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Les actualités

Comment la finance a capturé l’économie et comment la remettre à sa place ?
De : Alain Grandjean

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23 Avr 2019

L’économiste Laurence Scialom[1] vient de publier La fascination de l’ogre (chez Fayard), un essai sur la capture[2] de l'économie par le secteur financier. J’en recommande vivement la lecture ainsi que son interview par Romaric Godin. Laurence est une scientifique engagée ; elle s’est battue contre l’imposture de la loi de séparation bancaire (qui n’a rien séparé du tout , voir dans le blog la série des posts à ce propos), promesse de campagne majeure de François Hollande (exprimée lors du discours du Bourget) et non tenue. Cette affaire a bien montré non seulement le pouvoir considérable du système financier sur l’Etat, mais aussi sa capacité à enfumer au sens strict...

Les déchets nucléaires : comment sortir de l’économie du plutonium ?
De : Alain Grandjean

CNPE DE DAMPIERRE
17 Avr 2019

Le débat national lancé ce mercredi 17 avril est l’occasion de reprendre à la base la problématique de la gestion des déchets nucléaires. La stratégie française actuelle nous conduit en effet à une véritable «économie du plutonium » dont les inconvénients sont majeurs. Mais il est encore temps de chercher des solutions nouvelles pour fermer le cycle du combustible d’une façon acceptable pour la société et pour réduire l’emprise du stockage géologique profond. Pour ce faire, il est impératif de revenir sur les 3 axes de recherche de la loi Bataille de 1991 et d’explorer toutes les voies alternatives au choix français de transmutation par réacteurs rapides de GEN4. Dans un article publié avec Farah Hariri dans la lettre d’Enerpresse Le Quotidien de l’Energie (n°12305,...

 

Nourrir le débat sur une annulation partielle (370 mds€) de la dette publique
De : Billet invité

Les Shadoks
15 Avr 2019

L’objet de cet article est de nourrir le débat public sur l’opportunité d’une prise de décision politique visant à annuler une part substantielle de la dette publique française : 370 Milliards d’euros. En France, ce sujet pourrait faire l’objet d’une question au Gouvernement dans le cadre d’un débat parlementaire. La question pourrait être également posée au niveau européen, pour les pays de la zone euro. Cette proposition simple n’a aucune dimension sociale, et n’aurait aucun impact redistributif ni budgétaire, ne faisant intervenir que deux institutions : le Trésor et la Banque de France. Elle fait écho à des publications de la Banque de France, de la Banque centrale européenne, et de la Federal Reserve Bank américaine qui ont confirmé au premier trimestre 2019 la pérennité de la situation monétaire décrite ci-après. Et donc dorénavant, le...

Élection européennes : les investissements écologiques au coeur du programme des Verts allemands
De : Billet invité

couv-programme-verts-allemands
8 Avr 2019

Le programme des Verts allemands pour les élections au Parlement européen sera en particulier porté en Allemagne par la jeune, mais déjà très expérimentée parlementaire européenne Ska Keller (2 législatures). Ska Keller est en outre la « Spitzenkandidat-in », principale tête de liste et candidate des Verts européens à la présidence de la Commission. Le choix d’une tête de liste expérimentée et la qualité du programme sont exemplaires de l’importance que la classe politique allemande accorde à un investissement continu dans le lieu de pouvoir que sont les institutions européennes, particulièrement le Parlement. Le programme comporte 6 chapitres (190 pages) et couvre l’ensemble des politiques impliquant le niveau européen : 1) Préserver le climat et les ressources naturelles 2) Renforcer l’union...

La dette publique ne doit plus être un prétexte empêchant la transition écologique
De : Alain Grandjean

Extrait de la couverture du livre - Dette 5000 ans d'histoire de David Graeber
5 Avr 2019

Nous avons vu dans un post précédent comment le débat sur les dépenses publiques pouvait être faussé et conduire à des conclusions hâtives, voire franchement erronées. Notamment nous avons vu que la France n’avait pas de honte à avoir de son modèle social et que le ratio dépenses publiques/PIB n’avait juste aucun sens économique. Mais pour certains, peu importe, car la dette publique étant de toutes façons trop élevée, il serait nécessaire de la réduire en baissant les dépenses et ... les recettes, car les taux de prélèvement obligatoire seraient exorbitants. Cette contrainte présentée comme incontournable conduit à des coups de rabots dans les dépenses publiques présentés comme autant de « choix courageux ». Dès lors, sont justifiées la privatisation de notre patrimoine national (aéroports,

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