L’équilibre marchand, aveugle à certaines externalités, n’est pas forcément optimal d’un point de vue environnemental ou social. La recherche de l’optimum se déroulant dans le cadre strict des échanges marchands, certains effets qui ne sont pas affectés d’une valeur, sont complètement écartés de la recherche d’efficacité alors même qu’ils sont susceptibles d’affecter l’utilité des agents économiques… Lire la suite sur Wikipédia.

Pour la commission lancée par Emmanuel Macron, le CETA n’est pas climato compatible !
De : Alain Grandjean

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12 Sep 2017

La commission CETA présidée par Katheline Schubert a rendu son rapport le 8 septembre (1). Ce rapport est court et agréable à lire, sans jargon. En synthèse, il m’a semblé plutôt relativement « carré » sur le fait que le CETA n’offre en l’état pas les garanties suffisantes en matière de santé et d’environnement (et notamment de climat). Mais il m’a semblé très timoré dans ses recommandations. J’ai essayé de voir si la commission avait répondu aux quelques questions que je lui avais posées. Je reprends donc le plan de la note que j’avais adressé à Katheline Schubert (dont le contenu est posté ici) en rappelant simplement la question posée, et j’extrais des éléments de réponse éventuels contenus dans le rapport (cités en italique) que...

Le CETA pourra-t-il être compatible avec l’accord de Paris sur le climat ?
De : Alain Grandjean

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26 Août 2017

Conformément à une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe, a confié le 6 juillet à une commission d’experts indépendants la mission d’évaluer l’impact attendu d’une entrée en vigueur de l’accord commercial entre l’UE et le Canada (CETA) sur l’environnement et la santé. Cette commission présidée par Katheline Schubert (1) doit rendre son rapport le  7 septembre. Entre temps (le 31 juillet)  le conseil constitutionnel a jugé que le CETA était compatible avec la Constitution. L’accord est supposé entrer en vigueur de manière provisoire le 21 septembre.

Katheline Schubert m’a proposé de lui faire parvenir une note sur les points que j’aurais...

Décarboner l’électricité européenne : une opportunité historique pour le gouvernement !
De : Alain Grandjean

Source : Les Echos
20 Août 2017

Un prix minimum du carbone pour l’électricité permettrait à l’Europe de respecter l’accord de Paris. Si l’on peut se féliciter de la décision gouvernementale d’accélérer la hausse de la taxe sur les combustibles et les carburants (1), le gouvernement doit maintenant reprendre un autre dossier, celui de la taxation du contenu en carbone de l’électricité. Les travaux de la Commission Canfin-Grandjean-Mestrallet ont mis en évidence la difficulté d'une démarche unilatérale sur ce sujet. Il est, en particulier, essentiel de rallier l’Allemagne à cette ambition du fait de son poids politique et économique dans l’Union mais aussi car le mix électrique allemand est bien plus dépendant du charbon que le...

Politique énergétique, ne pas se tromper de débats !
De : Alain Grandjean

crédit : Sabine Büring
24 Juil 2017

Comme toujours en France le nucléaire suscite des débats passionnés ; pour autant ce n’est et de loin pas la seule priorité au regard des engagements climatiques réitérés dans le plan climat et de l’ensemble des autres enjeux de la politique énergétique. Si la question nucléaire est plutôt hexagonale, les autres sont beaucoup plus générales. Je ne ferai ici que planter le décor en espérant que le travail collectif des prochains mois, provoqué par la mise à jour de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, permettra de rentrer précisément dans chaque grand sujet.
A mes yeux il y a au moins six grandes priorités interdépendantes.
1-Sobriété, efficacité et maîtrise de la demande d’énergie.
2-Réduire nos consommations d’énergie fossile, à commencer par le pétrole.
3-Faire de la transition énergétique une source de...

Du bon usage des modèles mathématiques en économie
De : Alain Grandjean

modeles-economiques-climatiques2
27 Mar 2017

L’économie (en tant que discipline intellectuelle) recourt aux mathématiques et à la modélisation comme de nombreuses sciences. C’est assez légitime : l’économie manipule des quantités (des prix, des revenus, des volumes de production et de consommation, des montants de dettes et de créances, etc.) et il est logique de vouloir appréhender la complexité des systèmes économiques en la représentant de manière simplifiée par des modèles. Ces modèles ne sont pas de simples jeux de l’esprit. Certains sont utilisés au plus haut niveau et dans de situations à forts enjeux : dans la négociation entre la Grèce et la Troika, pour évaluer les effets économiques du TAFTA ou du CETA, du Brexit, pour évaluer l’impact économique et social de telle politique, de l’effet des 35 heures en pensant par celui d’une politique de réduction des déficits...

Pour en finir avec la loi de Say
De : Alain Grandjean

loi-des-debouches-loi-de-say
8 Mar 2017

"Le temps est venu de régler le principal problème de la France : sa production. Il nous faut produire plus il nous faut produire mieux. C’est donc sur l’offre qu’il faut agir. Sur l’offre ! Ce n’est pas contradictoire avec la demande. L’offre crée même la demande." François Hollande ; janvier 2014[1] 

La loi de Say, célèbre « loi » économique enseignée dans tous les cursus d’économie, fonde la pensée économique dite libérale[2], selon laquelle le marché s’auto-régule. Les recommandations d’économie politique qui en découlent sont au cœur des « politiques économiques » dites de l’offre[3]. Il suffirait de « laisser faire, laisser passer [4]». Soit,...

La physique et l’économie peuvent-elles faire bon ménage ?
De : Alain Grandjean

Pour l'image, merci à Quelfutur.org et Les-crises.fr
27 Fév 2017

« Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »

Kenneth E. Boulding, cité dans Jump the Curve (Jack Uldrich, 2008)

L’économie s’est développée jusqu’à peu en dehors de la physique. Le rapport au club de Rome sur les limites de la croissance de Denis Meadows repose sur un modèle « physique [1]» qui n’a pas été pris au sérieux par les économistes, car n’introduisant ni prix ni monnaie, il ne représente pas le comportement des agents économiques. Les économistes lui reprochent donc de ne pas tenir compte, par exemple, du fait que lorsque les raretés pour une matière deviennent fortes, les prix montent et génèrent baisse de la demande ou innovation technologique et recherche de substitution. Il est en quelque sorte...

Le rapport de la mission Canfin-Grandjean-Mestrallet vient d’être remis à Ségolène Royal
De : Alain Grandjean

mestrallet-grandjean-canfin
11 Juil 2016

Ce rapport vise à faire avancer la mise en place de prix du carbone au niveau international, européen et national, avec une priorité à la  dimension européenne et tout particulièrement à la réforme du marché européen de quotas de CO2.

Il permet au lecteur de se faire une idée assez claire et précise des enjeux et des difficultés liées à la « tarification du carbone ». Je ne vais donc pas ici le paraphraser, et suggère au lecteur pressé de lire son résumé exécutif  et au lecteur qui veut rentrer dans les arcanes de cette « ténébreuse affaire » de lire le rapport complet, fruit d’un gros travail mais qui n’est pas si long que cela !

Je vais plutôt faire ici quelques remarques qui me sont venues lors de ce travail.

1 Un bon accord "théorique", mais de nombreux désaccords...

Carbone 4 publie la méthodologie Carbon Impact Analytics
De : Alain Grandjean

carbonimpactanalytics
15 Juin 2016

Carbone 4 publie en français et en anglais une méthodologie détaillée pour construire des indices bas carbone à l’aide des indicateurs Carbon Impact Analytics. Cette méthode innovante conçue par Carbone 4 permet d’évaluer l’impact carbone des portefeuilles et ainsi d’aider les investisseurs et gestionnaires d’actifs à réduire leur exposition aux risques climatiques et à saisir les opportunités associées à la transition énergétique.

Au delà de l'empreinte carbone, vers une stratégie d'investissement bas-carbone :

Les investisseurs sont de plus en plus exposés au risque carbone. Ils doivent désormais gérer ce risque, mais également développer des stratégies d’investissement résilientes face au changement climatique. “Carbon...

Que faire avec le marché européen de quotas de CO2 ?
De : Alain Grandjean

Caisse des dépôts
13 Juin 2016

Le marché européen de quotas de CO2 (ETS dans la suite) est souvent présenté et comme l’instrument central de la lutte contre le changement climatique en Europe. Le but de cette courte note est de faire la part entre la vision théorique qu’on peut avoir de cet instrument et ce qu’il est en pratique, pour en déduire des voies possibles d’évolution.

Nota Bene. Cette note de réflexion n’engage évidemment en rien le travail en cours de la mission Mestrallet-Canfin-Grandjean. Elle vise à faire part de ma réflexion personnelle à ce stade et de susciter les échanges.


Les atouts de l’ETS, vus de ses thuriféraires seraient les suivants :

  • ce serait un instrument de marché du coup, par principe, il serait plus efficace qu’une taxe, instrument administré.
  • il garantirait les résultats visés en matière...

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