Dette publique italienne : comment contraindre un pays à l’austérité en prétendant le sauver !
De : Alain Grandjean

Le Panthéon à Rome - Miwok sur Flickr
25 Oct 2018

L’histoire va–t-elle se répéter et l’Italie vivre la tragédie grecque de l’année 2015, qui a vu un gouvernement démocratiquement élu sur un programme de relance économique être obligé par les institutions européennes à faire l’exact inverse de ce pourquoi il avait été élu ? Ce scénario ne semble pas exclu après le refus de la Commission européenne d’accepter le budget présenté par le gouvernement italien. Nous allons voir comment la Commission européenne (via l’action de la BCE) tente de faire plier le gouvernement italien au nom d’une discipline budgétaire qui ne se justifie pas économiquement. Seulement, l’Italie, poids lourd européen, n’est pas la Grèce ! Le rapport de force ainsi engagé pourrait mener à une crise européenne majeure tant au niveau économique que politique en faisant le lit de l’extrême...

Libérer l’investissement vert – Réponses aux objections les plus fréquentes
De : Alain Grandjean

Alternatives Economiques
23 Oct 2018

Suite à l’appel à libérer l’investissement vert lancé début septembre avec l’appui d’Alternatives Economiques, j’ai reçu de très nombreuses contributions, questions et objections. Signé par plus de 150 personnalités politiques, de la société civile ou du monde économique, cet appel demande au gouvernement de lancer un grand programme d’investissement public en faveur de la transition écologique et bas carbone, dont le montant serait isolé du calcul du déficit budgétaire. Plus précisément, il s’agirait d’exclure du déficit, pour ces investissements, leur montant net et d’y inclure les charges d’intérêt et la dépréciation du capital (équivalente à l’amortissement pour une entreprise). J’ai référencé dans cet article les principales objections et voici les réponses que je leur...

Isoler les « investissements publics de la transition » du calcul du déficit public
De : Alain Grandjean

Dmitry - Fotolia.com
27 Sep 2018

L’appel à libérer l’investissement vert[1] demande au gouvernement de lancer un grand programme d’investissement public en faveur de la transition écologique et bas carbone, dont le montant serait isolé du calcul du déficit budgétaire. Plus précisément, il s’agirait d’exclure du déficit, pour ces investissements, leur montant net et d’y inclure les charges d’intérêt et la dépréciation du capital (équivalente à l’amortissement pour une entreprise). Cet article a pour objet de proposer plusieurs pistes permettant d'aboutir à ce résultat sans remettre en cause les Traités européens.

Pour mémoire, les investissements publics (de l’Etat ou des collectivités territoriales

Lettre ouverte au gouvernement : libérons l’investissement vert !
De : Alain Grandjean

Alternatives Economiques
3 Sep 2018

Suite à la publication de la tribune "On ne fera pas plus d’écologie avec moins de moyens", nous avons avec Gaël Giraud été à l'origine d'un appel au gouvernement pour libérer l'investissement vert. Réalisé avec l'appui d'Alternatives Economiques cet appel a déjà reçu le soutien d'une centaine de personnalités issues d'univers très variés (entreprise, association, politique, syndicat, recherche etc.) Si comme nous, vous êtes persuadé de l'importance de lancer enfin la transition écologique signez l'appel et relayez-le !!

Voici le communiqué de presse qui restitue notre propos.

A la suite de la démission de Nicolas Hulot et à la veille de la nomination d’un nouveau ministre de...

Investir dans le rail : une ardente obligation pour la transition énergétique
De : Alain Grandjean

train
17 Avr 2018

Atteindre les objectifs de la France en matière de lutte contre le changement climatique nécessite une réduction radicale de ses émissions dans les décennies à venir. Tous les leviers devront être actionnés. Dans le domaine du transport (qui représente environ 30% des émissions de gaz à effet de serre de la France), il va falloir continuer à encourager la marche à pied, le vélo (éventuellement à assistance électrique), le développement de la motorisation bas-carbone, le partage des véhicules et le transport collectif.

Mais à l’évidence le rail aura une place croissante pour atteindre cet objectif. En France, où l’électricité a un faible contenu carbone, le ferroviaire est encore plus qu’ailleurs un mode de transport très bas-carbone, comme le montre le tableau suivant et, plus généralement, peu...

Notre démocratie peut reprendre le contrôle de la Finance et choisir son avenir
De : Billet invité

union-europeenne epines500
15 Oct 2016

Billet invité: Michel Crinetz.

Michel Crinetz, ancien superviseur financier, aborde ici l’un des thèmes que nous avons développé dans notre livre « Financer la Transition Energétique » : l’inversion des tutelles entre Etat et marchés financiers. Le texte ci-après a fait l’objet d’un enregistrement vidéo aux Tables Rondes Citoyennes Finance , que nous remercions ici, le 1er Octobre.

En 1945, la démocratie française a pris le contrôle de la Finance et créé les 30 glorieuses. Puis elle a abandonné ce pouvoir aux financiers. Elle peut le reprendre. [Voir aussi sur ce blog les papiers des catégories "Gestion de la dette", "Réguler la finance", "Création monétaire" et "

Le Japon dans la trappe à liquidité[1]
De : Alain Grandjean

pibjapon
22 Juin 2012

La réussite économique exceptionnelle du Japon après le traumatisme des bombes atomiques, a suscité moult interprétations : était-ce précisément dû à un sursaut suite à cette tragédie ? aux méthodes de management et à l’invention de la qualité totale ? à la sous-évaluation du Yen ? à un protectionnisme de fait sinon de droit ?

Nous allons nous intéresser à la suite de l’histoire et à sa chute dans la trappe à liquidités depuis l’effondrement du Nikkei, l’indice boursier japonais, en 1991. C’est en effet ce qui va arriver à l’Europe si elle ne change pas radicalement de politique économique dans les prochains mois.

Petit rappel :  l’économie tombe dans une trappe à liquidité, après une crise financière, quand les forces vives économiques sont paralysées parce qu'elles ont trop de dettes à payer. Les consommateurs...

Dette publique, dette « odieuse » ?
De : Alain Grandjean

audit-citoyen-dette-publique
8 Mar 2011

“ Les dettes odieuses sont celles qui ont été contractées contre les intérêts de la population d’un Etat, sans son consentement et en toute connaissance de cause par les créanciers ”*

Cette notion a été mise au point principalement  pour le traitement (et l'annulation juridique) des  dettes contractées par des Etats dictatoriaux où la politique « publique » vise l’enrichissement des dirigeants prédateurs. Pour simplifier à peine, le peuple est rançonné via l’impôt prélevé pour rembourser les dettes et c’est les dirigeants qui s’enrichissent par toutes sortes de procédés légaux ou illégaux.

La crise financière déclenchée en 2008 a conduit plusieurs Etats européens au bord de la faillite et les a conduits à un niveau d’endettement...

Dette publique, inflation et l’évolution du PIB : un échange avec François Carlier.
De : Alain Grandjean

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10 Juin 2010

François Carlier :
Je te signale l’article 2010 de Kenneth Rogoff 1dans l'AER : approche historico-économique des agrégats dette/pib, évolution du PIB et de l'inflation sur une très longue période dans tous les pays mesurables. Ce papier est assez discuté en ce moment sur le web.

J’en tire deux enseignements pour  les pays développés (c'est différent pour les pays émergents) :

1- Le ratio Dette/PIB et l'évolution du PIB sont décorrélés SAUF quand le ratio dette/PIB dépasse 90 % et là ça plombe. C'est la vérification sérieuse que dans notre situation, la dette va réellement nous plomber.

2- Le ratio dette/PIB et l'inflation sont assez décorrélés (sauf aux USA)

On a donc vérifié que l'heure est non...

Monétiser la dette : la BCE vient de faire un premier pas. Quel sera le second ?
De : Alain Grandjean

sell-buy-marchesfinanciers
11 Mai 2010

Comme nous l’avions prévu (voir cet article) Jean-Claude Trichet a franchi le Rubicon le 9 mai en acceptant de déclarer que la Banque Centrale Européenne allait racheter les titres publics détenus par les banques. C’est cette déclaration qui a rassuré les marchés et les banquiers plus que les 750 milliards européens. Pourquoi ?

Parce que cela met un terme au risque que les banques, dont les comptes sont toujours discutables1 et qui ont des gros engagements sur les pays d’Europe du Sud soient obligées de provisionner les risques de défaut sur les dettes souveraines. Et c’est ce risque (le fameux risque systémique) qui a motivé la BCE à prendre cette décision, considérée il y a peu comme impensable, notamment parce que l’Allemagne était supposée ne...

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