Quels enjeux économiques pour l’industrie nucléaire?

2 septembre 2020 - Posté par Alain Grandjean - ( 2 ) Commentaires

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Cette note, rédigée avec Farah Hariri, docteur en physique nucléaire, vise à proposer une orientation pour la stratégie nucléaire française.  Après un rappel du contexte nucléaire global et de la décision de neutralité carbone à horizon 2050, elle fait le point sur le parc actuel, les extensions envisagées et conclut sur des propositions. Cette note est parue dans la lettre d’Enerpresse Le Quotidien de l’Energie (n° 12648– 03/09/20).

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2 Responses to “Quels enjeux économiques pour l’industrie nucléaire?”

  1. Le fil twitter de @tristankamin dont le premier est https://twitter.com/TristanKamin/status/1301231678032146436?s=20 liste une partie de ce qui semble être des « erreurs » de cette tribune.
    je les reprend ci dessous en version légèrement modifiées
    Quelques une de ces « erreurs » portent sur les phrases suivantes:
    -« Les centrales nucléaires actuelles produisent également du plutonium qui peut servir à la fabrication d’armes
    Il est difficile (voir impossible) de savoir si la maîtrise intégrale de la bombe (dans ses aspects strictement scientifiques – modélisation des essais – et technologiques, balistiques etc.) peut être assurée sans la base de savoir-faire civil » / Vous parlez de la France; les centrales françaises ne peuvent faire du plutonium à usage militaire

    -« Il n’est donc pas facile de séparer, sans ambiguïté, le nucléaire civil des activités de fabrication d’armes » : Il suffit pour cela de lire une reponse à cette question , et éventuellement de la réfuter « Le nucléaire civil et militaire, deux frères ? » sur https://doseequivalentbanana.home.blog/2020/06/27/le-nucleaire-civil-et-militaire-deux-freres/

    -« Au plan de l’approvisionnement énergétique, la décision de lancer un nouvel EPR n’a pas à être prise avant 2025 « : Sous prétexte qu’on ne manquerait pas d’électricité d’ici 2035 10 ans entre une décision et une divergence, c’est extrêmement ambitieux. .La @SFENorg , au nom des professionnels de la filière, considère qu’une décision en 2021 serait nécessaire pour un démarrage en 2035. https://sfen.org/sites/default/files/public/atoms/files/note_avril_renouvellement_du_parc.pdf. L’opinion des auteurs est difficilement opposable à cette étude, tout de même.

    -« les EPR ne sont pas conçus de base pour « être moxés »; Au contraire : ils sont à ma connaissance les premiers réacteurs conçus dès le départ pour être moxés, à un taux plus élevé que les autres (jusqu’à 100% de MOx sous certaines conditions)
    https://senat.fr/rap/o97-612/o97-61214.html

    « Il est indispensable que les seuls déchets hautement radioactifs ne soient que les produits de fission »: C’est votre opinion, que ne partage pas, par exemple, au titre de la sûreté, l’IRSN.
    https://irsn.fr/dechets/cigeo/Documents/Fiches-thematiques/IRSN_Debat-Public-Cigeo_Fiche-Transmutation.pdf

    « le marché international du nucléaire civil ne permet pas de croire à une place significative pour la version actuelle de l’EPR français : la Chine a de fait acquis la technologie EPR et sera mieux placée que la France »: Du coup c’est pas un problème de marché, mais « juste » de soutien politique ? Puisque le même produit se vendrait mieux par la Chine que par la France.

    « le LCOE de FLA3 s’élève, après la réévaluation du coût complet d’investissement faite par la Cour des comptes à environ 150 euros le MWh, HPC au moins à 110. Il est difficile d’imaginer que les 6 EPR français seront beaucoup moins coûteux » Pourquoi « difficile d’imaginer » ? La phrase suivante explique que EDF imagine baisser significativement ce coût et explique comment, et une autre méthode est présentée par exemple ici : « Si la construction de Sizewell C est financée sur le même modèle que les lignes de transport, c’est à dire dans les termes du Regulated Asset Base (RAB) dont bénéficie Scottish and Southern Electricity Network, alors Sizewell C coûterait au consommateur environ 40 €/MWh.

    Pouvez vous répondre à ces interrogations/commentaires
    merci d’avance

  2. Bonjour,
    Je suis un peu déçu de votre parti pris, peut être involontaire.
    -P8, vous vous aventurez sur les questions de défense par la mise en doute très étonnante de la pertinence de la dissuasion. Étant un peu au fait des questions défense, je pense que vous vous aventurez dans un domaine que vous ne maîtrisez pas.
    P8, comptez vous la biomasse comme enr ?
    Vous ne semblez pas avoir un esprit critique si aiguisé envers les enr comme vous l’avez avec le nucléaire. La biomasse à grande échelle sera une catastrophe paysagère et contre la biodiversité.

    Dans les faits, les éoliennes, toutes importées, ne peuvent durer que 15 ans. Et par leurs 1500t de béton, elles restent incompatibles avec les objectifs de non artificialisation des sols.
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/comment-les-eoliennes-francaises-se-preparent-deja-a-leur-seconde-vie-1225573
    Les sites éoliens les plus accessibles économiquement et sociétalement ont été équipés. En poser plus sera donc plus complexe que leur déploiement passé. Le photovoltaïque est compétitif en plein champ mais l’est-il sur les constructions diverses ? Ce serait un bon point à étudier.

    Page 10, vous déplorez que l’EPR ne ferme pas le cycle. Or, Astrid a été justement abandonné car rien ne pressait en termes de combustible. Page 9, vous déplorez pourtant que la disponibilité de l’uranium est un inconvénient. Je ne comprends pas la logique.
    En 2050, il sera toujours possible de passer à la gen 4 pour prendre la suite des derniers REP. Pourquoi en faire un argument à charge donc? Parce-que les citoyens se plaignent des déchets nucléaires ? Savent-ils que c’est en partie un capital investi dans une réserve énergétique énorme ? combien ont conscience des avantages de la gen 4?

    Enfin, dans ce rapport, vous évoquez votre confiance dans l’asn comme organisme de référence dans la sécurité. Mais vous prenez son rôle en évoquant, sans le quantifier, le danger d’installation près de villes, de transport de produits ou même de la production de l’hydrogène nucléaire. Ne pas quantifier les risques est une manière de confondre paranoïa et prudence. Cela tombe plutôt mal au moment où le pays investit dans l’hydrogène.

    Bien à vous.
    Jp.

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