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Tag : austérité
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austérité

Redonner un sens à l’EURO(PE)
De : Alain Grandjean

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14 Nov 2013

Nous traversons une quadruple crise, économique, sociale, écologique et…anthropologique. Le sens de notre destinée collective et individuelle nous échappe de plus en plus alors que nos moyens scientifiques et technologiques (et ce qu’on en attendait notre capacité de contrôle sur notre vie) n’ont jamais été aussi puissants. C’est le propre de cette nouvelle période géologique appelée Anthropocène (voir le livre "L'événement Anthropocène").
Les périodes de pertes de sens sont dangereuses car elles peuvent engendrer des comportements anti-sociaux et des dérives violentes. Ce sont aussi des moments de recomposition et de restructuration possibles. Là où croît le péril… croît aussi ce qui sauve, comme l’a écrit le poète...

L’austérité, c’est bon pour la Planète ?
De : Alain Grandjean

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3 Oct 2012

Le vote relatif à  l’adoption du TSCG[1] divise les écologistes et Europe Ecologie Les Verts. Si bien des questions se posent, je me limiterai à une seule. L’austérité, que fabriquent la politique européenne actuelle, et ce traité en particulier,  c’est apparemment bon pour la planète. Les émissions  de Gaz à effet de serre et plus généralement la pression anthropique sur la biosphère sont en gros proportionnelles au PIB. Ces émissions ont baissé pendant la crise financière de 2009, comme elles avaient baissé pendant la crise de 1929 et pendant la deuxième guerre mondiale.

Investir pour devenir sobres

On pourrait se dire, en dehors de toute considération sociale, que c’est pendant les crises économiques...

A la recherche de la croissance perdue
De : Alain Grandjean

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25 Mai 2012

On peut  se féliciter que François Hollande ait osé se démarquer des remèdes de nos bons Diafoirus et Purgon, qui administrent lavements et saignées aux économies européennes et l’affaiblissent pour la guérir.

Pour autant  il faut bien ouvrir les yeux aux réalités  que montre ce beau graphique : la tendance historique de la croissance du PIB français  par habitant  est à …la décroissance.

« Couvrez ce sein que je ne saurais voir » aurait dit Tartuffe ; il y a quelque chose de dérangeant dans cette réalité toute nue. Et pour continuer les références littéraires,  il y a donc du Pangloss dans l’invocation de la croissance…

Comment se sortir de cette contradiction ? Les docteurs de l’austérité ont raison de nous avertir que nous...

Nos raisonnements économiques sont aberrants : sommes-nous victimes d’un délire d’inversion ?
De : Alain Grandjean

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13 Mar 2012

Pourquoi les politiques d’austérité en œuvre en Europe semblent quand même en partie acceptées par l’opinion ? Deux arguments liés l’un à l’autre font mouche en général :

  • un Etat ne peut pas durablement dépenser plus qu’il ne gagne ; nous ne pouvons pas  « vivre au-dessus de nos moyens »
  • il va bien falloir payer maintenant pour les excès passés et « purger nos montagnes de dettes »

Ce « bon sens » apparent est difficile à contrer frontalement, même si les conséquences prévisibles des politiques fondées sur un tel raisonnement sont dévastatrices au plan économique, social et bien sûr écologiques parce que l’environnement attendra ! En effet le  même « bon sens » nous fait dire aussi : « Etes-vous si sûr de ce qui se passera au plan économique? Le redressement des comptes publics...

La BCE finance directement l’industrie automobile
De : Alain Grandjean

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21 Fév 2012

La mesure que nous proposons "le financement par la Banque Centrale de la transition écologique" est parfois considérée comme très hétérodoxe, voire franchement délirante (Voir les réponses aux questions fréquentes relatives à la proposition).

La technique la plus précise consiste en l'émission d'obligations de projet (project bonds en eurolang) susceptible d'être accepté en "collatéral "(en jargon financier) par la BCE en contrepartie d'euros.

La BCE ne voudra jamais, nous dit-on. Voire. La BCE n'a pas les scrupules ou les pudeurs qu'on lui prête.

Le 29 février, elle procédera à une nouvelle opération de prêts à 3 ans pour soutenir le système financier européen. Le Comité...

Comment éviter que le Dogme engendre une tragédie européenne ?
De : Alain Grandjean

Les-crises.fr
17 Déc 2011

Il est vraiment difficile de se faire une image de ce qui se passe et peut se passer dans les prochaines semaines en Europe.Les perspectives économiques sont clairement très dégradées : la spirale déflationniste s’installe. Les acteurs privés ou publics « serrent » tous les boulons. Les dépenses des uns étant les recettes des autres, les revenus de tous baissent.

Les banques confrontées à de très fortes exigences de  régulation réduisent leurs en-cours, car elles ne peuvent pas se recapitaliser : qui serait prêt aujourd’hui à entrer à leur capital ? Du coup le volume des  prêts baissent et freinent les projets d’investissement. Les agences de notation dégradent les acteurs privés et publics (à la fois parce que la conjoncture est mauvaise et parce que la note des Etats européens baisse).

Les déclarations et décisions de la Banque...

Le Dogme terrassé par l’effet boule de neige ?
De : Alain Grandjean

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9 Nov 2011

Les taux d’intérêt auxquels l’Italie peut emprunter pour  se financer sont en ce moment supérieurs à  6%. Avec une dette de 120% du PIB cela pourrait poser quelques menus problèmes. S’il était appliqué à toute la dette (ce qui n’est pas le cas car une partie est financée à des taux plus bas) la charge d’intérêt alourdirait mécaniquement le déficit public italien de 7,2% du PIB…

Rappelons que les ratios Maastrichtiens (déficit public inférieur à 3% du PIB et dette inférieure à 60% du PIB) ne tiennent sur la durée que si le taux de croissance est supérieur au taux réel de la dette. Dans le cas inverse, on observe  un effet boule de neige, qui se formalise simplement.

L’effet boule de neige 

Une petite démonstration vaut mieux qu’un long discours.

D = dette réelle (i.e., déflatée du niveau...

Le Dogme contre la démocratie, et …l’Europe. La Grèce rejoint l’Islande ?
De : Alain Grandjean

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1 Nov 2011

Il y a quelque chose de surréaliste dans l’annonce par Georges Papandréou d’un référendum en Grèce, postérieure au sommet de Bruxelles. Comment est-il possible qu’elle n’ait pas été faite en même temps ? On comprend que les marchés dévissent. Ce pourrait être l’allumette qui met le feu aux poudres et nous conduit au « big one »,  le grand krash annoncé. Bref, un beau cygne noir, qui nous rappelle à la modestie : qui l’avait vu venir ?

L’interprétation la plus immédiate est évidemment de dénoncer l’incurie grecque et d’en faire de commodes  boucs émissaires : incapables de gérer leur Etat, fraudeurs, mendiants d’une aide qui nous aurait  coûté un bras,  ils vont en plus planter l’Euro et l’Europe avec.

Je me permets de proposer une autre lecture de cet événement extraordinaire : les européens, le peuple Grec...

Sommet du 26 octobre : le social et l’écologique sacrifiés à l’autel du Dogme
De : Alain Grandjean

Thorgal - La cité du Dieu Perdu
31 Oct 2011

Le sommet du 26 octobre est présenté par ses participants comme celui qui sauve l’Euro. Il m’est toujours désagréable de critiquer des négociateurs, confrontés à une situation si difficile. A leur place,  aurait-on  fait mieux dans le jeu serré de contraintes qui semblent s’imposer ? Non, à mon avis, si l’on ne remet pas en cause précisément la contrainte qui a tout bloqué dans cette négociation.

Les occidentaux se sont scandalisés de la pratique aztèque des sacrifices humains. Les dieux aztèques, tout comme leurs bras armés, les prêtres, n’étaient que des brutes sanguinaires. Il me semble bien que le Dogme et ses grands prêtres  (les zélateurs du monétarisme) n’ont rien à envier aux Aztèques.

Le Dogme c’est ce qu’il ne fallait pas toucher, c’est ce qui est au cœur de la naissance de l’Euro et que Guillaume Hannezo

Chronique d’un krash annoncé
De : Alain Grandjean

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foxypar4, CC, Flickr
17 Oct 2011

Même si cette hypothèse est envisagée depuis plusieurs mois par plusieurs économistes[1], il est difficile de croire  à un effondrement financier. Pourtant des événements de moins grande ampleur, comme  le dépôt de bilan de Lehman Brothers et plus récemment celui de Dexia n’étaient pas imaginables  avant qu’ils se produisent. Et la crise de 1929 a bien eu lieu. Enfin les marchés n’obéissent pas à un hasard « normal » mais à un hasard « sauvage »[2], avec une probabilité d’apparition des événements extrèmes plus élevée. Mais croire vraiment à une catastrophe prochaine n’est jamais facile.

Il est tentant de se rassurer : les marchés sont irrationnels  et la situation n’est pas si dramatique (l’actuelle crise de panique peut cesser du jour au lendemain), la Grèce n’est...

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