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Tag : Économie
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Économie

Nos raisonnements économiques sont aberrants : sommes-nous victimes d’un délire d’inversion ?
De : Alain Grandjean

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13 Mar 2012

Pourquoi les politiques d’austérité en œuvre en Europe semblent quand même en partie acceptées par l’opinion ? Deux arguments liés l’un à l’autre font mouche en général :

  • un Etat ne peut pas durablement dépenser plus qu’il ne gagne ; nous ne pouvons pas  « vivre au-dessus de nos moyens »
  • il va bien falloir payer maintenant pour les excès passés et « purger nos montagnes de dettes »

Ce « bon sens » apparent est difficile à contrer frontalement, même si les conséquences prévisibles des politiques fondées sur un tel raisonnement sont dévastatrices au plan économique, social et bien sûr écologiques parce que l’environnement attendra ! En effet le  même « bon sens » nous fait dire aussi : « Etes-vous si sûr de ce qui se passera au plan économique? Le redressement des comptes publics...

Euro-fédéralisme ou euro-impérialisme ?
De : Alain Grandjean

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ConstitutionUE_Non
5 Déc 2011

La construction européenne avance, dit-on, par crise. Ses pères fondateurs auraient pensé dès l’origine à un processus original où tout nouveau dispositif, incomplet et imparfait, conduirait fatalement à une crise, elle-même à l’origine d’un nouveau dispositif, conduisant in fine à « plus d’Europe »[1]. C’est ce processus qui est maintenant évoqué concernant l’Euro. Certes sa création ne pouvait être parfaite.

Les critiques de l’époque évoquaient bien la difficulté d’une monnaie unique dans une zone non homogène[2], où les déplacements de personnes sont beaucoup plus difficiles qu’aux Etats-Unis, pour des raisons linguistiques et culturelles (les européens sont plus attachés à leur terre que les américains). Où les performances économiques sont hétérogènes également....

Les conditions de la croissance verte
De : Alain Grandjean

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7 Fév 2011

Cet article a été publié dans la revue des annales des Mines de Janvier 2011, dans la série Responsabilité & Environnement ; numéro titré "Une croissance verte ?". Pour lire l'article en plein écran, cliquez sur le bouton "fullscreen" du cadre ci-dessous.

"La «croissance verte» : un oxymore de plus? Ce serait le cas, si elle était limitée à (ou confondue avec) la croissance du « green business », conçu comme «Le» relais de croissance suivant celui des nouvelles technologies de l’information et de la télécommunication et des énergies renouvelables. Il ne s’agirait alors que d’un nouvel avatar d’un modèle condamné, que cela nous plaise ou non. La croissance exponentielle des flux matériels, verts ou pas, bute en effet sur la finitude du monde ..."

Dossier « Investir dans un monde plus juste et plus beau » – la Revue Durable
De : Alain Grandjean

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11 Jan 2011

Je vous partage cette annonce parce que la Revue Durable est un support d'excellente qualité, trop méconnu que je recommande vivement. Alain Grandjean "Investir dans un monde plus juste et plus beau", le numéro 40 de LaRevueDurable (décembre 2010 - janvier 2011) est paru

"Plus de 1000 milliards de dollars pour maintenir les banques à flot. Plus de 3000 milliards de dollars pour relancer l'économie. Des Etats endettés jusqu'au cou. Une crise sociale et morale de première grandeur. Des déséquilibres écologiques sans précédent. Un climat au bord de la rupture. La génération présente est en train de léguer à ses enfants une maison criblée d'hypothèques, vermoulue, ouverte à tous les vents, exposée aux intempéries d'un climat déréglé,...

Bercy tacle le Grenelle, la revanche de Gribouille ?
De : Alain Grandjean

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19 Déc 2010

La direction générale du Trésor vient de sortir une étude sur les impacts macroéconomiques du Grenelle, montrant qu’ils sont positifs à court terme (jusqu’en 2020) tant en termes d’emplois créés que de PIB et négatifs après 2020 (jusqu’en 2050).

Je recommande la lecture de ce document très sérieusement construit et riche de données chiffrées et d’analyses utiles pour comprendre les données économiques du Grenelle1.

En revanche on ne peut être que circonspect face à ces exercices de simulation dont les conclusions relayées par les médias sont interprétables politiquement un peu trop facilement. Si l’on suivait les conclusions de cette étude, le Grenelle boosterait l’économie à court...

Compte bancaire : faut-il suivre l’appel d’Eric Cantona ?
De : Alain Grandjean

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7 Déc 2010

Par ces temps de risque systémique et d’attaques spéculatives des marchés financiers, il ne semble pas très raisonnable d’en rajouter. Si tous les citoyens retiraient leur argent de leur compte il en résulterait une crise majeure : on sait bien que les banques ne disposent que d’une petite part des comptes courants de leurs clients en billets.

Il pourrait être envisagé comme alternative de transférer son compte et/ou son épargne d’une banque considérée comme « non-vertueuse » vers une banque considérée comme « vertueuse ». C’est le sens de la campagne des Amis de la Terre. (http://www.financeresponsable.org/) Il s’agit de faire pression sur les banques pour qu’elles cessent de financer des projets irresponsables au plan social et environnemental. On peut considérer que c’est...

L’asservissement de la finance à un objectif de prospérité durable
De : Alain Grandjean

Balai-Fantasia
28 Sep 2010

Les ingénieurs en automatique sont habitués à manier le vocabulaire technique de l’asservissement : un thermostat est un mécanisme qui asservit le fonctionnement d’un instrument de chauffage à l’atteinte d’un objectif de température. Les asservissements sont souvent utiles pour réguler des systèmes de manière efficace.

A l’évidence le système économique mondial n’est pas régulé de manière optimale. Il est depuis 40 ans l’objet de crises1 bancaires, monétaires et financières à répétition aux conséquences sociales et économiques d’amplitude variable. En revanche la sphère bancaire et financière, à quelques exceptions près, semble s’en sortir toujours correctement ; elle se développe même. Lors de la dernière crise, des banques ont fait faillite, des spéculateurs ont perdu des...

« Les habits verts de la croissance » publié dans Sciences Humaines
De : Alain Grandjean

les-grands-dossiers-des-sciences-humaines-n-19-les-pensees-vertes-revue-868462135_ML
1 Juil 2010

Un de mes articles publié dans "Sciences humaines"...En voici le début, vous pouvez lire la suite sur le site de Sciences Humaines

La période de transition économique que nous traversons aboutira-t-elle à l’émergence d’un capitalisme vert ? À la condition que des incitations fiscales et réglementaires promeuvent l’environnement, le respect des ressources et le long terme.

S’il est facile de constater que la généralisation de notre modèle de développement est impossible, tant la pression sur les ressources naturelles est élevée, il est évidemment bien plus difficile de dire ce que pourrait être une croissance durable ou « verte ».

Mais qu’est-ce que la « croissance » et quelle est sa relation avec la gestion des ressources et...

Dette publique, inflation et l’évolution du PIB : un échange avec François Carlier.
De : Alain Grandjean

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10 Juin 2010

François Carlier :
Je te signale l’article 2010 de Kenneth Rogoff 1dans l'AER : approche historico-économique des agrégats dette/pib, évolution du PIB et de l'inflation sur une très longue période dans tous les pays mesurables. Ce papier est assez discuté en ce moment sur le web.

J’en tire deux enseignements pour  les pays développés (c'est différent pour les pays émergents) :

1- Le ratio Dette/PIB et l'évolution du PIB sont décorrélés SAUF quand le ratio dette/PIB dépasse 90 % et là ça plombe. C'est la vérification sérieuse que dans notre situation, la dette va réellement nous plomber.

2- Le ratio dette/PIB et l'inflation sont assez décorrélés (sauf aux USA)

On a donc vérifié que l'heure est non...

Monétiser la dette : la BCE vient de faire un premier pas. Quel sera le second ?
De : Alain Grandjean

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11 Mai 2010

Comme nous l’avions prévu (voir cet article) Jean-Claude Trichet a franchi le Rubicon le 9 mai en acceptant de déclarer que la Banque Centrale Européenne allait racheter les titres publics détenus par les banques. C’est cette déclaration qui a rassuré les marchés et les banquiers plus que les 750 milliards européens. Pourquoi ?

Parce que cela met un terme au risque que les banques, dont les comptes sont toujours discutables1 et qui ont des gros engagements sur les pays d’Europe du Sud soient obligées de provisionner les risques de défaut sur les dettes souveraines. Et c’est ce risque (le fameux risque systémique) qui a motivé la BCE à prendre cette décision, considérée il y a peu comme impensable, notamment parce que l’Allemagne était supposée ne...

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