Investir dans le rail : une ardente obligation pour la transition énergétique
De : Alain Grandjean

train
17 Avr 2018

Atteindre les objectifs de la France en matière de lutte contre le changement climatique nécessite une réduction radicale de ses émissions dans les décennies à venir. Tous les leviers devront être actionnés. Dans le domaine du transport (qui représente environ 30% des émissions de gaz à effet de serre de la France), il va falloir continuer à encourager la marche à pied, le vélo (éventuellement à assistance électrique), le développement de la motorisation bas-carbone, le partage des véhicules et le transport collectif.

Mais à l’évidence le rail aura une place croissante pour atteindre cet objectif. En France, où l’électricité a un faible contenu carbone, le ferroviaire est encore plus qu’ailleurs un mode de transport très bas-carbone, comme le montre le tableau suivant et, plus généralement, peu...

Notre démocratie peut reprendre le contrôle de la Finance et choisir son avenir
De : Billet invité

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15 Oct 2016

Billet invité: Michel Crinetz.

Michel Crinetz, ancien superviseur financier, aborde ici l’un des thèmes que nous avons développé dans notre livre « Financer la Transition Energétique » : l’inversion des tutelles entre Etat et marchés financiers. Le texte ci-après a fait l’objet d’un enregistrement vidéo aux Tables Rondes Citoyennes Finance , que nous remercions ici, le 1er Octobre.

En 1945, la démocratie française a pris le contrôle de la Finance et créé les 30 glorieuses. Puis elle a abandonné ce pouvoir aux financiers. Elle peut le reprendre. [Voir aussi sur ce blog les papiers des catégories "Gestion de la dette", "Réguler la finance", "Création monétaire" et "

Le Japon dans la trappe à liquidité[1]
De : Alain Grandjean

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22 Juin 2012

La réussite économique exceptionnelle du Japon après le traumatisme des bombes atomiques, a suscité moult interprétations : était-ce précisément dû à un sursaut suite à cette tragédie ? aux méthodes de management et à l’invention de la qualité totale ? à la sous-évaluation du Yen ? à un protectionnisme de fait sinon de droit ?

Nous allons nous intéresser à la suite de l’histoire et à sa chute dans la trappe à liquidités depuis l’effondrement du Nikkei, l’indice boursier japonais, en 1991. C’est en effet ce qui va arriver à l’Europe si elle ne change pas radicalement de politique économique dans les prochains mois.

Petit rappel :  l’économie tombe dans une trappe à liquidité, après une crise financière, quand les forces vives économiques sont paralysées parce qu'elles ont trop de dettes à payer. Les consommateurs...

Dette publique, dette « odieuse » ?
De : Alain Grandjean

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8 Mar 2011

“ Les dettes odieuses sont celles qui ont été contractées contre les intérêts de la population d’un Etat, sans son consentement et en toute connaissance de cause par les créanciers ”*

Cette notion a été mise au point principalement  pour le traitement (et l'annulation juridique) des  dettes contractées par des Etats dictatoriaux où la politique « publique » vise l’enrichissement des dirigeants prédateurs. Pour simplifier à peine, le peuple est rançonné via l’impôt prélevé pour rembourser les dettes et c’est les dirigeants qui s’enrichissent par toutes sortes de procédés légaux ou illégaux.

La crise financière déclenchée en 2008 a conduit plusieurs Etats européens au bord de la faillite et les a conduits à un niveau d’endettement...

Dette publique, inflation et l’évolution du PIB : un échange avec François Carlier.
De : Alain Grandjean

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10 Juin 2010

François Carlier :
Je te signale l’article 2010 de Kenneth Rogoff 1dans l'AER : approche historico-économique des agrégats dette/pib, évolution du PIB et de l'inflation sur une très longue période dans tous les pays mesurables. Ce papier est assez discuté en ce moment sur le web.

J’en tire deux enseignements pour  les pays développés (c'est différent pour les pays émergents) :

1- Le ratio Dette/PIB et l'évolution du PIB sont décorrélés SAUF quand le ratio dette/PIB dépasse 90 % et là ça plombe. C'est la vérification sérieuse que dans notre situation, la dette va réellement nous plomber.

2- Le ratio dette/PIB et l'inflation sont assez décorrélés (sauf aux USA)

On a donc vérifié que l'heure est non...

Monétiser la dette : la BCE vient de faire un premier pas. Quel sera le second ?
De : Alain Grandjean

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11 Mai 2010

Comme nous l’avions prévu (voir cet article) Jean-Claude Trichet a franchi le Rubicon le 9 mai en acceptant de déclarer que la Banque Centrale Européenne allait racheter les titres publics détenus par les banques. C’est cette déclaration qui a rassuré les marchés et les banquiers plus que les 750 milliards européens. Pourquoi ?

Parce que cela met un terme au risque que les banques, dont les comptes sont toujours discutables1 et qui ont des gros engagements sur les pays d’Europe du Sud soient obligées de provisionner les risques de défaut sur les dettes souveraines. Et c’est ce risque (le fameux risque systémique) qui a motivé la BCE à prendre cette décision, considérée il y a peu comme impensable, notamment parce que l’Allemagne était supposée ne...

Dette publique : quelques leçons des 30 glorieuses
De : Alain Grandjean

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9 Mai 2010

Pour analyser les effets de la monétisation de la dette publique, il est intéressant de se pencher sur une période de l’histoire française où cette pratique était monnaie courante, (qu’on me pardonne ce jeu de mot trop facile).

Rappelons tout d’abord que l’économie française s’est plutôtbien portée pendant cette période. La croissance du PIB en volume par habitant est en moyenne de 4,1 % sur la période 1950-1973 ; le taux de chômage sur la même période est de 1,8 %.

Les inégalités sociales se sont réduites, des dispositifs sociaux efficaces ont été mis en place. Les crises[1] monétaires etfinancières étaient absentes du paysage. Il n’est pas question icide tenter de faire de cette période un modèle à copier, juste de remettre en cause une idée reçue den matière monétaire, avec quelques données...

Monétiser la dette publique, pour mettre fin à la spéculation et redresser l’Europe, tout en évitant la crise énergétique (joli programme !)
De : Alain Grandjean

scorpion-crocodile-grenouille-finance-politique-crise
8 Mai 2010

La crise actuelle a quelque chose d’hallucinant. Le système financier sauvé à grands renforts de mesures « non conventionnelles » (des aides publiques massives) vient attaquer les Etats affaiblis par ces mesures. Il faudrait maintenant que les Etats se disciplinent et fassent avaler aux citoyens qui n’en demandaient pas tant la pilule d’une rigueur incompréhensible, injuste et anti-économique.

La situation me fait penser à l’histoire de cette grenouille qui accepte de porter un scorpion sur son dos pour lui faire traverser une rivière. La grenouille refuse au début en disant au scorpion « tu vas me piquer ».Le scorpion répond : « ce serait contraire à mes intérêts ; si je te pique je me noie avec toi ». La grenouille, rassurée par ce raisonnement, accepte de porter le scorpion qui la pique aubeau milieu de la rivière. Alors qu’elle ouvre...

Monétiser la dette publique. Oui mais…
De : Alain Grandjean

inflation
4 Mai 2010

J'ai proposé dans le précédent post que le financement de la dette publique se fasse directement par la Banque Centrale à taux nul, ce qui supprimerait la machine infernale qui met les finances publiques dans l'impasse et poserait la question du financement des retraites de manière radicalement différente. En termes plus techniques, il s'agit de "monétiser la dette publique". Je réponds maintenant aux premières objections qui viennent à l'esprit.

1 Oui mais… c’est inflationniste

Monétiser la dette publique c’est en effet injecter de la monnaie. Mais c’est ce que font les banques privées qui créent aujourd’hui la monnaie qui circule. Pourquoi la monnaie créée par les pouvoirs...

Le financement des retraites, la dette publique et la dette écologique
De : Alain Grandjean

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30 Avr 2010

Le parallèle est souvent fait entre dette publique et dette écologique. La question du financement des retraites redonne de la vigueur à cette comparaison qui me semble pourtant dénuée de fondement. Particulièrement parce que la dette publique est un faux problème, dont la solution est simple comme de l’eau de source.

Dans le domaine comptable toute dette est contrepartie d’une créance, les deux s’annulant. C’est d’ailleurs en gros ce qui se passe quand la monnaie s’effondre, comme au temps de la république de Weimar. Les débiteurs se sont enrichis de la somme perdue par les créanciers. L’économie allemande dans son ensemble ne s’est pourtant pas effondrée à l’époque1. Au contraire, quand les ressources physiques viennent à manquer, comme sur notre bonne île de Pâques (Lire notre livre "

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