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Tag : Dette publique
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Dette publique

Sortir du nucléaire en France : quelle gouvernance, quel financement ?
De : Alain Grandjean

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30 Juin 2011

La décision d’une sortie éventuelle du nucléaire et de son calendrier sera l’un des enjeux de la présidentielle. Supposons que le ou la  président(e) élu(e) se lance dans cette direction. Que devra-t-il (elle) faire pour que cette décision et toutes ses conditions de succès puissent se mettre en oeuvre, sans augmenter la dérive climatique?

Comme on l'a vu (voir les précédents posts : l'équation Climat-Energie après Fukushima sortir du nucléaire : à quel prix ? / ...: à quel rythme ?commentaires de Benjamin Dessus / couverture du risque nucléaire)  il va falloir notamment que :

  • nos concitoyens réduisent fortement leur consommation d'énergie, et d'autant...

Sortir du nucléaire, à quel rythme en France ?
De : Alain Grandjean

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30 Mai 2011

La France est dans une situation particulière : le programme nucléaire des années 70-80 a été mené tambour battant ce qui a des conséquences déterminantes aujourd'hui sur toute sortie du nucléaire. Tant sur le calendrier que sur les décisions à prendre en matière de prolongement des centrales existantes que de construction de nouvelles centrales.

Quel pourrait être le rythme de sortie, indépendamment de considérations sur la facture finale au consommateur ou au citoyen ? Ce petit tour d'horizon est nécessaire pour envisager un scénario et surtout une méthode qui intègre les diverses composantes du problème posé.

Les centrales nucléaires sont conçues pour durer 30 ans minimum  mais elles subissent tous les dix ans des visites décennales de l'autorité de sûreté nucléaire (l'ASN) pour un prolongement de 10 ans. Dans la pratique les...

Dette publique, dette « odieuse » ?
De : Alain Grandjean

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8 Mar 2011

“ Les dettes odieuses sont celles qui ont été contractées contre les intérêts de la population d’un Etat, sans son consentement et en toute connaissance de cause par les créanciers ”*

Cette notion a été mise au point principalement  pour le traitement (et l'annulation juridique) des  dettes contractées par des Etats dictatoriaux où la politique « publique » vise l’enrichissement des dirigeants prédateurs. Pour simplifier à peine, le peuple est rançonné via l’impôt prélevé pour rembourser les dettes et c’est les dirigeants qui s’enrichissent par toutes sortes de procédés légaux ou illégaux.

La crise financière déclenchée en 2008 a conduit plusieurs Etats européens au bord de la faillite et les a conduits à un niveau d’endettement...

Séminaire « Financer l’avenir sans creuser la dette » le 30 mars
De : Alain Grandjean

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6 Mar 2011

Dans le cadre de l'activité de think tank de la FNH, le groupe de travail sur le financement du long terme que je pilote organise un séminaire de réflexion sur sa proposition de financement du long terme : le recours à l'emprunt à la banque centrale.

L'objectif étant de financer l'avenir sans creuser la dette, dans un contexte où les investissements privés sont orientés vers le court terme, où l'argent public manque et où il devient chaque jour plus urgent d'investir dans une transition économique et énergetique majeure.

Plusieurs tables rondes regroupant de nombreux experts (économistes, principalement) sont organisées.

Le nombre de places est limité, les inscriptions doivent être faites avant le 20 mars.

Sortir de la crise de l’Euro par le haut, sans sortir de l’Euro
De : Alain Grandjean

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9 Jan 2011

Suite aux attaques contre la dette irlandaise, l’Union européenne a annoncé la mise en place d’un dispositif permanent de soutien, se substituant au fonds de stabilisation financière créé pour la crise grecque. La nécessaire révision du traité de l’Union est envisagée1 et les gouvernements allemand et français ont annoncé qu’ils feraient des avancées dans l’ harmonisation des politiques sociales et économiques au sein de l’Europe. La BCE, de son côté, continue son programme non conventionnel d’achats de titres publics et a augmenté son capital.

Ces opérations sont accompagnées de plans de rigueur d’une rare sévérité, visant à rassurer les marchés sur la « qualité » de la gestion publique et la priorité donnée à la maîtrise de la dette.

De nombreux économistes et financiers prévoient une...

Compte bancaire : faut-il suivre l’appel d’Eric Cantona ?
De : Alain Grandjean

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7 Déc 2010

Par ces temps de risque systémique et d’attaques spéculatives des marchés financiers, il ne semble pas très raisonnable d’en rajouter. Si tous les citoyens retiraient leur argent de leur compte il en résulterait une crise majeure : on sait bien que les banques ne disposent que d’une petite part des comptes courants de leurs clients en billets.

Il pourrait être envisagé comme alternative de transférer son compte et/ou son épargne d’une banque considérée comme « non-vertueuse » vers une banque considérée comme « vertueuse ». C’est le sens de la campagne des Amis de la Terre. (http://www.financeresponsable.org/) Il s’agit de faire pression sur les banques pour qu’elles cessent de financer des projets irresponsables au plan social et environnemental. On peut considérer que c’est...

L’asservissement de la finance à un objectif de prospérité durable
De : Alain Grandjean

Balai-Fantasia
28 Sep 2010

Les ingénieurs en automatique sont habitués à manier le vocabulaire technique de l’asservissement : un thermostat est un mécanisme qui asservit le fonctionnement d’un instrument de chauffage à l’atteinte d’un objectif de température. Les asservissements sont souvent utiles pour réguler des systèmes de manière efficace.

A l’évidence le système économique mondial n’est pas régulé de manière optimale. Il est depuis 40 ans l’objet de crises1 bancaires, monétaires et financières à répétition aux conséquences sociales et économiques d’amplitude variable. En revanche la sphère bancaire et financière, à quelques exceptions près, semble s’en sortir toujours correctement ; elle se développe même. Lors de la dernière crise, des banques ont fait faillite, des spéculateurs ont perdu des...

Dette publique, inflation et l’évolution du PIB : un échange avec François Carlier.
De : Alain Grandjean

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10 Juin 2010

François Carlier :
Je te signale l’article 2010 de Kenneth Rogoff 1dans l'AER : approche historico-économique des agrégats dette/pib, évolution du PIB et de l'inflation sur une très longue période dans tous les pays mesurables. Ce papier est assez discuté en ce moment sur le web.

J’en tire deux enseignements pour  les pays développés (c'est différent pour les pays émergents) :

1- Le ratio Dette/PIB et l'évolution du PIB sont décorrélés SAUF quand le ratio dette/PIB dépasse 90 % et là ça plombe. C'est la vérification sérieuse que dans notre situation, la dette va réellement nous plomber.

2- Le ratio dette/PIB et l'inflation sont assez décorrélés (sauf aux USA)

On a donc vérifié que l'heure est non...

Monétiser la dette : la BCE vient de faire un premier pas. Quel sera le second ?
De : Alain Grandjean

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11 Mai 2010

Comme nous l’avions prévu (voir cet article) Jean-Claude Trichet a franchi le Rubicon le 9 mai en acceptant de déclarer que la Banque Centrale Européenne allait racheter les titres publics détenus par les banques. C’est cette déclaration qui a rassuré les marchés et les banquiers plus que les 750 milliards européens. Pourquoi ?

Parce que cela met un terme au risque que les banques, dont les comptes sont toujours discutables1 et qui ont des gros engagements sur les pays d’Europe du Sud soient obligées de provisionner les risques de défaut sur les dettes souveraines. Et c’est ce risque (le fameux risque systémique) qui a motivé la BCE à prendre cette décision, considérée il y a peu comme impensable, notamment parce que l’Allemagne était supposée ne...

Dette publique : quelques leçons des 30 glorieuses
De : Alain Grandjean

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9 Mai 2010

Pour analyser les effets de la monétisation de la dette publique, il est intéressant de se pencher sur une période de l’histoire française où cette pratique était monnaie courante, (qu’on me pardonne ce jeu de mot trop facile).

Rappelons tout d’abord que l’économie française s’est plutôtbien portée pendant cette période. La croissance du PIB en volume par habitant est en moyenne de 4,1 % sur la période 1950-1973 ; le taux de chômage sur la même période est de 1,8 %.

Les inégalités sociales se sont réduites, des dispositifs sociaux efficaces ont été mis en place. Les crises[1] monétaires etfinancières étaient absentes du paysage. Il n’est pas question icide tenter de faire de cette période un modèle à copier, juste de remettre en cause une idée reçue den matière monétaire, avec quelques données...

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