expliquent un peu beaucoup ou pas du tout les faits quotidiens ou critiques de l’ économie réelle, peu importe : ils peuvent continuer de se congratuler ou prétendre au graal du Nobel .Contrairement aux physiciens dont les engagements se traduisent par le bon fonctionnement des machines dues à leur inventivité, du fardier de Cugnot au robot martien Curiosity en passant par les réacteurs nucléaires ( hum !!) , les processeurs de nos ordinateurs ou un cœur artificiel …
    - Que le traité de Maastricht a été « vendu » au peuple votant sur un mode politique ( ah ! les valeurs de l’ euro unique , la solidarité entre pays jadis ennemis mortels , le respect et la prospérité par la libre circulation des personnes) faux nez du noyau dur des 6 dogmes coordonnés fondateurs exposés par A.Grandjean ( infaillibilité et efficience des marchés , supériorité du libre-échange, interdiction du contrôle des capitaux, neutralité de la monnaie et origine exclusivement monétaire de l’inflation , L’interdiction faite aux Etats de bénéficier de la création monétaire, La nécessaire indépendance de la Banque Centrale ; son rôle limité à la maîtrise de l’inflation du prix des biens et services )
    - Que les politiques ont le triste privilège de ne jamais évaluer les résultats de leurs décisions, ni revenir sur des décisions antérieures (une évidence nécessaire pour les honnêtes scientifiques).Aussi leur est–il interdit d’avouer une quelconque erreur de conception ou de choix politique.
    Ces politiques par conséquent, plutôt qu’oser une pensée originale argumentée sur l’ ensemble des réflexions et argumentations piochées dans la société civile, ne sont-ils pas devenus dépendants des consensus mous du milieu ( médiatico-politico-financier ) où ils évoluent, entourés d’ escouades de conseillers qui jouent leur carrière en louvoyant dans la bien-pensance du politiquement et médiatiquement correct et assaillis par des lobbys voués au court-termisme de leur intérêt immédiat ?
    Quelle est alors la probabilité qu’ils lisent les propositions des hommes justes, puis qu’ils tentent d’en inscrire les bonnes réflexions dans leurs actes ?
    Pourtant un lobby populaire, le mouvement Roosevelt 2012, a fait un effort de communication auprès du gouvernement actuel qui l’a reçu ( ouverture ou jeu politique ?) … avec un résultat apparemment piètre …
    Alors ? Le gouvernement Hollande serait-il « coincé » par une Europe dont les partenaires seraient encore beaucoup plus aveuglés par le dogme que l’équipe française (pour les Britanniques qui ont pour catéchèse la prééminence de la seule finance, cela est hélas manifeste), ou bien est-ce la motivation française qui serait borgne ? Notre François ne devrait-il pas s’inspirer de son Saint Homonyme pour mettre un coup de pied politique dans la fourmilière du libéralisme dogmatique, quand son voisin papal vient d’y mettre un coup de pied moral ?
    Et pour l’y encourager, une expression populaire de type Avaaz ne pourrait –elle être utilisée pour « exiger » du gouvernement une participation à un débat médiatique à propos de ces 6 dogmes ?
    Emission du type : « EN VOTANT » (le traité de Maastricht en 1992), saviez-vous que ( votre vote impliquait un assentiment à 6 dogmes qu’ il convient de reconsidérer ). Les journalistes y trouveraient l’occasion de montrer une certaine consistance, le gouvernement un soutien populaire à ce jour défaillant, et le peuple une perspective politique positive. Seuls les milieux bancaires (du moins le haut de la pyramide) pourraient trouver à y redire, mais il faudra bien qu’ils se mettent un jour au service de tous et leurs privilèges d’aujourd’hui sont devenus indéfendables.
    bref si le chasseur de dogme doit se révéler utile , son tableau de chasse doit ne pas rester confidentiel : avez vous d’autres idées pour le médiatiser ?

  3. BA said,

    on décembre 12th, 2013 at 14 h 55 min

    Etats-Unis :

    La banque centrale des Etats-Unis achète chaque mois 85 milliards de dollars d’obligations :

    - 45 milliards de dollars d’obligations de l’Etat US

    - 40 milliards de dollars de titres adossés à des crédits hypothécaires immobiliers.

    En 2006, le total des actifs de la Fed était d’environ 800 milliards de dollars.

    En 2013, le total des actifs de la Fed est d’environ 3750 milliards de dollars !

    Japon :

    La banque centrale du Japon (BoJ) achète chaque mois 7000 milliards de yens d’obligations de l’Etat japonais.

    « La BoJ alimente un spectaculaire programme d’assouplissement quantitatif. Chaque mois, elle achète sur le marché pour 7.000 milliards de yens d’obligations d’Etat nippones. »

    Europe :

    La banque centrale européenne a agi directement, et aussi indirectement.

    - Directement : la BCE a racheté 241 milliards d’euros d’obligations des Etats européens périphériques.

    - Indirectement : la BCE a prêté aux banques privées européennes 1019 milliards d’euros. Durée du prêt : 3 ans. Taux d’intérêt : 1 %.

    Avec cet argent, les banques privées européennes n’ont pas prêté au secteur privé, mais en revanche elles ont acheté des centaines de milliards d’euros d’obligations d’Etat.
    Les banques privées espagnoles ont acheté des centaines de milliards d’obligations de l’Etat espagnol.
    Les banques privées italiennes ont acheté des centaines de milliards d’obligations de l’Etat italien.
    Etc.

    « Les banques bénéficiaires de cette manne l’ont toutefois utilisée principalement pour acheter des obligations d’Etat, a expliqué M. Draghi, et les fonds n’ont pas nécessairement alimenté l’économie. »

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/05/comme-prevu-la-bce-laisse-ses-taux-inchanges_3526260_3234.html

    Conclusion :

    La banque centrale des Etats-Unis, la banque centrale du Japon, la banque centrale européenne sont devenues folles.

    Elles ont créé des gigantesques bulles obligataires.

    Quand ces gigantesques bulles obligataires éclateront, tous ces pays connaîtront un effondrement économique et financier.

  4. BA said,

    on décembre 18th, 2013 at 7 h 58 min

    Décidément, l’Allemagne est en train de construire une Europe allemande.

    Lisez cet article :

    Europe : austérité, acte III en vue !

    Berlin va proposer des « contrats de compétitivité et de croissance ». Une façon de modeler encore l’Europe à l’image de l’Allemagne.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20131217trib000801475/europe-austerite-acte-iii-en-vue-.html

  5. BA said,

    on décembre 19th, 2013 at 8 h 40 min

    Lisez cet article hilarant :

    Avant de se retrouver à 28, les ministres de la seule zone euro s’étaient réunis mardi soir pour se mettre d’accord concernant le « filet de sécurité » public, ou « backstop » à mettre en place pour que le système puisse fonctionner en attendant que le fonds atteigne sa pleine capacité, qui devrait être de 55 milliards d’euros en 2026.

    http://www.romandie.com/news/n/Accord_majeur_des_Europeens_sur_l_union_bancaire91191220130244.asp

    J’éclate de rire !

    Si tout va bien, le fonds européen atteindra 55 milliards d’euros en 2026 !

    Le total du bilan de BPCE est de 1145,7 milliards d’euros.

    Le total du bilan de la Société Générale est de 1254,1 milliards d’euros.

    Le total du bilan du Crédit Agricole est de 1770,9 milliards d’euros.

    Le total du bilan de BNP est de 1855,6 milliards d’euros.

    Et je ne vous parle pas des banques espagnoles.

    Et je ne vous parle pas des banques italiennes.

    Etc.

    Ce nouveau fonds, c’est encore un fonds complètement pipeau, qui sera comme les fonds précédents : il sera incapable de résoudre les problèmes bancaires européens.

    Les fonds européens, c’est nul, c’est inefficace, mais ça permet aux européistes de continuer à nous jouer du pipeau.


  6. on décembre 20th, 2013 at 10 h 54 min

    [...] faire de la concurrence un saint graal ? Ne voit-on pas les effets délétères pour l’Europe[i] de la concurrence de tous contre [...]

  7. BA said,

    on décembre 22nd, 2013 at 14 h 51 min

    En Europe, nous sommes en train de vivre une régression sociale historique.

    Toutes les belles promesses des partisans de la construction européenne ont été détruites par le monde réel.

    Chiffres Eurostat d’octobre 2013 :

    Grèce : 27,3 % de chômage
    Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 54,8 % de chômage

    Espagne : 26,7 % de chômage
    Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 57,4 % de chômage

    Croatie : 17,6 %
    Chez les jeunes : 52,4 %

    Chypre : 17 %
    Chez les jeunes : 43,3 %

    Portugal : 15,7 %
    Chez les jeunes : 36,5 %

    Slovaquie : 13,9 %
    Chez les jeunes : 31,5 %

    Bulgarie : 13,2 %
    Chez les jeunes : 28,8 %

    Irlande : 12,6 %
    Chez les jeunes : 26 %

    Italie : 12,5 %
    Chez les jeunes : 41,2 %

    Voici quelques exemples de cette régression sociale historique :

    France : avec un million de bénéficiaires, les Restos du cœur battent un triste record d’affluence.

    C’est un bien triste record. Et tout un symbole. Un mois à peine après l’ouverture de la 29e campagne hivernale, et pour la première fois dans l’histoire de l’association, le cap du million d’inscrits a été franchi.

    http://www.rfi.fr/france/20131220-france-un-million-restos-coeur-battent-triste-record-affluence

    Grèce :

    Près d’un tiers des Grecs sans couverture sociale.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/09/pres-d-un-tiers-des-grecs-sans-couverture-sociale_3528051_3214.html

    Economie de guerre au Portugal.

    Le Portugal est un pays exsangue. Le chômage officiel, qui approchait les 20%, a diminué ces deux derniers trimestres «à la faveur» d’une baisse de la population active. Celle-ci est le fruit d’une émigration de masse dont les flux atteignent, voire dépassent, ceux des années 60 qui avaient vu un grand exode des Portugais, fuyant la misère, la dictature et la guerre coloniale. La moitié des chômeurs ne bénéficie pas d’allocation chômage, et on compte par milliers les exclus du revenu minimum d’insertion, des allocations familiales ou du complément social vieillesse.

    http://www.liberation.fr/monde/2013/12/10/economie-de-guerre-au-portugal_965506

    La reprise en Espagne ? Un grand nombre d’Espagnols ne la voit pas.

    « C’est bientôt Noël. Mes enfants vont me demander des cadeaux. Je fais comment ? », se désole Esmeralda Inglés venue, sans l’avouer à son mari et à ses enfants, prendre son petit déjeuner dans le centre d’accueil Caliu de Barcelone et chercher de quoi les nourrir.

    http://www.boursorama.com/actualites/la-reprise-en-espagne–un-grand-nombre-d-espagnols-ne-la-voit-pas-1f1de6234193e59438220f18c0385d12

    Italie : le patronat inquiet pour la cohésion sociale.

    Le patronat italien a mis à son tour en garde jeudi contre les risques de troubles sociaux qui menacent le pays, et ce malgré les signes d’une sortie de la crise économique.

    La Cofindustria, qui regroupe près de 150.000 entreprises italiennes, a revu en baisse jeudi ses prévisions économiques et table désormais sur une contraction de 1,8% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre un repli initialement prévu de 1,6%.

    « Le principal risque réside dans l’éclatement de la cohésion sociale en raison de l’augmentation des manifestations organisées par des groupes qui prônent la désobéissance et le renversement des institutions », a déclaré la branche responsable des prévisions économiques au sein de la Cofindustria.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/italie-le-patronat-italien-inquiet-pour-la-cohesion-sociale-938440.php

  8. PH said,

    on décembre 22nd, 2013 at 16 h 56 min

    Je me demande comment on peut s’attaquer aux dogmes économiques, lorsqu’on propage le dogme que le nucléaire, serait dangereux, qu’il ne serait pas renouvelable, qu’il faut en sortir etc.

  9. A-J Holbecq said,

    on décembre 26th, 2013 at 21 h 19 min

    Merci Alain pour ce rappel, je vais diffuser au maximum dès après la fin de cette période de vacances.

    L’idée AVAAZ d’André Selles me semble une bonne idée … à votre disposition pour essayer avec toi (ou avec vous) de la formuler dans le cadre AVAAZ

    Bon bout d’an
    AJ

  10. BA said,

    on janvier 2nd, 2014 at 21 h 20 min

    Lundi 8 juillet 2013 :

    La Lettonie refuse à son peuple un référendum sur l’adhésion à l’euro.

    express.be/business/fr/economy/la-lettonie-refuse-a-son-peuple-un-referendum-sur-ladhsion-leuro/192791.htm

    Selon un sondage réalisé en Lettonie, 20 % des Lettons sont favorables au passage à l’euro, et 60 % des Lettons sont opposés au passage à l’euro.

    Vendredi 27 décembre 2013 :

    60% des Lettons ne se réjouissent pas du passage à l’euro de leur pays le 1er janvier prochain.

    Dans quelques jours, et après l’Estonie en 2011, la zone euro accueillera un 18ème membre : la Lettonie. Mais selon les sondages, l’adoption de l’euro le 1er janvier prochain ne réjouit guère le peuple letton. Le passage à la monnaie unique n’en réjouit qu’un cinquième, tandis que 60% des deux millions de personnes qui composent la population y sont opposés.

    http://www.express.be/business/fr/economy/60-des-lettons-ne-se-rejouissent-pas-du-passage-a-leuro-de-leur-pays-le-1supersup-janvier-prochain/200339.htm

    Conclusion :

    - il n’y a pas eu de référendum en Lettonie concernant le passage à l’euro.

    - La construction européenne est anti-démocratique. Mais ça, on le savait déjà.

  11. BA said,

    on janvier 4th, 2014 at 12 h 52 min

    En Europe, nous sommes en train de vivre une régression sociale historique.

    Toutes les belles promesses des partisans de la construction européenne ont été détruites par le monde réel.

    Chiffres Eurostat d’octobre 2013 :

    Grèce : 27,3 % de chômage
    Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 54,8 % de chômage

    Espagne : 26,7 % de chômage
    Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 57,4 % de chômage

    Croatie : 17,6 %
    Chez les jeunes : 52,4 %

    Chypre : 17 %
    Chez les jeunes : 43,3 %

    Portugal : 15,7 %
    Chez les jeunes : 36,5 %

    Slovaquie : 13,9 %
    Chez les jeunes : 31,5 %

    Bulgarie : 13,2 %
    Chez les jeunes : 28,8 %

    Irlande : 12,6 %
    Chez les jeunes : 26 %

    Italie : 12,5 %
    Chez les jeunes : 41,2 %

    Voici quelques exemples de cette régression sociale historique :

    France : avec un million de bénéficiaires, les Restos du cœur battent un triste record d’affluence.

    C’est un bien triste record. Et tout un symbole. Un mois à peine après l’ouverture de la 29e campagne hivernale, et pour la première fois dans l’histoire de l’association, le cap du million d’inscrits a été franchi.

    http://www.rfi.fr/france/20131220-france-un-million-restos-coeur-battent-triste-record-affluence

  12. BA said,

    on janvier 4th, 2014 at 13 h 05 min

    Grèce :

    Près d’un tiers des Grecs sans couverture sociale.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/09/pres-d-un-tiers-des-grecs-sans-couverture-sociale_3528051_3214.html

  13. BA said,

    on janvier 4th, 2014 at 13 h 06 min

    Portugal :

    Economie de guerre au Portugal.

    Le Portugal est un pays exsangue. Le chômage officiel, qui approchait les 20%, a diminué ces deux derniers trimestres «à la faveur» d’une baisse de la population active. Celle-ci est le fruit d’une émigration de masse dont les flux atteignent, voire dépassent, ceux des années 60 qui avaient vu un grand exode des Portugais, fuyant la misère, la dictature et la guerre coloniale. La moitié des chômeurs ne bénéficie pas d’allocation chômage, et on compte par milliers les exclus du revenu minimum d’insertion, des allocations familiales ou du complément social vieillesse.

    http://www.liberation.fr/monde/2013/12/10/economie-de-guerre-au-portugal_965506

  14. BA said,

    on janvier 4th, 2014 at 13 h 11 min

    Espagne :

    La reprise en Espagne ? Un grand nombre d’Espagnols ne la voit pas.

    « C’est bientôt Noël. Mes enfants vont me demander des cadeaux. Je fais comment ? », se désole Esmeralda Inglés venue, sans l’avouer à son mari et à ses enfants, prendre son petit déjeuner dans le centre d’accueil Caliu de Barcelone et chercher de quoi les nourrir.

    http://www.boursorama.com/actualites/la-reprise-en-espagne–un-grand-nombre-d-espagnols-ne-la-voit-pas-1f1de6234193e59438220f18c0385d12

  15. BA said,

    on janvier 4th, 2014 at 13 h 12 min

    Italie :

    La pauvreté à des niveaux records en Italie.

    La pauvreté n’a jamais été aussi répandue en Italie depuis au moins 1997, montre un rapport sur la cohésion sociale publié lundi par l’institut de la statistique, Istat.

    http://www.challenges.fr/monde/20131230.REU9318/la-pauvrete-a-des-niveaux-records-en-italie.html

  16. Olivier64 said,

    on janvier 6th, 2014 at 20 h 58 min

    Excellent. Clarté de l’analyse, justesse du raisonnement. Avec A.G. (gràace aussi à al alecture de « C’est mmaintenant ») j’ai compris combien il était possible et nécessaire de comprendre, de manière cartésienne, le rôle de la monnaie pour comprendre le monde de l’économie, dans lequel nous sommes immergés..

  17. BA said,

    on janvier 8th, 2014 at 15 h 13 min

    Evolution des sondages en Italie durant l’année 2013 :

    Question : « Voulez-vous revenir à la lire ? »

    Réponse en avril 2013 :
    Oui : 44 % des personnes interrogées.
    Non : 48 % des personnes interrogées.

    Octobre 2013 :
    Oui : 48 %.
    Non : 45 %.

    Décembre 2013 :
    Oui : 49 %.
    Non : 44 %.

    En Italie, les courbes se sont croisées.

    Aujourd’hui, la majorité des Italiens veulent revenir à la lire. Et les partisans du retour à la lire sont de plus en plus nombreux.

    Nous allons devoir regarder à la loupe les résultats des élections européennes du 25 mai 2014 en Italie.

    http://scenarieconomici.it/sondaggio-scenarieconomici-20-dicembre-2013-sarebbe-favorevole-alla-reintroduzione-di-una-valuta-nazionale-si-49-no-44-un-partito-anti-euro-potrebbe-valere-il-24/

  18. BA said,

    on janvier 15th, 2014 at 15 h 17 min

    Aujourd’hui, en Europe, il n’y a plus aucune locomotive.

    Aujourd’hui, même la soi-disant « locomotive » allemande est en train de s’arrêter.

    Mercredi 15 janvier 2014 :

    Allemagne : tirée par la consommation, la croissance a été de 0,4 % en 2013.

    Selon les premières estimations de Destatis, le PIB allemand a cru de 0,4 % l’an dernier. Son plus faible niveau depuis 2009.

    L’Allemagne a connu l’an dernier une croissance très faible de 0,4 %. C’est ce qu’a annoncé ce matin Destatis, l’office fédéral des statistiques, qui communiquait ce mercredi matin ses premières estimations pour le PIB 2013. Si l’on exclut la forte récession de 2009 (-5,9 %), c’est le plus faible taux de croissance du pays depuis 2003. En 2012, la croissance allemande avait atteint 0,7 %.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140115trib000809600/allemagne-tiree-par-la-consommation-la-croissance-a-ete-de-04-en-2013.html

    Evolution du PIB de l’Allemagne :

    2009 : le PIB baisse de 5,9 %.
    2010 : le PIB augmente de 4,2 %.
    2011 : le PIB augmente de 3 %.
    2012 : le PIB augmente de 0,7 %.
    2013 : le PIB augmente de 0,4 %.

  19. BA said,

    on janvier 22nd, 2014 at 13 h 52 min

    Les prêts des banques européennes au secteur privé sont en bleu :

    http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2014/01/November%20Eurozone%20Loan%20Creation.jpg

    Ce graphique montre que le LTRO (1019 milliards d’euros) est un échec total : les banques européennes prêtent de moins en moins au secteur privé.

    En Europe, les prêts au secteur privé s’effondrent.

    L’économie réelle n’a pas du tout profité des 1019 milliards d’euros du LTRO.

    En réalité, que font les banques européennes des 1019 milliards d’euros que leur a prêtés la BCE en décembre 2011 et en février 2012 ?

    Réponse : plutôt que de prêter au secteur privé, chaque banque préfère prêter à son Etat.

    Conséquence : pour plusieurs Etats européens, la dette publique a commencé à baisser.

    Mais en revanche, pour d’autres Etats, la dette publique continue à augmenter.

    Mercredi 22 janvier 2014 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du troisième trimestre 2013.

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,310 milliards d’euros, soit 171,8 % du PIB. Ces deux chiffres sont en hausse.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2068,722 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 210,965 milliards d’euros, soit 128,7 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

    4- Irlande : dette publique de 204,696 milliards d’euros (en hausse), soit 124,8 % du PIB (en baisse).

    5- Chypre : dette publique de 18,403 milliards d’euros, soit 109,6 % du PIB. Ces deux chiffres sont en hausse.

    6- Belgique : dette publique de 393,603 milliards d’euros, soit 103,7 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

    7- Espagne : dette publique de 954,863 milliards d’euros, soit 93,4 % du PIB. Ces deux chiffres sont en hausse.

    8- France : dette publique de 1900,848 milliards d’euros, soit 92,7 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1431,399 milliards de livres sterling (en hausse), soit 89,1 % du PIB (en baisse).

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22012014-AP/FR/2-22012014-AP-FR.PDF

  20. BA said,

    on janvier 25th, 2014 at 7 h 20 min

    Au Royaume-Uni, les LibDems sont un parti libéral, classé à droite. Les LibDems sont un parti favorable à la construction européenne.

    Le Parti Travailliste est un parti classé à gauche, et il est lui-aussi favorable à la construction européenne.

    Coup de tonnerre ! Les LibDems et le Parti Travailliste viennent de faire alliance à la Chambre des Lords pour empêcher l’organisation d’un référendum sur l’Union Européenne !

    C’est encore un coup d’Etat anti-démocratique.

    C’est le dernier exemple en date qui confirme que la construction européenne est anti-démocratique.

    La construction européenne s’éloigne de plus en plus de la démocratie.

    La construction européenne se rapproche de plus en plus de la dictature.

    Samedi 25 janvier 2014 :

    Coup de frein pour le projet britannique de référendum sur l’UE.

    Le texte prévoyant l’organisation d’un référendum sur une sortie de l’UE du Royaume-Uni d’ici à 2017 est menacé de ne jamais voir le jour. La Chambre des Lords a décidé de le renvoyer devant la chambre basse du Parlement.

    Les conservateurs ont accusé leur partenaire de coalition les LibDems et l’opposition travailliste de vouloir « tuer » le projet de loi soutenu par le Premier ministre David Cameron. Les deux partis sont opposés au référendum.

    Après avoir franchi le 10 janvier son premier obstacle à la chambre haute du Parlement britannique, le texte a subi vendredi un spectaculaire coup de frein. Une majorité de 87 Lords a demandé, au cours d’un débat houleux, d’amender la question posée par le référendum (Pensez-vous que le Royaume-Uni doit rester membre de l’Union européenne?).

    Le parlementaire conservateur Bill Cash a d’ores et déjà estimé que le projet de loi était « mort », regrettant la guérilla menée par les travaillistes et les libéraux-démocrates. « Même s’ils n’osent pas l’admettre, ils ne pensent pas que le peuple britannique doit avoir son mot à dire », a également fustigé Lord Hill, leader des Tories à la chambre haute.

    http://www.romandie.com/news/n/Coup_de_frein_pour_le_projet_britannique_de_referendum_sur_l_UE99250120140145.asp

  21. BA said,

    on février 8th, 2014 at 13 h 08 min

    En Allemagne, à Francfort, la Banque Centrale Européenne mène une politique monétaire parfaitement adaptée … à l’Allemagne.

    Dès sa naissance, l’euro était une monnaie allemande, acceptée par l’Allemagne à condition qu’elle soit adaptée à la démographie de l’Allemagne, à condition qu’elle soit adaptée à l’économie de l’Allemagne, à condition qu’elle serve l’intérêt national de l’Allemagne.

    Dès la naissance de l’euro, l’Allemagne a toujours imposé une politique monétaire adaptée à l’intérêt national de l’Allemagne.

    Quant aux élites des autres pays européens, elles acceptent de suivre la politique de l’Allemagne.

    La politique de l’Allemagne consiste à défendre l’intérêt national de l’Allemagne, et les élites françaises acceptent de suivre la politique de l’Allemagne.

    Comme d’habitude.

    La video dure 3 minutes :

    https://www.youtube.com/watch?v=SB4YWntTnZI

  22. CAMPERGUE Pierre said,

    on août 11th, 2014 at 5 h 38 min

    Monsieur GRANDJEAN

    DOGME 1
    Le dogme repris dans tous les manuels d’économie et présenté d’abord par Ricardo puis par Marx, à savoir que « plus il y a de travail dans un produit (bien ou service), plus il est cher » impose la réciproque « moins il y a de travail, moins il est cher ». Alors, pour vendre des produits moins cher que la concurrence, il est nécessaire de travailler le moins possible. Il faut s’imaginer l’ambiance dans les ateliers ! Ces illustres ont confondu un temps (une durée de travail) avec une énergie (travail).

    En effet, si la fabrication d’un objet réclame 8 heures de travail à 10 euros de l’heure, alors son prix sera de 80 €. Si pour une raison quelconque, la durée de fabrication passe à 6 h, alors son prix ne sera plus que de 60 €. Cependant, les lois de la physique imposent que dans la deuxième hypothèse l’énergie dépensée sous forme de travail soit supérieure à celle de la première.

    En conclusion et à l’inverse du dogme « plus il y a de travail dans un produit, moins il est cher ». Ceci n’est donc pas un dogme mais une LOI.

    DOGME 2
    Ce qui suit est la conséquence de ce qui précède. Un autre dogme soutient que lors d’un échange il y a équilibre entre « le travail inclus dans le produit qui circule du fournisseur au consommateur et la monnaie qui circule en sens inverse ». Cependant, si pour une raison quelconque le travail nécessaire à l’élaboration de ce produit s’accroît, le prix diminuera (Loi ci-dessus). Donc « PLUS DE TRAVAIL circulera du fournisseur au consommateur, MOINS DE MONNAIE ira dans l’autre sens ». Alors, il n’existe aucun équilibre dans les échanges. Ceci n’est donc pas un dogme mais une LOI.

    COROLLAIRE
    Pour rétablir l’équilibre et proposer une explication parfaitement logique, il faut considérer « LA MONNAIE COMME CELLE QUE LE CONSOMMATEUR DETIENT EN SUS APRES UNE BAISSE DE PRIX ». En effet, plus le travail inclus dans un produit sera élevé, plus le prix sera bas, plus le consommateur gardera de la monnaie par devers lui. L’équilibre existe.

    Maintenant, il devient possible de suivre la raison par l’application de l’analyse mathématique.

    Mes respects.

  23. CAMPERGUE Pierre said,

    on août 20th, 2014 at 4 h 17 min

    Monsieur GRANDJEAN

    (Suite au message du 11-08-2014 à 05:38)

    Dans le message précité il a été montré que la monnaie doit être considérée comme celle que le consommateur détient en sus après une baisse de prix.
    De plus, il est indéniable qu’un consommateur quelconque (c’est-à-dire tous) exerce une force, une pression, sur le fournisseur afin que le prix décroisse. Par conséquent, la monnaie doit être définie suivant la relation :

    dM = – F . dp

    avec :

    M = monnaie
    F = Force exercée par le consommateur (extérieur) sur le fabricant (intérieur)
    p = prix

    En effet, plus le prix sera faible, plus le consommateur disposera de monnaie dans sa bourse.

    Il est nécessaire de comparer cette relation avec celle donnant le travail en physique, à savoir :

    dW = – P . dV

    Mes respects.

  24. CAMPERGUE Pierre said,

    on août 27th, 2014 at 6 h 14 min

    Monsieur GRANDJEAN

    Jean-Michel BESNIER a écrit : « […] la connaissance scientifique progresse en se libérant de la fascination qu’exercent sur les esprits certains faits tenus pour évidents et par là soustraits à la critique ».

    Ainsi, à la référence dogmatique de l’économie, à savoir la loi de l’offre et de la demande, est-il possible de présenter, parmi d’autres, la remarque suivante : tous les manuels considèrent l’offre et la demande comme des QUANTITES. Or, entre un instant t1 et un autre instant t2, ces caractéristiques peuvent évidemment varier. En conséquence, il est impératif de prendre en compte le facteur temps. L’offre et la demande doivent, de ce fait, être considérées comme des vitesses et plus particulièrement comme des DEBITS, et donc être définies comme suit :
    Offre = dQfabriquée/dt
    Demande = dQutilisée/dt

    et cela change tout. En effet, nous pouvons maintenant faire l’analogie avec une machine à vapeur où l’offre est considérée comme la quantité de vapeur créée dans la chaudière et la demande comme la quantité de vapeur consommée dans le cylindre, mais ceci TOUJOURS PAR UNITE DE TEMPS. La non prise en compte du temps est une erreur rédhibitoire quant à la compréhension des phénomènes naturels. Cependant, nous savons qu’en physique ce n’est pas dans l’équilibre des quantités de vapeur, respectivement, créée et consommée que se situe les phénomènes de création de travail. En conséquence, en économie, il est certain que ce n’est pas dans l’équilibre de l’offre et de la demande que se trouve l’explication de création de richesse, c’est-à-dire de monnaie.

    L’offre est donc le nombre d’exemplaires d’un produit (bien ou service) fabriqué, créé, par unité de temps, et la demande est le nombre d’exemplaires de ce produit acheté, vendu, utilisé, dans la même unité de temps.

    Il est à constater que ces définitions sont rigoureusement identiques à celle de la vitesse de rotation d’un moteur, stipulant qu’elle est le nombre de fois que le cycle de création de travail est exécuté par unité de temps; car il est possible de dire que l’offre et la demande sont les nombres de fois que sont exécutés, respectivement, les cycles de fabrication et d’utilisation du produit considéré.

    En physique nous savons que plus le cycle de création de travail est effectué rapidement, plus ce travail est élevé. Nous voyons maintenant qu’il en est rigoureusement et strictement de même en économie. Plus le cycle de fabrication d’un produit sera effectué rapidement, plus le prix pourra être bas, plus le consommateur disposera de monnaie et se sera ainsi enrichi suivant la relation déjà exposée dans un précédent message, à savoir :
    dM = – F.dp

    Le cycle économique peut être séquencé comme suit, avec en concordance les étapes du cycle thermodynamique :
    - tractation d’achat de matières brutes vs transformation isotherme
    - fabrication vs transformation adiabatique
    - tractation de vente du produit élaboré vs transformation isotherme
    - utilisation vs transformation adiabatique

    Il est PATENT, REMARQUABLE et TRES IMPORTANT de constater que, pour les deux cycles :
    - les étapes 1 et 3 s’effectuent AVEC CONTACT avec l’extérieur et SANS MODIFICATION du produit et de la température,
    - les étapes 2 et 4 s’effectuent SANS CONTACT avec l’extérieur et AVEC MODIFICATION du produit et de la température.

    De toute évidence, ceci amène à rechercher les explications des phénomènes économiques au niveau du cycle de fabrication et non plus dans la « loi de l’offre et de la demande », comme il est de coutume. En effet, à revenus constants, chaque fois que le cycle est parcouru avec une plus grande célérité, c’est-à-dire que le produit est fabriqué plus rapidement, le prix de ce produit peut être diminué, ce qui procure l’enrichissement du consommateur. C’est bien ainsi que, tout au moins dans les pays « occidentaux », nous sommes passés :
    - d’une société de subsistance, sinon de disette, à une société d’abondance, sinon de déchets.
    Cependant les relations analytiques étant réversibles, elles permettent donc l’appréhension de l’évolution inverse, c’est-à-dire la transition :
    - d’une société d’abondance, sinon de pléthore, à une société de suffisance, sinon de bien-être.

    Mes respects.

  25. admin said,

    on août 27th, 2014 at 9 h 45 min

    Merci de cette contribution intéressante; on en reparlera mais à ce stade ma priorité est de faire comprendre et partager la notion d’imposture économique.
    pour pouvoir reconstruire juste après
    bien à vous
    AG

  26. admin said,

    on août 27th, 2014 at 9 h 45 min

    @pcampergue
    et mille merci pour la citation de JM Besnier, avez-vous la référence exacte?
    bien à vous
    AG

  27. CAMPERGUE Pierre said,

    on août 28th, 2014 at 17 h 02 min

    Monsieur GRANDJEAN

    Référence de la citation de J.-M. Besnier : Sciences et Avenir Hors Série N° 142 de Avril-Mai 2005 (page 82).

    Mes respects

  28. admin said,

    on août 28th, 2014 at 17 h 30 min

    merci mille fois
    bien cordialement
    AG

  29. Pierre CAMPERGUE said,

    on septembre 24th, 2014 at 5 h 57 min

    Monsieur GRANDJEAN

    CREATION DE MONNAIE BANCAIRE ?

    La seule façon de mettre un terme définitif aux controverses sur la création de monnaie par les banques est de se livrer à l’analyse mathématique.

    Alors, comme toute dimension, la monnaie est toujours définie comme suit :
    M = n.u
    avec :
    M = monnaie
    n = nombre d’unités monétaires
    u = valeur de l’unité monétaire
    dont la différentielle est :
    dM = n.du + u.dn

    Cette dernière équation dispose de quatre solutions et seulement de quatre dont il est hors de question de présenter leur résolution ici. Cependant elles ressortissent aux définitions de base de l’analyse et ne présentent donc absolument aucune difficulté. Ces possibilités sont :
    1) n = cte et u = cte alors Mcréée = 0
    2) n ≠ cte et u ≠ cte alors Mcréée = 0 avec : u = 1/n
    3) n = cte et u ≠ cte alors Mcréée ≠ 0
    4) n ≠ cte et u = cte alors Mcréée ≠ 0

    Or, la solution No 2 représente sans contestation possible le phénomène de « création » de monnaie par les banques. Un banquier ne peut créer que des unités monétaires et rien d’autre. Cependant la valeur de l’unité monétaire diminue proportionnellement, la monnaie existante restant obligatoirement constante.

    CES QUATRE POSSIBILITES ANALYTIQUES RECENSENT TOUTES LES EVENTUALITES D’EVOLUTION MONETAIRE.
    TOUTES LES CONSIDERATIONS MONETAIRES QU’IL SOIT POSSIBLE D’IMAGINER Y RESIDENT NECESSAIREMENT.
    AUCUNE AUTRE POSSIBILITE NE PEUT EXISTER.

    Il faut remarquer que :
    1) les individus recevant les unités monétaires créées s’enrichissent au détriment de ceux qui n’en perçoivent pas, lesquels s’appauvrissent puisque la valeur de l’unité diminue. Ceci entraîne un accroissement des inégalités,
    2) la « création » de monnaie par les banques ne participe en rien à la création de richesse globale du système économique considéré,
    3) l’unique façon de créer (de détruire) de la monnaie (possibilités Nos 3 et 4), donc d’enrichir (d’appauvrir) le système, est de diminuer (d’augmenter) le prix des produits proposés suivant la relation déjà définie. Ceci ne peut se faire que par l’acceptation (le refus) d’un travail supplémentaire, puisqu’il est alors obligatoire de réaliser les produits plus rapidement (lentement).

    Mais quelle est l’influence de la création d’unités monétaires sur les prix (enrichissement, appauvrissement, inflation, déflation) ? Ici aussi il y a controverse.

    Bien évidemment, ce qui suit est particulièrement simplifié. Considérons la relation :
    F.p = r.U
    avec :
    F = Force appliqué par le consommateur sur le fournisseur
    p = prix
    U = Utilité pour le consommateur du produit convoité
    r = coefficient dépendant du produit
    Cette relation ne tombe pas du ciel et doit être considérée, pour l’instant, comme vraie. Elle est similaire autant dans sa forme que dans son fond à celle de Boyle-Mariotte, à savoir :
    P.V = r.T

    Si l’on examine le cas d’un ensemble de consommateurs ayant une utilité approximativement identique d’un produit et que ceux-ci disposent de davantage d’unités monétaires, ils auront tendance à diminuer la force qu’ils exercent sur le fournisseur. En conséquence, le prix s’accroît automatiquement. Inversement, lorsque les consommateurs possèdent de moins en moins d’unités monétaires, la force appliquée augmente, ce qui fait diminuer automatiquement le prix.

    Cette relation est susceptible de remplacer avantageusement et avec bonheur la pseudo-loi de l’offre et de la demande (message du 27-08-2014).

    Mes respects.

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