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Les actualités

Détruire la nature, c’est bon pour le PIB ?
De : Alain Grandjean

Crédit : VetigoLab
27 Juin 2018

La croissance du PIB s’accompagne de la hausse d’émissions de gaz à effet de serre (GES), et plus généralement de celle de la pression sur les ressources et sur les pollutions[1]. Qu’en est-il du lien inverse ? Le PIB est-il stimulé par la destruction de la nature ? Une réponse globalement positive nous permettrait de conclure que la croissance du PIB est le meilleur indicateur de la vitesse de l’effondrement vers lequel nous allons : si nous voulons du PIB, dans le cadre du mode de production et de consommation actuel, nous détruisons la nature et si nous la détruisons nous accroissons le PIB –jusqu’à l’effondrement. Belle boucle de rétroaction et beau cercle vicieux…dont nous discuterons pour conclure sur la manière d’en sortir. Pour appréhender cette question nous allons prendre quelques exemples parfois un peu...

En route vers les 4 degrés !
De : Alain Grandjean

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13 Juin 2018

J’ai planché vendredi 8 juin, à l’occasion d’un forum européen sur le thème « pétrole et gaz dans la transition énergétique », organisé par le Conseil Français de l’Energie[1]. L’assistance était surtout issue du monde pétro-gazier. Ma présentation a tenu en deux slides que je vais présenter ci-après. J’ai retiré les impressions suivantes du débat qui a suivi : les membres de l’assistance ne voyaient pas comment éviter un réchauffement d’ici 2100 de l’ordre de 4°C par rapport aux températures pré-industrielles et… cela ne leur semblait pas vraiment problématique.

Il me semble donc toujours aussi nécessaire :

  • de montrer les impacts dévastateurs du changement climatique, y compris au plan économique : il serait vraiment utile de refaire le...

Votation « Monnaie pleine » en Suisse. 1/2 – Comprendre les données du débat
De : Alain Grandjean

Initiative Monnaie Pleine
6 Juin 2018

Nous savons que la monnaie scripturale (85 % de la monnaie en circulation[1]) est créée par les banques commerciales (privées ou publiques), contrairement aux billets qui le sont par les banques centrales. Cette organisation n’est pas sans inconvénients, dénoncés par des économistes comme Irving Fisher et Maurice Allais (le premier « prix Nobel » d’économie français), l’association Positive Money, l’association Chômage et Monnaie… et les promoteurs de l’initiative « monnaie pleine » en Suisse (dont je vous invite à visiter le site qui dispose d’analyses, d’outils pédagogiques et d’engagement). Cette initiative, possible en Suisse, du fait de sa...

Détruire la nature : est-ce le prix du progrès ?
De : Alain Grandjean

Les Schtroumpfs Lombard
Tome 21
25 Mai 2018

« Non ce n’était pas mieux avant », « Le monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez » ces deux livres récents[1] mettent en évidence, statistiques convaincantes à l’appui, que la condition humaine (il s’agit bien d’une vision mondiale) a fait des progrès gigantesques, notamment dans les derniers siècles. L’économiste Jean Gadrey, quant à lui, vient d’écrire dans deux billets successifs que le monde va mieux selon certains critères, et bien mal selon d’autres. Le constat des progrès est en général posé avec le but louable de contrer le pessimisme ambiant (dont on peut penser qu’il coupe les ailes à un engagement plus que jamais nécessaire[2]) et de redonner de l’optimisme ou de l’espoir

Pour accélérer la transition écologique il faut changer de logiciel et de boussole
De : Alain Grandjean

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17 Mai 2018

« La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque. On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont engendré. » Albert Einstein. Même si l’on peut constater des progrès dans la perception de l’ampleur de la crise écologique et notamment du changement climatique, notamment grâce à l’accord de Paris, force est de constater que nous sommes loin du compte. Face à la « grande accélération » de cette crise dont les indicateurs principaux montrent les phénomènes exponentiels sous-jacents, il nous faudrait accélérer puissamment nos réponses et nous ne le faisons pas. Pourquoi ? Parce que le « logiciel » dominant n’intègre pas cette notion en son cœur, et parce que notre boussole (la croissance du PIB pour l’Etat et le profit tel que calculé aujourd’hui par et pour les entreprises) nous fait aller...

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