Affligeant : une analyse du sommet de Bruxelles qui dénonce la seule proposition qu’il faut pousser : le recours à la création monétaire par la BCE
De : Alain Grandjean

tsunami-terranova
29 Oct 2011

Terra Nova vient de publier une note rédigée par Guillaume Hannezo[1] : "Sommet européen du 26 octobre : une digue européenne face au tsunami financier"

Cette note très synthétique  comporte des éléments d’analyse intéressants mais concentre sa critique de la position française dans la négociation ayant précédé  ce sommet sur ce qui me semble au contraire mériter un coup de chapeau. La France a en effet proposé que le FESF devienne une banque et puisse ainsi avec 250 mds de capital disponible, acheter 2 000 milliards d’obligations d’Etat avec des fonds fournis par la banque centrale.

Guillaume Hannezo écrit : « La technique utilisée permet d’éviter le recours à la monétisation, que la France n’aurait pas du demander car elle n’est pas du...

Prise de position d’économistes allemands contre les mesures européennes face à la crise de la dette
De : Alain Grandjean

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12 Mar 2011

Des économistes allemands s’opposent massivement aux mesures proposées par l’UE pour tenter de secourir les pays partenaires surendettés.

Dans un manifeste publié le 17 février, ils fustigent un plan de sauvetage « illégitime », qui aurait des conséquences désastreuses à la fois pour les pays surendettés et pour l’ensemble de l’UE.

Le manifeste, rédigé par les quatre économistes Andreas Haufler, Bernd Lucke, Monika Merz et Wolfram F. Richter, a été soumis à un vote ouvert au « Plénum des économistes » [1] : 189 ont voté pour, sept ont voté contre, et onze se sont abstenus. Il s’adresse au...

Réforme du traité : renforcer la gouvernance pour les marchés (Billet invité)
De : Alain Grandjean

thomascoutrot
15 Jan 2011

Par Thomas Coutrot, membre du Conseil scientifique d'Attac - paru dans la revue Politis

A peine entré en vigueur depuis un an, le traité de Lisbonne va déjà devoir être réformé d'urgence. Il interdit en effet aux pays membres de la zone euro de venir en aide à un autre pays membre.

Cette absurde clause de « non-sauvetage » (no bail-out) reflétait l’obsession néolibérale d’imposer aux États la discipline des marchés financiers. Depuis l'interdiction faite (depuis le traité de Maastricht) aux États de financer leur déficit auprès de la banque centrale européenne, ils sont contraints d’emprunter sur les marchés financiers. Il leur faut donc satisfaire aux critères et exigences de l’industrie financière et des agences de notation. Interdire l’aide entre États, c’est obliger chacun à respecter rigoureusement la loi des...

Bercy tacle le Grenelle, la revanche de Gribouille ?
De : Alain Grandjean

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19 Déc 2010

La direction générale du Trésor vient de sortir une étude sur les impacts macroéconomiques du Grenelle, montrant qu’ils sont positifs à court terme (jusqu’en 2020) tant en termes d’emplois créés que de PIB et négatifs après 2020 (jusqu’en 2050).

Je recommande la lecture de ce document très sérieusement construit et riche de données chiffrées et d’analyses utiles pour comprendre les données économiques du Grenelle1.

En revanche on ne peut être que circonspect face à ces exercices de simulation dont les conclusions relayées par les médias sont interprétables politiquement un peu trop facilement. Si l’on suivait les conclusions de cette étude, le Grenelle boosterait l’économie à court...

La rigueur, politique de Gribouille
De : Alain Grandjean

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26 Nov 2010

Gribouille se jette à l’eau pour ne pas être mouillé par la pluie…C’est ce que font aujourd’hui les gouvernements européens.

Face aux attaques des marchés financiers sur les dettes publiques, ils mènent, dans une belle unanimité, des politiques de rigueur censées rassurer les marchés.

La politique de rigueur c’est la réduction des dépenses pour réduire le déficit et par conséquent la croissance de la dette publique. Les conséquences sociales d’une telle politique dans une période de croissance faible et de concurrence forte, qui pousse les entreprises à faire des gains de productivité, sont évidentes : il y aura plus de chômage, moins d’aides sociales, moins d’allocations chômage, plus de précarité. Les conséquences environnementales sont...

9 octobre, le colloque des économistes atterrés
De : Alain Grandjean

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29 Sep 2010

Comme annoncé sur par Twitter et sur Facebook (n'hésitez pas à me suivre dans ces expérimentations des médias sociaux et n'oubliez pas d'y relayer les contenus bien sûr :)), j'ai signé le manifeste des économistes atterrés.

Je partage néanmoins les réserves formulées par Jean Gadrey.

Devant son succès (Plus de 600 signatures d'universitaires), ce partage d'idées initié par Philippe Askenazy (CNRS, Ecole d’économie de Paris), Thomas Coutrot (Conseil scientifique d’Attac), André Orléan (CNRS, EHESS) et Henri Sterdyniak (OFCE) pourrait se transformer en processus : ses initiateurs annoncent la tenue d'un colloque sur le sujet. Pour voir l'

Libre échange et agriculture : l’équation de la famine
De : Alain Grandjean

Carte de la faim dans le monde - wikimedia commons
13 Avr 2010

Parmi les idées reçues, l’une des plus fausses et des plus criminelles c’est de croire que la production agricole intensive des pays développés permet de nourrir les habitants de la planète. La vérité est à l’exact opposé. La principale cause de la sous-nutrition dans le monde (qui frappe environ 1 milliard d’êtres humains, principalement ruraux) est en effet l’incapacité des paysans du tiers-monde à résister à la concurrence de l’agriculture efficace du Nord comme le montrent quelques chiffres très simples.

Il y a dans le monde environ 1,3 milliards de « paysans » et 30 millions d’agriculteurs moto-mécanisés. La productivité de ces agriculteurs est supérieure à celles de leurs concurrents d’un facteur dont l’ordre de grandeur est la centaine, voire le millier. Un céréalier bien équipé peut cultiver...

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