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Tag : Gouvernance européenne
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Gouvernance européenne

Analyse du sommet européen du 9 décembre (Billet invité de Gaël Giraud)
De : Alain Grandjean

Catégories :
gael-giraud
11 Déc 2011

J'ai le grand plaisir de vous faire part de l'analyse que fait Gaël Giraud du sommet européen du 9 décembre. Gaël est jésuite et économiste au CNRS ; a édité avec Cecile Renouard le livre "20 propositions pour reformer le capitalisme" dont une nouvelle version va sortir fin janvier, à lire bien sûr - Alain Grandjean.

Le sommet européen du 9 décembre et la rigueur budgétaire.

Ce qui a été décidé : une « Union de la stabilité budgétaire » sera constituée autour de la zone euro, dont le Royaume-Uni ne fera pas partie. L'Union repose sur une « règle d’or » budgétaire et des « sanctions automatiques ». Ces mesures sont inutiles pour stabiliser la progression des dettes publiques en Europe : en effet, tant qu'ils sont contraints d'emprunter...

Euro-fédéralisme ou euro-impérialisme ?
De : Alain Grandjean

Catégories :
ConstitutionUE_Non
5 Déc 2011

La construction européenne avance, dit-on, par crise. Ses pères fondateurs auraient pensé dès l’origine à un processus original où tout nouveau dispositif, incomplet et imparfait, conduirait fatalement à une crise, elle-même à l’origine d’un nouveau dispositif, conduisant in fine à « plus d’Europe »[1]. C’est ce processus qui est maintenant évoqué concernant l’Euro. Certes sa création ne pouvait être parfaite.

Les critiques de l’époque évoquaient bien la difficulté d’une monnaie unique dans une zone non homogène[2], où les déplacements de personnes sont beaucoup plus difficiles qu’aux Etats-Unis, pour des raisons linguistiques et culturelles (les européens sont plus attachés à leur terre que les américains). Où les performances économiques sont hétérogènes également....

Le Dogme terrassé par l’effet boule de neige ?
De : Alain Grandjean

effet-boule-de-neige
9 Nov 2011

Les taux d’intérêt auxquels l’Italie peut emprunter pour  se financer sont en ce moment supérieurs à  6%. Avec une dette de 120% du PIB cela pourrait poser quelques menus problèmes. S’il était appliqué à toute la dette (ce qui n’est pas le cas car une partie est financée à des taux plus bas) la charge d’intérêt alourdirait mécaniquement le déficit public italien de 7,2% du PIB…

Rappelons que les ratios Maastrichtiens (déficit public inférieur à 3% du PIB et dette inférieure à 60% du PIB) ne tiennent sur la durée que si le taux de croissance est supérieur au taux réel de la dette. Dans le cas inverse, on observe  un effet boule de neige, qui se formalise simplement.

L’effet boule de neige 

Une petite démonstration vaut mieux qu’un long discours.

D = dette réelle (i.e., déflatée du niveau...

Reconstruire l’Europe sur 3 piliers
De : Alain Grandjean

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20 Mai 2010

Le fardeau de la dette publique engendre un risque de récession et de crise sociale, voire d’effondrement de l’Euro. La contraction budgétaire annoncée va en outre à l’encontre des impératifs de résolution de la crise écologique qui demande d’importants financements structurants qui ne sont pas apportés par les marchés financiers du fait d’une rentabilité financière à court terme insuffisante. La puissance publique doit encore investir dans le logement, le transport, l’énergie, l’agriculture alors que les marchés financiers nous imposent une contraction de la dépense publique, tout en sanctionnant le risque de récession qui peut en résulter !

Le seul moyen de résoudre cette équation est d’autoriser des dépenses d’investissement dans le développement durable en les faisant financer, dans...

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