Monétiser la dette publique, pour mettre fin à la spéculation et redresser l’Europe, tout en évitant la crise énergétique (joli programme !)
De : Alain Grandjean

scorpion-crocodile-grenouille-finance-politique-crise
8 Mai 2010

La crise actuelle a quelque chose d’hallucinant. Le système financier sauvé à grands renforts de mesures « non conventionnelles » (des aides publiques massives) vient attaquer les Etats affaiblis par ces mesures. Il faudrait maintenant que les Etats se disciplinent et fassent avaler aux citoyens qui n’en demandaient pas tant la pilule d’une rigueur incompréhensible, injuste et anti-économique.

La situation me fait penser à l’histoire de cette grenouille qui accepte de porter un scorpion sur son dos pour lui faire traverser une rivière. La grenouille refuse au début en disant au scorpion « tu vas me piquer ».Le scorpion répond : « ce serait contraire à mes intérêts ; si je te pique je me noie avec toi ». La grenouille, rassurée par ce raisonnement, accepte de porter le scorpion qui la pique aubeau milieu de la rivière. Alors qu’elle ouvre...

Monétiser la dette publique. Oui mais…
De : Alain Grandjean

inflation
4 Mai 2010

J'ai proposé dans le précédent post que le financement de la dette publique se fasse directement par la Banque Centrale à taux nul, ce qui supprimerait la machine infernale qui met les finances publiques dans l'impasse et poserait la question du financement des retraites de manière radicalement différente. En termes plus techniques, il s'agit de "monétiser la dette publique". Je réponds maintenant aux premières objections qui viennent à l'esprit.

1 Oui mais… c’est inflationniste

Monétiser la dette publique c’est en effet injecter de la monnaie. Mais c’est ce que font les banques privées qui créent aujourd’hui la monnaie qui circule. Pourquoi la monnaie créée par les pouvoirs...

Le financement des retraites, la dette publique et la dette écologique
De : Alain Grandjean

about
30 Avr 2010

Le parallèle est souvent fait entre dette publique et dette écologique. La question du financement des retraites redonne de la vigueur à cette comparaison qui me semble pourtant dénuée de fondement. Particulièrement parce que la dette publique est un faux problème, dont la solution est simple comme de l’eau de source.

Dans le domaine comptable toute dette est contrepartie d’une créance, les deux s’annulant. C’est d’ailleurs en gros ce qui se passe quand la monnaie s’effondre, comme au temps de la république de Weimar. Les débiteurs se sont enrichis de la somme perdue par les créanciers. L’économie allemande dans son ensemble ne s’est pourtant pas effondrée à l’époque1. Au contraire, quand les ressources physiques viennent à manquer, comme sur notre bonne île de Pâques (Lire notre livre "

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